lundi 12 août 2013

[CINÉMA] Il va se faire un nom, c'est sûr !


Étant gosse, j'avais adoré regarder certains westerns, d'autres moins mais j'avais gardé un très bon souvenir de "Mon nom est Personne" qui était pour moi un western rondement mené et efficace. Je me souviens m'être fait plaisir en l'achetant peu de temps après sa sortie en DVD et l'avoir vu avec un plaisir certain ! Mais voilà, cela faisait près de 5 ans que je ne l'avais pas revu et c'est un échange de tweets avec @DZombie qui m'a donné envie de le revoir. Et c'est ce que j'ai fait et purée, y'a pas à dire, que c'est bon !

Sorti en 1973, "Mon nom est Personne" est avant tout le dernier western du grand Henry Fonda. C'est également un film qui essaye de faire la transition entre le western classique et le western spaghetti, dans lequel le second prend inéluctablement le pas sur le premier, faisant ainsi la transition entre l'époque des cowboys héroïques ayant une morale et une époque moderne où le crime s'organise à l'image de la Horde Sauvage. Jack "Henry Fonda" Beauregard ne peut que constater que tout a changé et il le dit clairement dansle film à Personne "Terence Hill" : "C'est ton siècle, ce n'est plus le mien". Personne est toutefois là pour l'aider à faire une sortie flamboyante : Jack Beauregard contre la Horde Sauvage, seul face à une centaine de sal*pards qui "brillent comme un miroir de bordel" (citation tirée de la VF du film, qui est très bonne par ailleurs), tout cela afin que le célèbre justicier rentre définitivement dans les livres d'Histoire. Mais Jack ne se sent plus chez lui et veut absolument partir en Europe... mais avant cela, il veut venger son frère, Nevada. Mais voilà, il rencontre sur sa route, à plusieurs reprises, le très rapide et facétieux Personne qui continue à l'aiguiller vers son destin. Il dira même à Jack  : "On rencontre quelques fois son destin sur la route qu'on a pris pour l'éviter", et Jack va rencontrer son destin en cherchant à l'éviter, bien aider par Personne, il faut le reconnaître.

Ce film réussit le pari de mixer le côté western spaghetti drôle voire ubuesque avec un parti pris plus posé et plus sérieux du western classique, mélangeant ainsi bien les deux genres du film de cowboys. De plus, ce qui est très fort dans ce film dont l'idée revient à Sergio Leone qui en écrit en partie le scénario et dont le but premier est de s'auto-parodier, c'est de réunir sur la même affiche le représentant par excellence du western spaghetti, Terence Hill, qui a alors cartonné dans les différents "Trinita", et l'une des gueules de la "vieille garde" des westerns classiques, à savoir Henry Fonda. Il réunit également sur la même affiche une équipe technique qui a fait ses preuves. On retrouve ainsi Sergio Leone secondant Tonino Valerii, qui avait déjà travaillé avec Sergio Leone en tant qu'assistant réalisateur sur "Pour une poignée de dollars" et sur "Et pour quelques dollars de plus" avant de se lancer en solo avec "Le dernier jour de la colère". Sergio Leone retrouve d'ailleurs sur ce film son compositeur fétiche, l'incontournable Ennio Morricone.

Outre le scénario et la mise en scène efficace et pleine d'humour (avec les fameux plan séquence de Sergio Leone, qui a pris soin de réaliser la scène d'ouverture et le duel final), on retrouve de nombreux clins d'oeil tout au long du film. Personne est habillé à la "Trinita" afin de bien mettre l'accent sur cette "passation de pouvoir", on retrouve aussi des clins d'oeil à d'autres westerns, de Sergio Leone cette fois-ci, comme "Et pour quelques dollars de plus" ou "Il était une fois dans l'Ouest". Et même musicalement on retrouve des clins d'oeil auditifs qui font plaisir. Ennio Morricone se parodie en reprenant des morceaux de ses propres musiques, dont le thème de l'homme à l'harmonica de "Il était une fois dans l'Ouest" ou bien encore en reprenant la "Chevauchée des Walkyries" de Richard Wagner dans le thème de la Horde Sauvage. Le DVD du film, sorti en juillet 2008, est d'une très bonne qualité même s'il est regrettable de constater qu'une longue scène n'a pas pu être restaurée (quasiment l'intégralité de la scène où Personne raconte la fable du petit oisillon qui tombe de son nid... ma préférée...). La version double DVD est d'ailleurs pourvu de nombreux bonus, dont le très intéressant documentaire intitulé "Nobody is... perfect" qui revient sur les tensions qu'il y a eu sur le tournage entre Sergio Leone et Tonino Valerii.


Je me souvenais que "Mon nom est Personne" étant bon, mais je ne me souvenais plus pourquoi. Il m'a suffit de le revoir pour me rappeler qu'il est en fait le parfait représentant du western tel qu'on le voyait quand on était gamin, à savoir un film drôle et émouvant à la fois, et sachant multiplier les morts sans toutefois être violent.
Ce film possède également une bande-originale excellente menée de main de maître par Ennio Morricone et une réalisation reprenant toutes les poncifs nécessaires du genre. Il s'agit pour moi d'une auto-parodie rondement menée dans laquelle chaque protagoniste parodie son rôle de la meilleure des façons (que ce soit les acteurs, le réalisateur ou le compositeur). "Mon nom est personne" est sans doute la meilleure porte de sortie que Sergio Leone pouvait faire à ce cinéma de genre mais aussi une belle porte d'entrée pour tout ceux n'ayant jamais vu de western !

Pour le final, voici une bande-annonce "amateur" (avec des fautes d'orthographe qui piquent, mais bon...)

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/me finira avec cette citation de Personne : "Le seul moyen d’allonger la vie, c’est d’essayer de ne pas la raccourcir." ^^

Billet posté le 12 août 2013

jeudi 8 août 2013

[CINÉMA] iMolairity !


Appréciant beaucoup monsieur John Cusack (il faudra un jour que je vous parle de "High Fidelity" ou de "Dans la peau de John Malkovich"), je me devais de venir aborder ici "Identity", ce film qui n'a pas fait grand bruit à sa sortie en salle en 2003 et qui reste un bon thriller méconnu avec une petite palanquée d'acteurs qui font plaisir à voir. Outre Cusack déjà cité, Ray Liotta ("Les affranchis" ou encore le très bon "Narc", lui aussi méconnu...), la jolie Amanda Peet ou bien encore la trop rare Clea DuVall ("Ghosts of Mars", spéciale dédicace @DZombie ^^, ou bien encore la série "Heroes") ainsi qu'Alfred Molina ("Magnolia", un autre film dont il faudra que je vous parle, mais aussi "Spider-Man 2") se partagent l'affiche dans un casting qui en envoie pas mal. Quant au réalisateur et scénariste du film, ce n'est pas un amateur non plus puisque James Mangold avait déjà réalisé et écrit auparavant l'excellent "Cop Land" (avec un certain Sylvester Stallone), "Une vie volée" (avec Winona Ryder et Angelina Jolie) puis il sera réalisateur/scénariste en 2005 pour "Walk the line" (bio de Johnny Cash avec Joaquim Phoenix), son dernier film en date étant "Wolverine, le combat de l'immortel", qu'il ne fait que réaliser cette fois et qui est sorti cette année dans les salles obscures. Avec tout ça, il y avait moyen de faire un film sympathique.

Et c'est bien le cas, Identity est un film sympathique. Il s'agit d'un thriller à la sauce "Les dix petits nègres" d'une certaine Agatha Christie mais pas seulement. D'ailleurs, les protagonistes seront au nombre de dix dans ce motel perdu et miteux où se déroule l'intrigue principale, sans doute un clin d'oeil à un certain film d'Alfred Hitchcock. Le début du film intrigue car il est construit à base de flashbacks plutôt bien amenés et la mise en scène dynamique fait que l'on accroche tout de suite. D'ailleurs, un morceau des Foo Fighters, "All my life" pour ne pas le citer, vient ponctuer musicalement une de ces premières scènes et me fait chavirer à chaque fois ^^ En parallèle de cette histoire, on apprend qu'un détenu condamné à la peine de mort pour des meurtres dans un motel, tiens donc, et qui va être exécuté dans 24 heures, doit repasser une audience devant le juge qui l'a condamné afin que son docteur démontre à celui-ci que son patient n'est pas conscient des meurtres qu'il a causé puisqu'il est atteint de schizophrénie. Le condamné est alors transféré de sa prison au cabinet du juge sous une pluie battante, à la "Seven"... Et devinez qui débarque au motel, lui aussi copieusement arrosé par une pluie diluvienne, un policier avec son détenu ! Et là le drame va commencer puisqu'ils vont se retrouver avec les autres personnes de ce motel, sans aucun moyen de communiquer avec l'extérieur (téléphones HS, routes barrées, etc.)... et les morts vont commencer et s'enchaîner, inexorablement, implacablement.

Bien construit, avec des acteurs jouant plutôt bien même s'il s'agit de rôles caricaturaux à souhait (une prostitué de luxe, une vedette de cinéma has-been, un couple qui bat de l'aile, un tenancier de motel un peu péquenot, etc.). Mais tout cela s'explique par la fin que je trouve bien amenée et qui permet de comprendre le film après coup. Après la première explication vient un twist final lui aussi pas trop mal amené qui fait que l'on ne reste pas sur sa "faim". Jamais réellement gore (les scènes de meurtres restent vraiment softs et le tout reste relativement suggéré), le film en fait parfois un peu beaucoup, sous couvert de sa fin qui lui permet quelques "originalités". Il est dommage que le principe des flashbacks mis en place au début n'ait pas été prolongé durant le reste du film puisque celui-ci aurait pu être construit uniquement sur ce principe (peut-être à la manière d'un "Memento" d'un certain Christopher Nolan). Mis à part ça, j'avoue que je l'ai revu avec un plaisir certain avec ma femme hier soir et que c'est le genre de film que je conseille à ceux qui aiment bien les films avec une fin inattendue (on est loin du "wahou" d'un "Sixième sens" mais ça le fait quand même).

Et comme j'aime avoir des avis divergents, je vais quand même vous copier-coller une toute petite partie de la critique écrite par Vincent Malausa pour Chronic'Art en septembre 2003 et qui me donne envie d'insulter le monsieur parce que lui se permet de m'insulter...
"Identity s’enfonce dans une vase narrative comme on n’en a pas vu depuis Usual suspects, Memento et autres films cultes pour endives bicéphales."
Déjà peu respectueux de ses lecteurs (je ne pense pas être le seul à apprécier les deux films cités), je ne vous invite pas à lire le reste de sa critique puisque le monsieur se fait un malin plaisir, en plus de détruire le film ce qui est son droit, de déflorer toute l'intrigue comme un malpropre, un vrai spoil comme en fait rarement (ah si, Dark Vador est le père de Luke ! ^^). Il ne voulait pas qu'on aille le voir, avec une telle critique, c'est sûr qu'on n'y va plus puisqu'on n'a plus aucun intérêt à y aller... 


Nous sommes évidemment loin d'un chef d'oeuvre ou d'une oeuvre culte avec Identity, mais le film est plaisant, bien amené et réussi à nous embarquer dans son intrigue et son tourbillon de folie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (le film dure moins d'1h30, alors faut pas traîner). Si vous avez l'occasion de le voir et que vous aimez les thrillers alors vous ne devriez pas être déçu, surtout si vous êtes comme moi une endive bicéphale ! ^^

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/me est vraiment une endive, et vous ? ^^

Billet posté le 8 août 2013

mardi 6 août 2013

[TEST] Thomas n'était pas seul finalement !



Après un passage plus qu'à vide, voilà que mon ch'tit blog redécolle légèrement grâce à Jimeo et son forum "GameOn" sur lequel je viens de retourner et qui m'a donné envie de me remettre un peu à jour (et en plus, ils vont faire un podcast, et ça, ça fait bien plaisir), mais aussi grâce à un week-end "barbecue Amiga" où j'ai pu discuter jeux vidéo, Amiga et qui m'a bien remotivé, et enfin grâce à un petit jeu dont j'avais entendu beaucoup de bien, notamment grâce au plaisir communicatif d'Erwan Cario dans l'émission de la mi-novembre 2012 de "Silence, on joue" qui a été dithyrambique à propos de "Thomas Was Alone". Car il s'agit bien de ce jeu dont je vais vous parler aujourd'hui, un "petit" jeu fait dans son garage par Mike Bithell, dans la même veine qu'un "VVVVVV", soit un jeu de plateforme aux graphismes minimalistes, développé par une seule personne. La jouabilité est un régal pour les doigts et la narration est un plaisir pour notre cerveau, bref, un jeu qui vaut bien qu'on s'y attarde un petit peu.

Thomas est un rectangle rouge issu d'un programme informatique et qui est doté d'une intelligence artificiel. Il est dans un programme qui a pour but de développer l'intelligence de ces IA, justement, mais le résultat va surpasser les espérances des chercheurs puisque Thomas va finalement devenir conscient et va rencontrer d'autres IA comme lui, ayant leur conscience et leur personnalité mais surtout leurs caractéristiques propres, indispensable à tout bon jeu de plateforme vous en conviendrez. De ce fait, Thomas peut sauter relativement haut mais craint l'eau, Christopher est un petit carré orange qui ne saute pas très haut et qui est très colérique alors que Claire est un gros carré bleu qui se prend pour un super-héros car elle peut flotter dans l'eau ! Ce qui est fort dans "Thomas Was Alone", c'est qu'on s'attache à ces personnages, enfin à ces formes géométriques, grâce à leurs interventions et leurs pensées ("lues" par une voix off, en anglais seulement, et traduite en français dans le texte), mais aussi grâce à leur quête qui nous emmène de niveaux en niveaux. On espère par conséquent que le programme, ou plutôt le détournement qu'ils en font, leur permettra de réaliser leur rêve et que Christopher le bougon pourra déclarer sa flamme à Laura la gymnaste, même si cette dernière est en train de tomber amoureuse de Thomas... ce qui met de facto Christopher dans une colère noire !

Pour ce qui est du jeu en lui même et de son gameplay, on se retrouve face à un jeu de plateforme avec des accents de "Lost Vikings" puisque vous allez passer d'un carré à un rectangle (via les gâchettes ou l'écran tactile) afin de passer les différentes épreuves qui barrent votre chemin pour finalement arriver aux portails de téléportation qui vous permettront de retrouver vos collègues d'infortune dans le niveau suivant, ou qui vous sépareront de ces derniers et vous amèneront à rencontrer d'autres IA ou vous laisseront seul... pas simple la vie de rectangle rouge dans un programme informatique... Voici un exemple de complémentarité que vous devrez effectuer pour avancer : Laura fait rebondir Thomas sur elle pour qu'il puisse atteindre un interrupteur qui fait monter le niveau d'eau, ce qui permet à Claire de flotter tout en embarquant avec elle Laura et Thomas pour que ces derniers ne se "noient" pas dans cette eau qu'ils ne supportent pas, et ainsi de suite. D'autres IA vont arriver au fil des niveaux et renouveler l'expérience, ce qui fait qu'on n'a pas le temps de se lasser. Autre détail important, la progression est très linéaire et l'apprentissage des différentes capacités des IA bien amené, ce qui fait qu'on ne reste jamais coincer bien longtemps dans un niveau (même si ceux-ci peuvent paraître, aux premiers abords, bien compliqués). Enfin, à la manière d'un "Super Meat Boy", il n'y a pas de vie et dès que vous échouez, vous réapparaissez au point de départ ou au dernier point de passage activé, et ce de manière instantanée ! De ce fait, la difficulté ne semble jamais élevée, mais je pense que l'on doit aussi cela à la courbe d'apprentissage bien régulière.

Bien que graphiquement simple, le jeu apporte un très gros travail sur le jeu de lumières et d'ombres, ce qui apporte un côté vivant à ces niveaux. J'adore aussi l'animation de ces carrés/rectangles quand ils sautent, puisqu'on a vraiment l'impression que ces derniers se "détendent" et "sautent" (oui, c'est vraiment limité comme animation, mais ça le fait bien). La musique de David Housden colle bien aux oreilles également et je me suis pris à la fredonner le soir après avoir posé la Vita. Enfin, il faut souligner l'énorme apport de la voix off interprétée par David Wallace (humoriste et également doubleur dans "Assassin's Creed 3") qui permet au jeu de se démarquer. C'est en effet cet voix off qui va "lire" les pensées des personnages et qui va donner de la vie à cet univers ! Et, si vous êtes anglophile, vous pourrez même écouter les commentaires de Mike Bithell, ce qui est une excellente initiative, et qui mérite d'être soulignée !


Sorti précédemment sur Mac et PC, le jeu a été disponible "gratuitement" pour les membres "Playstation +" en avril et vaut vraiment qu'on s'y attarde. Loin d'être un indispensable, il s'agit toutefois d'un jeu agréable et plaisant qui se laisse apprécier à sa juste valeur. Grâce au cross-buy, vous pourrez d'ailleurs profiter du jeu sur votre Vita ou Playstation 3 sans débourser un centime de plus, et grâce au cross-save via le Cloud vous pourrez commencer votre partie sur PS3 et la finir sur Vita. Pourvu d'une centaine de niveau, l'expérience pourra être prolongée grâce à un DLC consacré à un nouveau venu, Benjamin, pourvu d'un jetpack (vendu 2,49 EUR contre 7,49 EUR pour le jeu complet). Apportant également fraîcheur et tendresse, TWA (aucun lien avec la compagnie aérienne, je vous rassure) est généreux, sympathique et sait même être beau dans sa simplicité. Si la narration et l'ambiance sonore sont ses points forts, on regrettera toutefois le manque de difficulté, compensé cependant par un gros travail sur le level design. Bref, si vous cherchiez un jeu à grignoter pendant vos vacances sans vous prendre trop la tête, alors ce jeu est fait pour vous.

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/me a commencé le DLC et est content de retrouver cet univers, mais il sent que ça va être malheureusement trop court... mais bon, c'est toujours trop court quand c'est bon ^^

Billet posté le 6 août 2013

dimanche 10 mars 2013

[MOBILE] Passage du Nexus One au Nexus 4


 Cela va faire deux grosses semaines que j'ai reçu mon Nexus 4 (qui remplace mon Nexus One sur lequel j'avais écrit une bafouille en août 2010, ça me rajeunit pas...), le téléphone de "référence" qui a cette fois été fabriqué par LGE (HTC avait fait le Nexus One tandis que Samsung c'était occupé du Galaxy Nexus). Vendu sur le Play Store, le magasin en ligne de Google qui vend applications, vidéos, jeux mais également du matériel, on peut le trouver à un prix défiant toute concurrence si celui-ci est disponible... Et ça c'est le plus difficile.

J'ai réussi à profiter du réapprovisionnement de début février pour commander mon exemplaire que j'ai reçu 3 semaines plus tard, et voici mes premières impressions. Tout d'abord, l'envoi s'est fait par Chronopost et première frayeur. Le Nexus a été livré alors que je travaillais et j'ai pu suivre sa livraison sur internet... Et que vois-je horrifié ? Il est livré alors que je ne suis pas là et en guise de signature, j'ai un vieux trait... Super... Finalement, il sera bien dans ma boîte aux lettres quand je rentrerais mais viens voir le service "remise contre signature"... Contrairement à la boîte du Nexus One, fini la boîte blanche à la Apple. Celle-ci est d'ailleurs beaucoup plus petite, sans doute parce qu'elle contient moins de chose. Il y a certes les écouteurs dans la boîte française, mais fini la petite housse en néoprène et bienvenu le câble d'alim' de taille réduite... Du coup, j'ai investi dans une housse néoprène identique à celle offerte avant par Google mais cette fois-ci au dimension du Nexus 4, trouvée sur ePay pour une poignée d'euros, et j'ai également acheté une coque Nillkin Ultra Slim, qui comme son nom l'indique est slim et tient parfaitement en place. Seul regret, elle cache le magnifique dos en verre de la bête mais elle l'empêche également de se fissurer ^^ !

Après avoir sorti la bête de sa boîte, en route vers l'utilisation ! Première étape, on utilise la petite "clef" pour ouvrir le compartiment dédié à la micro-sim, on l'installe et on démarre. L'interface d'Android 4 fait plus sobre et finie que celle d'Android 2.3 (dernière version sur laquelle était bloquée mon Nexus One). Possédant déjà un compte Google, il suffit de renseigner l'adresse mail et son mot de passe pour récupérer dans la foulée toutes les applications que l'on avait installés sur son précédent téléphone Android ainsi que tous les contacts ! Au final, on ne perd rien et c'est quand même bien pratique et surtout rapide de se refaire une configuration similaire.

Question prise en main, l'écran de 4,7" est "gros" mais pas tant que ça puisque la partie inférieure est monopolisée pour afficher les trois boutons tactiles, adieu boutons physiques, on vous aimait bien, adieu également molette qui me manque pas mal même si avec un écran plus gros elle est bien moins utile. Mis à part ça, l'écran est lumineux et coloré et c'est un plaisir de profiter d'une résolution de 1280x768 pour surfer, une résolution supérieure à celle du Netbook de ma Maman ! C'est impressionnant d'avoir une telle résolution sur ce petit écran. La finition est bonne, on le tient bien en main et il n'est pas trop imposant (faut dire que je lorgnais sur un Galaxy Note 2, donc niveau encombrement, je me préparais au pire ^^). Niveau connectique, on reste dans le classique avec un connecteur jack, une prise micro-usb qui fait office de SlimPort HDMI, que je n'utilise pas personnellement pour le moment. Par contre, caché sous le capot, on retrouve un petit monstre de puissance : un processeur SoC Qualcomm Snapdragon S4 Pro APQ8064 à 1,5 GHz accompagné de 2 Go de mémoire RAM et ça change tout par rapport au 512 Mo du Nexus One qui étaient aussi utilisés pour héberger le système. J'ai opté pour la version avec 16 Go de mémoire Flash et j'ai bien fait puisque je consomme déjà 7 Go sans avoir mis de MP3. Gros bémol tout de même, il est impossible d'y adjoindre une carte micro-SD ce qui limite forcément la capacité (on peut rajouter un HD via l'USB Host mais ce n'est pas très pratique, surtout niveau encombrement ^^). Enfin, il a deux capteurs photo, un de 8 Mega à l'arrière et de 1,3 à l'avant.

Le système Android 4 n'apporte pas d'énormes changements par rapport à Android 2.3.7 si ce n'est une harmonisation de tout le système qui est la bienvenue. Pour ma part, je suis toujours déçu par le "launcher" de base que j'ai remplacé dès le départ par le vénérable "LauncherPro" mais celui-ci ne semble plus très compatible et a finalement planté pour ne jamais refonctionner... Du coup, j'suis passé à "Apex Launcher" qui propose quasiment les mêmes options et qui comblent les lacunes de celui de base. Sinon, on peut noter une bonne mise à jour de toute la partie photo qui vaut le détour. Tous les derniers GoogleTrucs sont désormais intégrés : "Google Livre", "Google Films" et autres "Google à la plage". Par contre, le "Google Video Player" ne lit que quelques formats et il faut donc installer un lecteur de vidéos. J'avais acheté une licence "RockPlayer" mais celle-ci est liée au IMEI de mon Nexus One... Dommage, je l'aimais bien. Du coup, j'utilise "BS Player" et "MX Player" en attendant de me décider. 

Après, je suis assez "rétrograde" dans ma manière d'utiliser mon smartphone, c'est à dire que je ne supporte pas les applis dédiées à tout et n'importe quoi... Une appli pour un site internet, à quoi ça sert ? Une appli pour mes mails alors que j'utilise uniquement GMail, non merci. Idem pour mes flux RSS et tant d'autres choses. Les seules applications spécifiques que j'utilise son celle de mes banques et celle pour Twitter. D'ailleurs, j'utilise pour ce dernier "Plume" qui profite bien de la puissance du Nexus 4. Pourquoi j'utilise "Plume" ? Parce qu'il apporte la gestion du multi-comptes comme je le conçois et permet de mettre en muet certains hashtags ou certains comptes, pratique. J'avoue n'avoir pas renouvelé ma garde-robe d'applications mais mon utilisation sur le Nexus One me satisfaisait déjà, alors mis à part pour ce qui est photos/vidéos, rien de spécial, mais j'attends vos conseils (comme "TV Show Favs" ou bien "Deep Sleep Battery Saver" conseillés par l'excellent @DZombie sur Twitter).

Mais alors pourquoi, pourquoi diable acheter un Nexus 4 ? Tout d'abord parce que mon Nexus One ne pouvait plus être mis à jour même en utilisant une rom custom. Mais aussi pour son prix "réduit" sur le Play Store qui place cet équivalent du Galaxy S3 ou de l'iPhone 5 à la moitié du prix de ces concurrents, séduisant quand on a un abo sans engagement, j'peux vous le confirmer. Ensuite, il faut avouer que le Nexus One arrivait à bout de souffle après 3 années de bons et loyaux services, de ce fait un grand nombre d'applications ne voulaient plus s'installer, ou alors ramaient à mort. Des applications ? Mais je croyais que tu n'avais rien de plus sur ton N4 que sur ton N1 ? On m'aurait menti ? Eh oui, car il y a un autre pan applicatif à Android, les applications "ludiques" ou, en d'autres termes, les jeux ! Et là, mon achat de "Rayman Jungle Run" sur N1 m'a fait comprendre qu'il était temps que je change. Et la sortie de jeux comme "Shufflepuck Cantina" ou encore "Temple Run 2" ont confirmé ce besoin. Alors, c'est sûr, je ne suis pas un gros joueur sur mobile, préférant et de loin ma PS3 et surtout ma Vita en ce moment (d'ailleurs j'ai rechopé "God of War : Ghost of Sparta" PSP à pas cher et faut que je le commence ce soir après avoir fini ce billet ^^), mais il y a quand même quelques perles qui valent le détour comme Rayman donc mais aussi un jeu disponible dans le dernier Humble Indie Bundle et qui s'appelle "Super Hexagon". Addictif au possible, simple comme c'est pas permis et difficile comme on ne peut l'imaginer, le jeu est tellement bon qu'il justifie à lui seul de jouer sur un mobile !

Au final, j'ai donc acheté parce que mon N1 était à la fin de sa route, parce que je voulais prendre un portable puissant qui allait être suivi à minima pour les mises à jour système (même si j'ai été un peu échaudé par mon N1 de ce côté là...) et qui me permettrait de tenir quelques années sans en changer, parce que le capteur est pas mauvais (pas excellent non plus) et qu'il me permettra d'immortaliser certains moments de la vie de mon zouzou, parce qu'il était relativement pas cher et parce que je ne voulais pas m'encombrer d'une interface constructeur (et sur ce point, j'suis servi ^^).

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/me n'a pas été bouleversé par ce nouveau smartphone, même si le changement est bien présent, surtout niveau puissance.

Billet posté le 10 mars 2013

jeudi 21 février 2013

[SONY] La Playstation 4, et moi et moi et moi ?


Ça y est, la fameuse date du 20 février 2013 est désormais passée et Sony Computer Entertainment a enfin tenu sa conférence dans laquelle la nouvelle console de salon du japonais a été annoncée. Je dis bien "annoncée" et pas "dévoilée" puisqu'on n'a rien vu de la console en elle-même, à moins que le lecteur BR/DVD soit caché dans la manette ou dans le nouveau Playstation Eye...

J'ai donc veillé hier soir jusqu'à 2h15 du matin pour assister à cette conférence en direct. J'ai tout d'abord trimé pour trouver un stream potable : je suis d'abord allé du côté du site officiel, mais ça lagguait, je suis alors passé chez Gamekult mais ils ont eu des soucis avec UStream également et la VF était... catastrophique ! Du coup, suivant les conseils de @Cafeine, j'ai basculé sur Gametrailers et tout a été mieux.

Et là, je dois bien avouer que ça a été un long moment à passer. Via Gamekult avant que la conf' ne débute, j'ai appris que la conférence allait durer deux longues heures (moi qui pensais que ça serait boucler en une heure maxi, j'ai été servi) et les 45 premières minutes, voire la première heure, auraient pu tenir en 5 minutes. Voici le résumé de cette 1ère heure : nouvelle manette qui n'en est pas vraiment une mais ça me va, j'aime bien la DualShock et cette DualShock 4 me paraît bien et permettra apparemment de prendre le relais du Move via sa barre lumineuse, à voir. Le nouveau Playstation Eye aura deux caméras (qui a dit Kinect ?), et David Perry (le gars d'Earthworm Jim il y a fort longtemps et de Gaikai) a parlé de la fonction "Cloud" de la Playstation 4, puisque ce sera son nom... Adieu Orbis et autres conneries ! ^^ La PS4 aura, en plus de son processeur x86 8 coeurs, de ses 8 Go de mémoire et de sa carte GPU AMD, un processeur dédié uniquement au téléchargement en arrière-plan, ce qui permettra de jouer "instantanément" aux jeux que l'on testera ou achètera sur le Store sans attendre la fin du téléchargement, pas mal... on pourra aussi, à terme, jouer aux jeux du catalogue PS1, PS2, PS3 et PS Mobile via le Cloud et Gaikai, mais quid du réseau nécessaire derrière pour que ça fonctionne ? Quid de l'abonnement ? Enfin, Gaikai sera "intégré" à la PS4 pour permettre le Remote Play sur la PS Vita, Remote Play que j'attends toujours pour mes jeux PS3 soit dit en passant. Ah, j'allais oublié la fonction "Share" de la nouvelle manette qui permettra de streamer ses parties avec ses amis, avec possibilité pour ceux-ci de prendre la main sur le jeu, option qui me plaît particulièrement ,sauf qu'elle devrait utiliser UStream... et vu comme ça "merdait" hier pour retransmettre un "simple flux vidéo", on peut craindre le pire pour la suite... Cette fonction permettra aussi de faire des captures de vidéo ou d'écran facilement avec un partage lui aussi facilité, mais là... mouais...

Ensuite, on a eu la présentation de quelques jeux. Knack (voir capture ci-dessous) sera le remplaçant de Ratchet & Clank dans la catégorie jeux de plateforme, joli mais pas vraiment novateur. Killzone Shadow Fall s'offre le luxe d'avoir des vrais couleurs et sortira en même temps que la PS4. Infamous Second Son, que tout le monde a pris pour Watch Dogs sur Twitter, ne devrait pas révolutionner le genre mais pourrait s'avérer aussi sympathique que ces deux prédécesseurs. S'en est suivi la présentation de Gran Tu... Driveclub, le nouveau jeu d'Evolution Studios qui annonce avoir eu l'idée il y a plus de 10 ans. Ceux qui ont une bonne mémoire et qui lisaient le Playstation Magazine se souviendront peut-être qu'Evolution Studio avait déjà parlé d'un mode "ouvert" pour WRC sur PS2 avec la possibilité de rouler où on voulait, mais cela n'avait jamais été fait. Voilà que Driveclub arrive et se présente comme un jeu de course social... mouais...

Puis Jonathan Blow, le papa de Braid, a fait son apparition, se demandant ce qu'il faisait au milieu de tous ces jeux et a présenté The Witness, son puzzle game qui sortira prioritairement sur PS4 (mais aussi PC et iOS, ce n'est donc pas une exclusivité). David "Cage" De Gruttola a annoncé, avec force graphiques et autres camemberts, que la PS4 permettrait d'afficher encore et toujours plus de polygones et a montré sa démo technique dite du "vieil homme". Joli, mais bon... Et là, voilà que débarque le gars de chez Media Molecule et il a bâché en direct et de manière assez virulente, enfin j'ai trouvé, David Cage en disant qu'il en avait marre de la course aux polygones ! Et il a présenté son concept de jeu/sculpture au Move qui s'est terminé par un remake de Wii Musique qui m'a un peu fait peur...

Enfin, sont venus les éditeurs tiers... Et là, mis à part des "concepts" de moteur et des repompes de vidéos déjà vues, pas grand chose. Capcom, via le japonish ou l'anglonais d'un survolté Yoshinori Ono, a présenté son moteur "Panta Rhei" et son hypothétique jeu Deep Down qui ressemble fortement à Dragon's Dogma, Square Enix a montré une nouvelle fois la démo technique Agnis Philosophy et a annoncé qu'il annoncerait un Final Fantasy pour la PS4 au prochain E3... Whaou, ça tease à mort ! Yves Guillemot a ensuite montré Beyond Good and Evil 2... ah non, Watch Dogs, qui sortira à la fois sur PS4 et sur PS3 (ainsi que Wii U, XBox 360, etc.), tout comme Blizzard qui sortira Diablo III sur les deux plateformes de Sony, sans préciser s'il s'agissait d'une exclu console Sony. Enfin, les gars de Bungie sont montés sur scène pour ne rien dire et montrés quelques bouts de Destiny, mais toujours sans aucun passage de gameplay, qui sortira lui aussi sur les deux consoles de salon de Sony... On sent que les éditeurs tiers ne souhaitent pas se mouiller... 

Et la conférence s'est terminé par l'annonce de la période de sortie de la console, à savoir "Holiday 2013" donc la fin d'année, sûrement mi-novembre aux États-Unis pour ne pas louper Thanksgiving (qui aura lieu le 22 novembre en 2013) et... et c'est tout. Pas de prix, pas de console, pas de jeux bandants qui me donnent envie... Personnellement, j'attends donc de voir la conférence E3 de Sony, j'attends de voir ce qu'ils vont faire de la Vita et j'attends de savoir ce que deviennent des jeux comme Agent, The Last Guardian, Resident Evil PSP (oups, désolé, celui-là on peut l'oublier), Gran Turismo PS4, et Vita tant qu'à faire (oui, c'est une suite, mais une console Sony sans GT, c'est comme une église sans clocher)... Dans le tas, ressortait Watch Dogs et Driveclub mais le côté social me déplaît fortement. L'arrivée de Gaikai semble encore bien floue sur la PS4 même si David Perry est enthousiaste... on le serait à moins après avoir vendu "du vide" à Sony pour la modique somme de 380 millions de dollars. Reste à voir si le tout sera fonctionnel. Et je pense aussi que Gaikai, s'il fonctionne, devrait signer la fin des consoles de salon puisqu'avec Gaikai installé sur une PS4, on pourra potentiellement jouer aux futurs jeux PS5 ou PS6 sans racheter de console, Sony n'aura donc plus à développer de hardware spécifique.

Sony a-t-il joué la montre afin d'annoncer sa console avant celle du géant américain ? C'est l'impression qu'il en ressort. J'ai aussi l'impression que rien n'est réellement finalisé, que Gaikai en est encore à ses balbutiements, et je crains pour ma pauvre bande passante de deux petits Mega... Je suis cependant curieux de voir ce qu'ils vont montrer à l'E3, et surtout curieux de voir le positionnement tarifaire et peut-être forfaitaire de la bête ! Peut-être que cet E3 sera l'E3 à ne pas manquer et que les conférences des développeurs seront un peu moins rébarbatives, on a le droit de rêver ^^

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/me est resté sur sa faim... et se demande où SCE va...

Billet posté le 21 février 2013