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mardi 8 octobre 2013

[CINÉMA] Rush Hour ? Fast & Furious ? Non, Rush !


Pour une fois, je ne vais pas vous parler d'un film sorti il y a au moins une décennie, ce qui est presque la règle sur ce blog vous en conviendrez, mais bien d'un film qui est encore en salle actuellement ! Incroyable, n'est-ce pas ? Sorti le 25 septembre dernier, "Rush", puisque c'est de lui qu'il s'agit, est un film que j'ai connu de manière assez originale. Je n'ai pas vu une seule bande-annonce, je n'ai pas lu une seule critique et je n'en ai même pas entendu parler dans des magazines et autres médias "de masse"... Non, j'en ai juste lu beaucoup de bien via Twitter et ses 140 caractères, et ce à de très nombreuses reprises. C'est ce bouche à oreille 2.0 qui m'a décidé à me bouger jusqu'au cinéma le plus proche et à aller le voir à la séance de 22h50 ce samedi. J'avais tout de même lu rapidement le pitch pour savoir où je m'étais les pieds. Le plus drôle, c'est que j'y suis allé sans savoir qui étaient les acteurs ou même l'équipe technique et c'est à la fin du film, au moment du générique que j'ai vu apparaître le nom du réalisateur !... Mieux vaut tard que jamais...

Alors, pour vous cher lecteur (oui, je n'ai qu'un lecteur, alors je le chouchoute et je le vouvoie, à moins que tu préfères que je te tututes, tu me diras ça ^^), je vais remettre les choses dans l'ordre et vous donnez les informations "essentielles" à la visualisation de ce film : le réalisateur n'est autre que Ron Howard (mais si, le gars qui jouait Richie Cunningham dans la série "Happy Days" et qui a fini par réaliser quelques perles comme "Willow", "Cocoon" ou bien encore "Apollo 13" ou "Un homme d'exception" mais aussi quelques bouses comme "Le Grinch", "Da Vinci Code" ou bien "Anges et démons", on peut dire qu'il alterne le bon et le moins bon...), accompagné au scénario d'un Peter Morgan au mieux de sa forme (déjà à la plume pour "Au delà" et "360" entre autres). Pour conclure avec les poids lourds de l'équipe, sachez qu'on retrouve, comme compositeur, un débutant du nom de Hans Zimmer (je ne vous fais pas l'affront de le présenter : "Gladiator", "Inception", les "Batman" de Nolan, et bien d'autres). Côté casting, on trouve Chris Hemsworth ("Thor" ou bien encore "Avengers") et Daniel Brühl ("Good bye, Lenin !" et "Joyeux Noël") dans les rôles principaux, respectivement James Hunt et Niki Lauda, entourés d'Olivia Wilde (la charmante "Numéro 13 dans la série "House") et d'Alexandra Maria Lara ("La chute" ou "L'affaire Farewell"), jouant les rôles des épouses des deux pilotes. Voilà, vous savez déjà grosso-modo où vous allez mettre les pieds, et je vous rassure tout de suite, c'est du bon !

Pour moi, les meilleures histoires sont celles de rivalités. Je prendrais pour exemple l'excellent "Capeta" (animé japonais retraçant l'histoire d'un jeune coureur automobile qui part à la poursuite de son rival en kart, formule 3000, etc. jusqu'à la F1) ou bien encore le génial manga "Hikaru no go" (manga et animé contant l'histoire d'Hikaru, hanté par un champion de Go du nom de Saï, qui va poursuivre son rival Akira tout au long des 23 tomes de ce manga que je vous recommande chaudement). Et avec "Rush", vous êtes en plein dedans sauf qu'il s'agit d'une histoire vraie qui s'est déroulée dans le milieu de la Formule 1 au début/milieu des années 70 ! Magistralement filmé et conté, le duel entre Niki Lauda le technicien sérieux et James Hunt la tête brûlée s'avère des plus intéressant à suivre sur l'écran géant. Tout commence comme une simple rivalité de deux jeunes pilotes de Formule 3000 qui finira en passes d'armes d'anthologie dans le monde de la F1, le tout émaillé de l'effroyable accident qui interviendra au milieu de la saison 1976. Cette histoire est presque universel, montrant comment la rivalité de deux hommes, qui s'apprécient malgré tout, permet de les pousser dans leurs derniers retranchements ! Lauda le dit d'ailleurs dans le film et dans la bande-annonce : "Si je reviens, c'est à cause de toi".

Comme déjà dit, le film est très bien filmé/monté et les passages embarqués en F1 sont impressionnants, et plus particulièrement les passages de course sous la pluie où l'on se rend compte que les pilotes sont de vrais inconscients puisque la visibilité est plus que réduite ! De même pour les passages de la vie "courante", forcément moins spectaculaires, quoique, et qui sont montés de façon à avoir le point de vue des deux principaux protagonistes, ce qui permet de ne pas focaliser sur l'un ou l'autre, créant ainsi de l'empathie pour les deux coureurs. Ces derniers prennent d'ailleurs la parole à tour de rôle en voix-off afin d'accentuer encore plus le côté documentaire de ce film. Je retiendrais également la performance des acteurs, et plus particulièrement celle de Daniel Brühl qui crève l'écran dans son rôle de Lauda, perfectionniste et méthodique. D'autant plus que la ressemblance physique entre les acteurs et les personnages réels est assez bluffante (au moins pour les quatre personnages principaux : Lauda, Hunt, et leurs femmes). La musique de Hans Zimmer est parfaitement synchrone avec le propos et reste bien dans la tête (le thème principal est celui que l'on entend dans la bande-annonce).


 
Les acteurs à côté des vrais personnages, y'a quand même quelque chose, non ?


Il y a quelque chose qui rend ce film touchant, prenant, émouvant, et qui fait qu'on reste scotché pendant 2 heures à notre "siège baquet" de cinéma alors même qu'on connait cette histoire, de loin pour moi il est vrai (et cela doit être le cas d'une majorité de trentenaires de mon espèce). Le vrai Niki Lauda a d'ailleurs affirmé lors d'une interview que le film était très proche de la réalité et que le travail fait par Brühl était bluffant notamment au niveau des mimiques et de la démarche (il aurait même affirmé lors de la première vision du film : "Merde, mais c'est moi" ^^). La rivalité entre le perfectionniste Lauda et Hunt le playboy qui a brûlé sa vie par les deux bouts illumine la toile et on ne voit pas le temps passer. Je me suis même pris à chercher des informations sur cette saison de Formule 1 '76 en sortant du cinéma alors qu'il était 1 heure du mat', c'est vous dire ! J'ai déjà précommandé mon Blu-Ray et je n'ai pas grand chose à ajouter à tout cela si ce n'est : "Allez voir ce film, bordel de m*rde !" ^^




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/me connaissait la rivalité Mansell/Piquet, Prost/Senna, Schumacher/Hakkinen, mais pas Lauda/Hunt, voilà qui est réparé !

Billet posté le 8 octobre 2013

lundi 12 août 2013

[CINÉMA] Il va se faire un nom, c'est sûr !


Étant gosse, j'avais adoré regarder certains westerns, d'autres moins mais j'avais gardé un très bon souvenir de "Mon nom est Personne" qui était pour moi un western rondement mené et efficace. Je me souviens m'être fait plaisir en l'achetant peu de temps après sa sortie en DVD et l'avoir vu avec un plaisir certain ! Mais voilà, cela faisait près de 5 ans que je ne l'avais pas revu et c'est un échange de tweets avec @DZombie qui m'a donné envie de le revoir. Et c'est ce que j'ai fait et purée, y'a pas à dire, que c'est bon !

Sorti en 1973, "Mon nom est Personne" est avant tout le dernier western du grand Henry Fonda. C'est également un film qui essaye de faire la transition entre le western classique et le western spaghetti, dans lequel le second prend inéluctablement le pas sur le premier, faisant ainsi la transition entre l'époque des cowboys héroïques ayant une morale et une époque moderne où le crime s'organise à l'image de la Horde Sauvage. Jack "Henry Fonda" Beauregard ne peut que constater que tout a changé et il le dit clairement dansle film à Personne "Terence Hill" : "C'est ton siècle, ce n'est plus le mien". Personne est toutefois là pour l'aider à faire une sortie flamboyante : Jack Beauregard contre la Horde Sauvage, seul face à une centaine de sal*pards qui "brillent comme un miroir de bordel" (citation tirée de la VF du film, qui est très bonne par ailleurs), tout cela afin que le célèbre justicier rentre définitivement dans les livres d'Histoire. Mais Jack ne se sent plus chez lui et veut absolument partir en Europe... mais avant cela, il veut venger son frère, Nevada. Mais voilà, il rencontre sur sa route, à plusieurs reprises, le très rapide et facétieux Personne qui continue à l'aiguiller vers son destin. Il dira même à Jack  : "On rencontre quelques fois son destin sur la route qu'on a pris pour l'éviter", et Jack va rencontrer son destin en cherchant à l'éviter, bien aider par Personne, il faut le reconnaître.

Ce film réussit le pari de mixer le côté western spaghetti drôle voire ubuesque avec un parti pris plus posé et plus sérieux du western classique, mélangeant ainsi bien les deux genres du film de cowboys. De plus, ce qui est très fort dans ce film dont l'idée revient à Sergio Leone qui en écrit en partie le scénario et dont le but premier est de s'auto-parodier, c'est de réunir sur la même affiche le représentant par excellence du western spaghetti, Terence Hill, qui a alors cartonné dans les différents "Trinita", et l'une des gueules de la "vieille garde" des westerns classiques, à savoir Henry Fonda. Il réunit également sur la même affiche une équipe technique qui a fait ses preuves. On retrouve ainsi Sergio Leone secondant Tonino Valerii, qui avait déjà travaillé avec Sergio Leone en tant qu'assistant réalisateur sur "Pour une poignée de dollars" et sur "Et pour quelques dollars de plus" avant de se lancer en solo avec "Le dernier jour de la colère". Sergio Leone retrouve d'ailleurs sur ce film son compositeur fétiche, l'incontournable Ennio Morricone.

Outre le scénario et la mise en scène efficace et pleine d'humour (avec les fameux plan séquence de Sergio Leone, qui a pris soin de réaliser la scène d'ouverture et le duel final), on retrouve de nombreux clins d'oeil tout au long du film. Personne est habillé à la "Trinita" afin de bien mettre l'accent sur cette "passation de pouvoir", on retrouve aussi des clins d'oeil à d'autres westerns, de Sergio Leone cette fois-ci, comme "Et pour quelques dollars de plus" ou "Il était une fois dans l'Ouest". Et même musicalement on retrouve des clins d'oeil auditifs qui font plaisir. Ennio Morricone se parodie en reprenant des morceaux de ses propres musiques, dont le thème de l'homme à l'harmonica de "Il était une fois dans l'Ouest" ou bien encore en reprenant la "Chevauchée des Walkyries" de Richard Wagner dans le thème de la Horde Sauvage. Le DVD du film, sorti en juillet 2008, est d'une très bonne qualité même s'il est regrettable de constater qu'une longue scène n'a pas pu être restaurée (quasiment l'intégralité de la scène où Personne raconte la fable du petit oisillon qui tombe de son nid... ma préférée...). La version double DVD est d'ailleurs pourvu de nombreux bonus, dont le très intéressant documentaire intitulé "Nobody is... perfect" qui revient sur les tensions qu'il y a eu sur le tournage entre Sergio Leone et Tonino Valerii.


Je me souvenais que "Mon nom est Personne" étant bon, mais je ne me souvenais plus pourquoi. Il m'a suffit de le revoir pour me rappeler qu'il est en fait le parfait représentant du western tel qu'on le voyait quand on était gamin, à savoir un film drôle et émouvant à la fois, et sachant multiplier les morts sans toutefois être violent.
Ce film possède également une bande-originale excellente menée de main de maître par Ennio Morricone et une réalisation reprenant toutes les poncifs nécessaires du genre. Il s'agit pour moi d'une auto-parodie rondement menée dans laquelle chaque protagoniste parodie son rôle de la meilleure des façons (que ce soit les acteurs, le réalisateur ou le compositeur). "Mon nom est personne" est sans doute la meilleure porte de sortie que Sergio Leone pouvait faire à ce cinéma de genre mais aussi une belle porte d'entrée pour tout ceux n'ayant jamais vu de western !

Pour le final, voici une bande-annonce "amateur" (avec des fautes d'orthographe qui piquent, mais bon...)

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/me finira avec cette citation de Personne : "Le seul moyen d’allonger la vie, c’est d’essayer de ne pas la raccourcir." ^^

Billet posté le 12 août 2013

jeudi 8 août 2013

[CINÉMA] iMolairity !


Appréciant beaucoup monsieur John Cusack (il faudra un jour que je vous parle de "High Fidelity" ou de "Dans la peau de John Malkovich"), je me devais de venir aborder ici "Identity", ce film qui n'a pas fait grand bruit à sa sortie en salle en 2003 et qui reste un bon thriller méconnu avec une petite palanquée d'acteurs qui font plaisir à voir. Outre Cusack déjà cité, Ray Liotta ("Les affranchis" ou encore le très bon "Narc", lui aussi méconnu...), la jolie Amanda Peet ou bien encore la trop rare Clea DuVall ("Ghosts of Mars", spéciale dédicace @DZombie ^^, ou bien encore la série "Heroes") ainsi qu'Alfred Molina ("Magnolia", un autre film dont il faudra que je vous parle, mais aussi "Spider-Man 2") se partagent l'affiche dans un casting qui en envoie pas mal. Quant au réalisateur et scénariste du film, ce n'est pas un amateur non plus puisque James Mangold avait déjà réalisé et écrit auparavant l'excellent "Cop Land" (avec un certain Sylvester Stallone), "Une vie volée" (avec Winona Ryder et Angelina Jolie) puis il sera réalisateur/scénariste en 2005 pour "Walk the line" (bio de Johnny Cash avec Joaquim Phoenix), son dernier film en date étant "Wolverine, le combat de l'immortel", qu'il ne fait que réaliser cette fois et qui est sorti cette année dans les salles obscures. Avec tout ça, il y avait moyen de faire un film sympathique.

Et c'est bien le cas, Identity est un film sympathique. Il s'agit d'un thriller à la sauce "Les dix petits nègres" d'une certaine Agatha Christie mais pas seulement. D'ailleurs, les protagonistes seront au nombre de dix dans ce motel perdu et miteux où se déroule l'intrigue principale, sans doute un clin d'oeil à un certain film d'Alfred Hitchcock. Le début du film intrigue car il est construit à base de flashbacks plutôt bien amenés et la mise en scène dynamique fait que l'on accroche tout de suite. D'ailleurs, un morceau des Foo Fighters, "All my life" pour ne pas le citer, vient ponctuer musicalement une de ces premières scènes et me fait chavirer à chaque fois ^^ En parallèle de cette histoire, on apprend qu'un détenu condamné à la peine de mort pour des meurtres dans un motel, tiens donc, et qui va être exécuté dans 24 heures, doit repasser une audience devant le juge qui l'a condamné afin que son docteur démontre à celui-ci que son patient n'est pas conscient des meurtres qu'il a causé puisqu'il est atteint de schizophrénie. Le condamné est alors transféré de sa prison au cabinet du juge sous une pluie battante, à la "Seven"... Et devinez qui débarque au motel, lui aussi copieusement arrosé par une pluie diluvienne, un policier avec son détenu ! Et là le drame va commencer puisqu'ils vont se retrouver avec les autres personnes de ce motel, sans aucun moyen de communiquer avec l'extérieur (téléphones HS, routes barrées, etc.)... et les morts vont commencer et s'enchaîner, inexorablement, implacablement.

Bien construit, avec des acteurs jouant plutôt bien même s'il s'agit de rôles caricaturaux à souhait (une prostitué de luxe, une vedette de cinéma has-been, un couple qui bat de l'aile, un tenancier de motel un peu péquenot, etc.). Mais tout cela s'explique par la fin que je trouve bien amenée et qui permet de comprendre le film après coup. Après la première explication vient un twist final lui aussi pas trop mal amené qui fait que l'on ne reste pas sur sa "faim". Jamais réellement gore (les scènes de meurtres restent vraiment softs et le tout reste relativement suggéré), le film en fait parfois un peu beaucoup, sous couvert de sa fin qui lui permet quelques "originalités". Il est dommage que le principe des flashbacks mis en place au début n'ait pas été prolongé durant le reste du film puisque celui-ci aurait pu être construit uniquement sur ce principe (peut-être à la manière d'un "Memento" d'un certain Christopher Nolan). Mis à part ça, j'avoue que je l'ai revu avec un plaisir certain avec ma femme hier soir et que c'est le genre de film que je conseille à ceux qui aiment bien les films avec une fin inattendue (on est loin du "wahou" d'un "Sixième sens" mais ça le fait quand même).

Et comme j'aime avoir des avis divergents, je vais quand même vous copier-coller une toute petite partie de la critique écrite par Vincent Malausa pour Chronic'Art en septembre 2003 et qui me donne envie d'insulter le monsieur parce que lui se permet de m'insulter...
"Identity s’enfonce dans une vase narrative comme on n’en a pas vu depuis Usual suspects, Memento et autres films cultes pour endives bicéphales."
Déjà peu respectueux de ses lecteurs (je ne pense pas être le seul à apprécier les deux films cités), je ne vous invite pas à lire le reste de sa critique puisque le monsieur se fait un malin plaisir, en plus de détruire le film ce qui est son droit, de déflorer toute l'intrigue comme un malpropre, un vrai spoil comme en fait rarement (ah si, Dark Vador est le père de Luke ! ^^). Il ne voulait pas qu'on aille le voir, avec une telle critique, c'est sûr qu'on n'y va plus puisqu'on n'a plus aucun intérêt à y aller... 


Nous sommes évidemment loin d'un chef d'oeuvre ou d'une oeuvre culte avec Identity, mais le film est plaisant, bien amené et réussi à nous embarquer dans son intrigue et son tourbillon de folie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (le film dure moins d'1h30, alors faut pas traîner). Si vous avez l'occasion de le voir et que vous aimez les thrillers alors vous ne devriez pas être déçu, surtout si vous êtes comme moi une endive bicéphale ! ^^

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/me est vraiment une endive, et vous ? ^^

Billet posté le 8 août 2013

samedi 12 mai 2012

[CINÉMA] Le dormeur doit se réveiller !





L'alternance est de mise en cette période électorale plus que chargée. Du coup, je vais m'intéresser à un film qui n'est pas un navet... ouf, ça fait du bien ^^ Je vais donc revenir sur "Inception", le film de Christopher Nolan, réalisé entre deux "Batman". Il a d'ailleurs rempilé avec une partie des acteurs et une majorité de son équipe de "Batman: The Dark Knight", ce qui doit créer une certaine cohésion entre les membres de l'équipe, enfin je suppose et je l'espère pour eux.

Inception est avant tout un scénario bien foutu, à la croisée entre "Matrix" et "eXistenZ". Comme dans ces deux derniers, on se retrouve perdu entre réalité et fiction. Si dans le premier, la fiction est en fait un monde "numérique" dans lequel les gens sont plongés à l'insu de leur plein gré, dans le second c'est un monde virtuel de type jeu vidéo où les personnages vont de leur propre volonté. Ici, des "extracteurs" créent de toute pièce des rêves dans lesquels ils vont plonger leur victime afin d'obtenir des informations (ils "extraient" donc ces informations) que celle-ci n'aurait jamais divulgué ou ne savait même pas être en sa possession. Les extracteurs endorment donc leur cible, la font rêver et s'introduisent dans le rêve eux aussi. Ce qui fait que tout le monde dort mis à part un opérateur qui reste éveillé pour contrôler le tout, au cas où ! Deux avantages à cette technique : les personnages dont on extrait les informations ne le savent pas car elles croient avoir dormi et on ne peut mourir dans ces exfiltrations d'information, puisqu'il s'agit de rêve. Les personnages "mourant" dans les rêves se réveillent... sauf si le sédatif utilisé pour les endormir est trop puissant... dans ce cas là, ils tombent dans les limbes (rêve duquel ils ne sortent pas, et semblent alors plongé dans le coma).

Mais ce business non légal qui permet à l'équipe de Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) de bien gagner sa vie en faisant de l'espionnage via les rêves va basculer quand on va lui proposer de procéder à une "inception" dans l'esprit de Robert Fischer Jr (Cillian Murphy, qui jouait également le rôle de l'Épouvantail dans Batman), c'est à dire déposer une idée dans son esprit via ses rêves afin qu'il en fasse sienne. Une mission périlleuse et dangereuse. Il faut utiliser un sédatif très puissant car ils vont devoir créer des rêves "emboîtés" (rêver que l'on rêve quoi). Mais aussi car Dom Cobb arrive à parasiter les rêves créés par les extracteurs avec ses propres projections dont celle de sa femme, Mall Cobb (Marion Cotillard). Durant 140 minutes, Inception pourrait se perdre dans son scénario, d'ailleurs c'est ce qu'il essaye de faire en créant des rêves à l'intérieur des rêves (3 niveaux de rêves emboîtés les uns dans les autres). Mais non, tout se tient. Reste la fin plus ou moins ouverte qui est laissé à l'appréciation du spectateur et qui a apparemment tant fait causer lors de la sortie du film en salle.

Pour ce qui est des acteurs, Nolan ne s'entourant pas de mauvais, on a droit à un jeu d'acteur de haute volée et à un petit panel de stars qu'on a plaisir à retrouver (on pourra citer, en plus de Di Caprio, Murphy et Cottilard, Michael Caine et Tom Berenger). Techniquement, rien à redire là non plus puisqu'on a droit à des effets spéciaux impressionnants, tel le coup du retournement de la rue de Paris transformant un quartier en "cube" (que vous pouvez voir dans la bannière utilisée pour ce billet) !

Encore un bon film à côté duquel j'étais passé... mais contrairement à ce qu'il en a été dit, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Bon, c'est sûr, bien écrit, c'est certain, mais pas non plus incroyable. Mais il est vrai que cela aurait été dommage de ne pas le voir !

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/me fait des rêves emboîtés depuis ! ^^

Billet posté le 12 mai 2012

jeudi 10 mai 2012

[CINÉMA] Ducky Duke


Comme dit dans un précédent billet, je rattrape mon retard en DVD pris depuis quelques années désormais... Et comme j'ai envie de faire ça bien, je me suis dit que j'allais essayer de pondre une petite critique pour chaque film vu ou revu. Mais après réflexion, je ne vais pas trop en faire non plus et je vais plutôt me contenter de parler des très bons films et des très mauvais.

Retour sur un lundi soir "ordinaire". Le fils est couché, ma femme prépare ses cours, j'en profite pour descendre dans ma BatteCave dont l'entrée secrète n'est connue que de moi... et de tout ceux qui viennent chez moi ^^ Je jette un oeil à ma pile de DVDs non vus et non rangés et je tombe sur le film "Lucky Luke". La jaquette est bien dans l'esprit de la BD et, même si je me souviens que le film a eu quelques critiques acerbes à sa sortie, j'ai bien envie de le voir. J'insère la galette dans la PS3 et vogue la galère...

Le film a été réalisé par James Huth (qui avait déjà commis, c'est peu de le dire ainsi, l'odieux "Brice de Nice"). Il récidive donc avec cette adaptation au cinéma du cowboy qui tire plus vite que son ombre, encore une fois avec Jean Dujardin dans le rôle principal... Ce dernier est accompagné d'une brochette d'acteurs du cinéma "made in France". On pourra citer, notamment, Michaël Youn, Sylvie Testud, Alexandra Lamy, Daniel Prévost, Jean-François Balmer ou bien encore Melvil Poupaud et un certain Bruno Salomone (qui n'est pas présent à l'écran mais qui joue la voix de Jolly Jumper). Alors, je vais y aller franchement : les décors sont sublimes, le traitement de l'image est lui aussi excellent et les effets-spéciaux sont bons (mis à part la fumée dans le wagon du président, scène d'intro ou presque, qui fait vraiment "gros ajout"). Jean Dujardin a la gueule de l'emploi mais guère plus. Michaël Youn surjoue à en mourir un Billy the Kid plus qu'énervant, Alexandra Lamy est insipide même si joliment maquillée, Daniel Prévost, en Pat Poker, ne joue pas puisqu'il est comme à son habitude et ça n'a rien d'intéressant. Pour moi, les seuls qui surnage un peu ici, ce sont Balmer et Poupaud. Ce dernier a sans doute le rôle le plus intéressant de tous (mis à part celui de Lucky Luke, bien évidemment) en adossant les habits de Jesse James. Et un petit plus à Sylvie Testud également, même si son rôle n'a rien de transcendant. Un gros regret aussi, on ne voit pas assez le cheval qui lui est très bon, et il l'est encore plus quand il parle à Luke ^^
De plus, et malheureusement pour l'équipe du film, tout le monde connaît Lucky Luke, le célèbre cowboy créé par Morris et Goscinny. Et je dois avouer, je l'aime bien, moi, ce "poor lonesome cowboy". Alors avant de blâmer le réalisateur, il faut surtout s'en prendre aux scénaristes... mais voilà, le réalisateur a co-écrit le scénario avec Jean Dujardin et Sonja Shillito. Ce scénario tricéphale est réellement mauvais, et c'est là où le bas blesse vraiment, car on comprend pourquoi les acteurs ne peuvent s'en sortir avec les honneurs... à cause du scénario qui est bidonné au possible. Même si on retrouve des éléments connus de l'univers du cowboy, on se croirait presque dans une version française à petit budget du film "Wild Wild West"... Et puis, je ne crois que la jeunesse de Lucky Luke ait été abordée d'une quelconque manière dans la BD. Ça n'apporte d'ailleurs pas grand chose mis à part expliquer que Lucky est son surnom qu'il lui sera donné dans son enfance car il a survivra au massacre de son père et sa mère...

Je retiendrai quand même les clins d'oeil ici et là qui égaillent un peu le film comme le train du Président appelé le "Rail Force One", les inscriptions sur les bâtiments tantôt en anglais tantôt en français comme dans la BD (le célèbre "chien chaud" y est), il y a quelques références à des chansons françaises ("dans ma ville, il y a des cactus", Dutronc' style), et une boîte de conserve de crabe dans le désert (clin d'oeil plus qu'évident à Tintin). Mais cela ne le sauve pas de la noyade, au contraire...

Pour faire court et pour faire simple, si vous aimez la BD d'origine, vous n'aimerez pas ce film... si vous ne l'aimez pas, vous n'aimerez pas non plus ce film. Après, si vous avez 1h30 à perdre durant une longue soirée d'hiver ou un enfant de moins de 10 ans fan ou non du cowboy, je pense que vous pouvez quand même le regarder. Vous apprécierez les magnifiques décors argentins et le traitement de l'image, et lui aimera l'humour "simple". Sinon, passez votre chemin au triple galop !

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 /me n'a pas fui, il n'a pas tout compris...

Billet posté le 10 mai 2012

mercredi 9 mai 2012

[CINÉMA] Le nom de baptème ?


Poussé par ma chère et tendre à aller au cinéma ce week-end car nous avions lâchement abandonné le fiston chez ses grands-parents, je me suis retrouvé assis dans un fauteuil rouge devant un écran géant sur lequel était projeté le film "Le Prénom"... Oui, j'aurai préféré aller voir "La cabane dans les bois" (aka "The cabin in the woods" en VO) dont la critique de Persephoneeia sur DesperateZombie.com m'a largement convaincu... Mais voilà, je ne suis pas sûr que ma petite femme aurait apprécié. Du coup, je suis donc allé voir ce film de Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaport à reculons.

La seule bande-annonce vue par ma femme l'avait convaincue. Quant à moi, elle m'avait plutôt mis dans l'expectative. Voyez plutôt : un film français, une comédie de surcroît, avec Patrick Bruel. "N'en jetez plus, la coupe est pleine et ce sera sans moi" tonnais-je à ma dulcinée, puis me ravisant, j'ai pris sur moi et je suis allé voir cette comédie. Il faut savoir que ce film est tiré de la pièce de théâtre éponyme qui est joué à Paris depuis plus d'un an et demi, avec les mêmes acteurs sur les planches que sur le grand écran ! Du coup, on se retrouve avec ce qui fait le principe des pièces de théâtre : unité de lieu, de temps et d'action. On se retrouve un "huit clos" où seul la parole des protagonistes va faire avancer l'intrigue et il faut avouer que les répliques sont bien trouvées, bien amenées et fusent de toute part, ne laissant que peu de répit. Et je dois avouer que cela m'a plu.

Pierre (joué par Charles Berling), professeur de français à l'université, et sa femme Elisabeth que tout le monde appelle Babou (incarnée par Valérie Benguigui) reçoivent Vincent (Patrick Bruel)le frère de cette dernière, et sa femme Anna (Judith El Zein), ainsi que Claude (Guillaume de Tonquédec), l'ami joueur de trombone professionnel et presque membre de la famille, puisqu'il a été quasiment élevé avec Babou et Vincent. Le dîner va débuter en l'absence d'Anna, enceinte de 5 mois et qui continue de travailler de manière acharnée. Alors que l'échographie vient tout juste d'être faite, Vincent est tout heureux et surtout fier d'annoncer le sexe et le prénom de son futur enfant... au grand dam des maîtres de maison et de Claude qui s'insurgent contre le prénom choisi, on le serait à moins. Mais ce n'est que le début et quand Anna va finalement arriver, celle-ci va rejeter de l'huile sur le feu sans le vouloir et l'ambiance va encore se dégrader... On se trouve bel et bien dans un film "vaudeville", rempli de quiproquos et autres, mais cela fonctionne, et même plutôt bien car le film est en fait porté par son quintet d'acteurs principaux qui connaît bien le sujet (et pour cause, cf ci-dessus). Les personnages sont crédibles même si très connotés : Vincent est le beau gosse de service, sûr de lui et plein de fric, Pierre est le prof' de fac ancré à gauche toute, Babou est prof' de lycée un peu dépassé par le système mais prête à défendre ses élèves, Claude est trombone professionnel dans un orchestre et est toujours en retrait, ne se mouillant jamais et ne disant jamais rien, quant à Anna, elle est aussi belle et intelligente qu'elle ne semble froide. Des cinq personnages, je retiens surtout un Bruel détonnant et plein de niak et un Berling aux petits oignons, les autres n'étant pas en reste cependant.

Et surtout, on ne s'ennuie pas et on ne voit pas passer les 100 minutes que durent le film. J'ai eu quelques doutes sur la viabilité sur le long terme d'un tel scénario, mais finalement les quelques moments où l'on pourrait croire que tout va s'effondrer comme un château de carte s'avèrent finalement de simples souffles et tout repart comme si de rien n'était. Petit bémol toutefois, j'ai noté quelques passages sur la fin un peu limite et un peu trop "homophobes" à mon goût, même s'ils ne s'avèrent pas non plus choquants.

Pour faire simple, j'ai été agréablement surpris par ce film (bien aidé par le fait que je n'en attendais rien, c'est sûr) qui a réussi à me faire rire à de nombreuses reprises et s'avère être une vraie comédie bien huilée avec des acteurs dont le rôle est lui aussi bien huilé. Je retiens surtout les dialogues qui s'enchaînent à merveille et le rôle de Bruel ! Comme quoi, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ^^ Pour faire simple, je le conseille ! Ouille, pas la tête ^^

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/me ne pensait pas que ça lui plairait, et pourtant !

Billet posté le 9 mai 2012

lundi 7 mai 2012

[CINÉMA] Une histoire de violence ?


Ça fait quelques mois, voire quelques années même, que je ne suis plus l'actualité cinématographique, alors que je suis un aficionado du septième art, enfin j'étais... Mais voilà, depuis qu'un ami (Polymere pour ne pas le citer ^^) a eu la bonne idée de m'offrir son "vieux" système Dolby Surround/DTS, je me suis mis en tête d'essayer de rattraper mon retard, aussi bien vidéo-ludique que cinématographique. Surtout que couplé à une PS3 et un Sony Bravia 46", ce kit envoie du lourd dans la BatteCave, j'peux vous le dire ^^

Du coup, je me suis remis hier à ma vieille partie de "Assassin's Creed" premier du nom et j'ai enchaîné hier soir avec "A history of violence", un film de David Cronenberg que je n'avais jamais vu... alors qu'il est sorti en 2005 et que je dois l'avoir en DVD depuis 3 ou 4 ans... D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faudra aussi que je trouve et vois "A dangerous method", du même réalisateur, toujours avec Viggo Mortensen, accompagné cette fois-ci de Vincent Cassel. Mais ceci est une autre histoire.

Pour en revenir à "A history of violence", sachez tout d'abord qu'il est tiré du "roman graphique" éponyme de John Wagner (pour les textes) et Vince Locke (pour les dessins). Wagner a notamment été l'auteur de "Judge Dredd" dans sa version BD, qui sera elle aussi adaptée au cinéma. Pour la petite anecdote, sachez que Cronenberg n'avait pas lu la BD avant d'accepter de faire le film, il n'avait lu que le script (qui s'inspire très largement de la BD mais raconte l'histoire différemment). D'ailleurs, le titre de la BD et du film ne signifie pas "une histoire de violence" même si c'est la traduction littérale qui pourrait en être faite. En fait, le titre est tiré de l'expression "to have a history of violence" qui signifie "avoir un passé violent".

Passons maintenant en revue ce film par le menu. L'histoire est simple mais bien ficelée et surtout elle a su me tenir en haleine durant les 90 petites minutes que dure le film. Le film est clairement découpé en trois parties : la première installe les personnages, leur vie et leur quotidien ; la deuxième s'intéresse au basculement de l'intrigue ; la dernière achève, c'est le cas de le dire, le film et l'histoire. Pour faire bref et sans trop spoiler, Tom Stall (Viggo Mortensen) vie paisiblement dans une petite bourgade américaine avec sa femme Edie (Maria Bello) et ses deux enfants. Lui tient un petit café/restaurant, elle est avocate. Leur vie semble belle et relativement dorée même si le garçon est en conflit larvé avec son père et si le pick-up de la famille est en rade. Et voilà que deux psychopathes, mais des vrais de chez vrais, vont rentrer par effraction dans leur vie et dans le café/restaurant de Tom... Ce dernier va alors riposter de manière inattendue, sauvant son personnel et ses clients et s'attirant une soudaine popularité qui le fera connaître brièvement dans tous les États-Unis, et surtout de mafiosi (dont un mafioso défiguré joué par un Ed "dirty" Harris) qui pensent reconnaître en lui un des leurs... 

Pour ce qui est de la technique, peu de chose à dire vu que je ne suis pas technicien et encore moins expert en quoi que ça (éclairage, maquillage, montage, angle de caméra, et tutti quanti...) mais je n'ai rien vu d'énervant. D'ailleurs, j'ai même trouvé que la colorimétrie apportait beaucoup à l'ambiance du film, mais ça, c'est moi qui le dit ^^ De plus certains plans lors des fusillades sont assez "osés", si je puis me permettre de dire ça.

Quant au trio d'acteurs principaux, il est magnifiquement emporté par un Viggo Mortensen aux petits oignons, jouant son rôle avec justesse et mettant le spectateur dans le flou, autant que peut l'être sa femme. Celle-ci est incarnée par la sublime Maria Bello (elle a joué dans quelques épisodes d'Urgences, puis je l'ai redécouverte flamboyante dans "Payback" et peu de temps après dans "Coyote Girls", puis dans le remake de "Assaut sur le central 13", mais depuis, j'avoue ne pas avoir suivi plus sa carrière que ça). Elle aussi tient son rôle à la perfection, sachant nous attendrir et nous faire nous sentir bien au début du film avant que tout ne bascule. Enfin, Ed Harris n'est pas en reste. Campant un vilain pas beau, dans tous les sens du terme, il incarne à la fois la froideur et la noirceur du mafioso. On peut aussi noter la bonne prestation de Haston Holmes jouant le rôle du fils, un gamin réservé se faisant emmerdé par les caïds du lycée. Bref, une bonne équipe et cela se ressent à l'écran.

J'ai personnellement beaucoup aimé ce film qui a réussit à m'arracher des sourires au début, a su me faire douter au milieu, et m'a plongé dans la violence à la fin. Bref, une belle gradation dans le déroulement du film et surtout un suspense fort bien joué scénaristiquement parlant parce qu'on doute comme Edie, ne sachant qui croire. Bref, un bon film que je conseille !

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/me a toujours été particulièrement friand des films de Cronenberg.

Billet posté le 7 mai 2012