Affichage des articles dont le libellé est AmigaOS 4. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est AmigaOS 4. Afficher tous les articles

mercredi 18 octobre 2017

[AMIGA] Slart your engine !


Ou Slarti, l'as des sous-titres

On voit débarquer, depuis quelques semaines/mois maintenant, un nombre assez incroyable de nouveaux jeux pour nos vieilles bécanes. Mais par contre, on ne voit rien poindre, ou pas grand chose en tout cas, côté "Amiga NG", comme on dit dans les milieux autorisés, et ce, que ce soit niveau jeu ou niveau logiciel. Il suffisait de le dire pour que des développeurs nous sortent coup sur coup, en ce début d'année 2017, trois nouveaux logiciels 100% inédit : CookieMaster, un gestionnaire de cookies pour OWB et iBrowse, Emotion, un lecteur de vidéos pour AmigaOS 4, et Slarti, celui dont nous allons parler présentement.


Présentation et gestation

Nous devons ce logiciel d'édition/création de sous-titres au hongrois Zoltán 'Lazi' Lázár, de Symbiose Software, qui a développé son logiciel grâce à Hollywood. La version MorphOS a été la première à être mise en ligne car Lazi avait reçu des dons via l'action "Support our developpers" lancée par l'association WarmUp. Il a ainsi voulu remercier les utilisateurs MorphOS. À noter qu'un système de dons assez original a été mis en place par Lazi. En effet, chaque donation, peu importe le montant, vaut 1 point et à chaque palier de 5 points franchi, une nouvelle version est mise en ligne (reste à venir, au moment de l'écriture de cet article, les versions pour AmigaOS 3.x, Linux x86, Linux ARM, Windows, OSX Intel). D'ailleurs, une fois toutes les versions en ligne et le palier des 45 points atteint, Lazi mettra à disposition son "applet" Hollywood et, si le cap des 50 donations est franchi, il libérera le code source de son application. Original, n'est-il pas ?

L'auteur présente son logiciel de la manière suivante : 
Ce programme a été conçu afin d'aider à la création ou à la modification des sous-titres vidéo. Un fichier sous-titres contient les informations temporelles de chaque ligne de texte que le lecteur vidéo peut afficher pendant qu'il joue une vidéo. Alors que le fichier sous-titres n'est qu'un simple fichier texte, l'éditer manuellement peut vite devenir difficile. C'est là que Slarti vient vous aider.

En effet, une fois que vous aurez chargé la vidéo dans le logiciel (avec quelques restrictions au niveau des vidéos, voir ci-après le passage intitulé "Dysfonctions et affections") ainsi que son éventuel sous-titres à traduire, vous pourrez afficher à la fois une miniature de la vidéo avec les sous-titres en dessous. Une ligne de temps représentant l'emplacement des sous-titres est également présente et on y retrouve également la partie dédiée à l'édition des sous-titres, dont une partie est d'ailleurs réservée à la traduction.



Utilisation et petits oignons

L'auteur a fignolé la livraison de son application. En plus de la carte d'utilisation du logiciel disponible dans l'archive, carte qui reprend une capture d'écran du logiciel et indique la fonctionnalité de l'ensemble des boutons de l'interface de Slarti, Lazi a mis en ligne un site internet dédié à son application à base d'onglets défilants du plus bel effet (en tout cas sous OWB). Ce site est d'ailleurs à retrouver à l'adresse suivante : http://kezdobetu.hu/software/slarti.php

L'interface est simple mais efficace et l'utilisation en est aisée, on comprend vite ce qu'on peut faire et comment, même sans avoir "RTFM" comme on disait dans le temps (Read The Fucking Manual, ou en bon françois, ayez l'obligeance de bien vouloir lire ce satané manuel que nous avons écrit pour de bonnes raisons). L'avantage de ce logiciel est de pouvoir afficher en temps réel la vidéo et ses sous-titres, originaux ou traduits, mais aussi de pouvoir faire vous-même vos propres sous-titres pour une vidéo qui en serait dépourvus. Dans ce cas, il vous faut insérer le texte qui sera affiché, mais surtout indiquer les données temporelles qui sont prises directement depuis la vidéo, ce qui enlève une sacré épine de la botte de foin.

Pour ce qui est de la traduction, nous avons les champs du fichier .srt original à gauche et juste à côté les champs dédiés à la traduction. On peut donc traduire les sous-titres sans se préoccuper des données temporelles, pratique. Et si vous voulez voir ce que donne votre traduction, vous cochez la case dédiée et ce seront alors vos sous-titres traduits qui s'afficheront dans l'espace dédiée de la GUI, en dessous de la vidéo.

Et puis, petit bonus sympathique, le logiciel peut aussi sauver votre "projet" en cours afin de vous permettre de le reprendre plus tard.



Dysfonctions et affections

Cependant, même si l'auteur a prévenu dans son amigaguide que son logiciel avait quelques restrictions, il est important de les relever car celles-ci peuvent s'avérer contraignantes. En effet, j'ai essayé de charger plusieurs vidéos sans succès... Je chargeais la vidéo et le logiciel se fermait, sans prévenir. En fait, Slarti n'accepte pas tous les formats d'encodage ni les vidéos de trop grosses résolutions, ces dernières faisant ralentir l'application. La solution sera alors de convertir au préalable votre vidéo pour pouvoir la charger dans Slarti. 

Voici un exemple de commande à utiliser avec Mencoder :
mencoder Ma:video/A/Convertir.mov -oac mp3lame -ovc lavc -lavcopts vcodec=mpeg4 -vf scale=320:200 -o Ma:Video/Converti.avi

Autre bogue gênant, le plantage à l'utilisation des flèches gauche/droite. Ces dernières permettent normalement d'avancer ou de reculer de 3 secondes dans la vidéo et, par effet ricochet, dans les sous-titres. Sur la vidéo de démonstration, Amiga Tribute/Still Alive de Eric Schwartz, cela ne pose pas trop de souci tant que l'on n'a pas commencé à éditer la traduction... Et sur les quelques vidéos que j'ai testées par la suite, ça plantait systématiquement. Le plus ennuyant ici, c'est que cela fait perdre l'ensemble du travail effectué... Pas glop...

Ensuite, il reste un petit bogue mais qui est moins pénible : vous ne pouvez quitter le champs d'édition d'un sous-titre que via la touche Entrée. Si vous procédez différemment, en appuyant sur la touche ESC ou en cliquant en dehors de ce champs par exemple, vous perdrez alors les raccourcis clavier et l'affichage des sous-titres fonctionnera mal, affichant vos "enrichissements" de texte (à savoir les <i></i>, <b></b>, <u></u> ou autre \n, ce dernier permettant un retour à la ligne). Il vous suffira de cliquer à nouveau sur un champ sous-titre et d'en sortir en appuyant sur Entrée, et tout rentrera dans l'ordre !



Évolutions et conclusion (et fin des rimes en -ion ^^)

Il ne manque pas grand chose à Slarti pour qu'il devienne parfait. Le plus problématique reste les "fermetures intempestives" (des plantages ?) de l'application qui font perdre l'ensemble du travail si l'on n'a pas au préalable sauvegarder. Ensuite, l'utilisation de Mencoder ou FFMpeg pour lire les vidéos permettrait sans doute d'augmenter la compatibilité vidéo, mais il faut aussi voir que Slarti n'est pas un lecteur vidéo. Pour pouvoir faire des sous-titres, nous n'avons finalement besoin que du son et d'une vidéo même dans une résolution minuscule, la prévisualisation dans Slarti se faisant d'ailleurs dans une résolution plutôt réduite.

Slarti est un programme original et novateur, sur nos plateformes en tout cas, possédant une interface claire et simple. L'idée de ce programme est vraiment excellente, dommage que les quelques plantages que j'ai eu durant mes tests m'aient un peu refroidi... En effet, pas simple d'avancer quand on perd tout (ou alors, il faudrait penser à sauvegarder à chaque édition d'un champs... ou bien il faudrait que Slarti fasse une sauvegarde automatique). On n'était pas loin du sans-faute et de l'indispensable, mais peut-être que cela sera le cas dans une version prochaine, c'est en tout cas tout le mal que je souhaite à Slarti et à son auteur !


"Petites astuces d'utilisation"

  • Si vous partez de zéro, utilisez le mode "Learn" : vous créerez les tempos de début ou de fin, et créerez donc un champs sous-titre, en appuyant sur la touche F1. Une fois fait, vous pourrez revenir en arrière insérer le texte dans les champs ainsi créés.

  • Pensez à faire des sauvegardes régulières de votre projet, surtout à cause des risques de plantage (on en a surtout quand on débute... après, on sait ce qu'on doit/peut faire et on plante moins ^^).

  • La vidéo que vous souhaitez sous-titrer se charge très lentement ? Ne vous inquiétez pas, une fois que vous aurez sauvegardé votre projet, le recharger se fera très vite !

  • Un clic droit sur la vidéo qui est en train de se jouer équivaut à la fonction "Learn", pratique !

  • Si quelqu'un a compris à quoi servait la partie de droite de l'interface (notamment les Trim et autres), merci de me contacter ^^

--
/me a été agréablement surpris par ce logiciel, dommage pour les plantages qui nuisent à l'expérience...

Billet posté le 18 octobre 2017 (écrit le 9 mars 2017)
(paru initialement dans le n°58 d'Amiga=Power)

lundi 2 octobre 2017

[AMIGA] Premiers pas d'un MorphOSien sous AmigaOS 4.1 Final Edition


Premiers pas d'un MorphOSien sous AmigaOS 4.1 Final Edition

 Bébé fait un pas
(en référence au film "Quoi de neuf, Bob ?" avec Bill Murray, et à la célèbre disquette "Premier Pas")

Cela faisait des années que je côtoyais AmigaOS 4, par le biais de mes essais dans les différents rassemblements Amiga notamment. J'avais même, au début de l'année 2009, sauté le pas et acheté AmigaOS 4.1 Pegasos II, que j'avais installé et brièvement testé (voir les articles sur mon blog datant de mars 2009 : http://www.batteman.com/2009/03/amiga-1eres-impressions-sur-os4-version.html et http://www.batteman.com/2009/03/amiga-os41-sur-peg-deuxieme-impression.html). J'avoue qu'à l'époque je n'étais pas allé plus en avant dans mes essais car le fait de ne pas pouvoir utiliser ma Radeon 8500 m'avait bien refroidi.

Et puis, j'ai eu l'immense honneur et la grande joie de récupérer à l'Alchimie 0xb (celle de 2015 donc) un Pegasos 2 ! Cela faisait quelques années que je m'étais séparé du mien et j'avoue que ça manquait. Du coup, j'ai profité de cette occasion pour récupérer tout ce qu'il faut pour faire fonctionner la bête : une petite carte graphique Radeon 9000 Pro à 128 Mo, mais qui finalement n'a que 64 Mo..., 1 Go de mémoire, une carte SATA en PCI. Pour le reste, j'ai dépossédé mon Pegasos 1 pour récupérer sa tour, son alimentation et son clavier/souris. J'étais donc prêt mais... rien n'allait se passer comme prévu.


Tout d'abord, relancer la machine.

Revenir sur un Pegasos, c'est revenir à ses fondamentaux. Le firmware et ses lignes de commandes, BootCreator, l'USB qui n'est pas reconnu dans ledit firmware, etc. J'ai par conséquent commencé par batailler ferme pour le faire démarrer. Après avoir tenté tout ce que je pensais possible après l'Alchimie, je me suis résigné à attendre l'Amigâteries 2016 de ce cher Huno. Je voulais en effet tester les "périphériques" d'un Pegasos 2 fonctionnel sur le mien et vice-versa, afin de diagnostiquer ce qui n'allait pas et ce que j'allais devoir racheter. A ma grande surprise, tout était fonctionnel... Le seul truc qui manquait, c'était un clavier PS/2. Comme je n'en avais pas, l'affichage de la petite "pastille" de l'Openfirmware mettait une bonne minute avant d'arriver... 

La fameuse pastille qui n'apparaissait pas !

Ouf, tout allait donc bien et je repartais de mon week-end regonfler à bloc, bien décidé à finir cette installation. Et là, voilà qu'après avoir acheté un clavier PS/2 dans un vide-grenier, je constate que je n'arrive jamais à voir mon lecteur DVD et mon HD en même temps... Encore une fois, il s'agissait d'un problème matériel que j'ai résolu en changeant... de nappe IDE, ouf ! Après avoir bêtement copié le MorphOS de mon Powerbook sur le HD du Peg, ce qui a d'ailleurs parfaitement fonctionner, je me suis décidé à installer AmigaOS 4.1 FE. Et là, en plus d'être d'une lenteur sans nom, je n'arrivais pas à faire fonctionner l'USB sous OS4... USB qui fonctionnait pourtant sous MorphOS... Un truc à devenir chèvre ! Ne trouvant aucune solution, je me suis décidé à aller chez CrashMidnick avec ma tour sous le bras pour voir ce qu'il en était... A la fin d'une soirée mêlant pâtes à la carbo et Pegasos, on a fini par conclure que le problème n'était pas logiciel (mon système fonctionnait bien sur sa machine) mais bien matériel et que la seule solution était de voir si on pouvait mettre à jour le firmware du Pegasos 2. Après un échange de mail avec bPlan (qui m'a demandé la version de mon firmware et la révision de ma carte-mère), j'ai reçu le dernier firmware en date pour ma machine, firmware qui activait d'ailleurs l'USB dans le firmware ! Fini le clavier PS/2 moisi et à moi mon beau clavier Apple USB intégrant un petit hub USB ! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, une fois l'USB activé dans le firmware, celui-ci a fonctionné aussi sous AmigaOS 4.1 FE ! On était fin août et j'avais enfin un Pegasos 2 fonctionnel !

Mon Pegasos 2 fonctionnel, dans sa vieille tour.


Puis relancer le système.

C'est lors de la MicroAlchimie 2016 que j'ai enfin finalisé mon installation d'AmigaOS 4.1 FE et que je suis enfin allé plus loin que le simple fait de démarrer, regarder que cela fonctionnait, pour finalement éteindre la machine avec un petit sourire disant "je t'ai bien eu". Grâce à K-L, j'ai récupéré une carte USB 2 me permettant d'avoir des débits honnêtes et surtout utilisables et j'ai surtout commencé à triturer AmigaOS 4.1 et son Workbench, moi le MorphOSien convaincu qui ne touche du Workbench que via l'UAE configuré aux petits oignons de mon MorphOS (voir l'article sur l'émulation de la CD32 paru dernièrement sur le blog) ou quand je démarre mon 1200 ou mon 600 pour lancer quelques jeux WHDLoad. Et je dois dire que le premier contact fait plaisir.

L'installation est bien faite, même si sous Pegasos, il faut un peu tripatouiller le firmware pour permettre son lancement, mais rien de sorcier et c'est indiqué dans la petite documentation. Tout comme MorphOS, on peut choisir de booter sur le CD sans faire d'installation, pratique puisque ça permet de tester sans tout casser. On configure aussi ses préférences avant l'installation si on le souhaite sinon il faudra évidemment repasser par la case "Prefs" une fois l'installation finie. Enfin, on peut installer des contributions, plein de contributions, mais là, je me demande pourquoi on nous pose la question. Tout installer directement et correctement en une seule fois, ce serait tellement plus pratique, d'autant plus que l'installation de ces contributions a pris un certain temps, voire un temps certain sur mon Pegasos... Mais ce n'est qu'une broutille, on peut faire ce qu'on veut donc c'est pas mal non plus (même si je suis adepte du "moins j'en fais mieux je me porte").

Une fois installé, le premier contact est encore une fois bon. L'interface graphique est homogène, même si un peu vieillotte à mon goût, et on sent bien le côté AmigaOS. Les icônes sont elles aussi homogènes et le tout rend bien sur mon vieil écran 17" cathodique en 1280*1024. Une fois passé ce moment de redécouverte, je pars dans les Preferences (les paramètres si vous préférez) et là, c'est la petite gifle. On retrouve encore et toujours les 35 icônes dédiées ! 35 ! Rangés par ordre alphabétique qui plus est, ça n'aide pas. Bon, on s'y retrouve quand même au final même s'il y a toujours ces histoires de "multi préférences", qui ont un nom ou une fonction identique ou presque :  AHI/Sound, Picasso96/ScreenMode/Screens, Printer/PrinterGfx/PrinterPS, Workbench/GUI/Palette, AmigaInput/Input/Pointer, Internet/URL. Du coup, quand on ne sait pas ce qu'il y a derrière, on les ouvre toutes pour savoir à quoi elles servent. Bon point malgré tout dans ces préférences, le keymap que j'avais créé pour utiliser mon clavier Apple sur mon vieux MorphOS 1.4 (car les keymaps d'AmigaOS 3.x sont compatibles MorphOS, bon à savoir aussi) fonctionne sous OS4, super pratique.

J'ai configuré mon système à peu près comme je le voulais. Maintenant voyons le Workbench. Bon, ben c'est le Workbench, et mes années d'Ambient ne m'aident pas. En effet, difficile de me passer des listeurs que j'ouvre d'un simple double-clic sur le fond d'écran (on en ouvre deux et on a un simili DOpus 4, pratique). Le mode listeur d'AmigaOS commence à ressembler à un vrai mode listeur, mais le principe de la navigation qui ouvre une fenêtre pour chaque dossier est assez déconcertant et est surtout peu pratique dans ce mode (on peut fermer la fenêtre parent automatiquement, mais du coup pour revenir en arrière, c'est encore plus galère). Dans les trucs qui m'étonnent toujours, 7 ans après ma première incursion dans le monde OS4 sur Pegasos, c'est le fait de continuer de lancer AsyncWB dans la WBStartup ou bien encore RAWBInfo. On a retouché le Workbench depuis, pourquoi ne pas les avoir inclus ? A moins que certains ne les utilisent pas... mais dans ce cas là, je veux des noms ^^ Enfin, si l'on peut configurer toute la GUI, j'avoue avoir eu peur de me noyer dans les réglages et de tout casser, toutefois, je tenterais sans doute d'installer d'autres skins à l'occasion. Dernier point qui m'a étonné, l'absence de raccourcis clavier fonctionnels dans le Workbench : impossible de fermer une fenêtre ouverte en appuyant simplement sur "Esc", d'effacer un fichier en pressant nonchalamment la touche "Suppr", etc. Bien évidemment, je ne doute pas qu'avec FKey et les possibilités Arexx du Workbench, je pourrais contourner ce problème. A suivre donc !


Et enfin, relancer les logiciels.

Comme je suis un grand admirateur du travail de zzd10h, j'ai voulu acquérir les logiciels de celui-ci via l'AmiStore. Si l'idée de ce magasin en ligne est louable et si sa réalisation est bonne, l'inscription est une véritable tannée ! Tout d'abord, impossible de créer un compte depuis AmigaOS 4 puisqu'il faut passer par le site internet et son "captcha" (truc qui prouve que vous n'êtes pas un robot mais que les robots doivent réussir à passer mais qui nous énervent, nous les humains). Or ce captcha n'est pas géré correctement par OWB (le navigateur gérant le CSS et tout le tuttim, mais qui galère avec les captcha, que ce soit dans sa version OS4 ou dans sa version MorphOS). Ensuite, il faut réussir à se connecter avec son username... qui n'est pas le username que l'on a donné mais celui que l'on reçoit quand on créé son compte... logique... Enfin, le paiement s'effectue par Paypal via le navigateur Internet, ce qui signifie que la préférence dédiée, à savoir la préférence URL et non celle nommée Internet (vous voyez ce que je veux dire), doit être correctement configurée sinon vous n'arriverez jamais au paiement. Par contre, une fois que ce chemin de croix est enfin terminé, c'est d'une simplicité déconcertante à utiliser. D'autant plus que les mises à jour des logiciels achetés s'affichent automatiquement et s'installent toutes seules, classe !

 SysMon de zzd10h, une des applications de son pack !

Je profite d'ailleurs de cet article pour remercier comme il se doit zzd10h pour ses logiciels, tous très bien finis et très utiles. Je n'ai pas encore craqué pour l'Enhancer Pack (un paquetage payant de mises à jour pour le système) mais je pense que ça ne saurait tarder, à voir suivant mon utilisation plus ou moins intensive d'AmigaOS.


Dir Me Up ! Et un petit post-it issu du pack de zzd10h !

DirMeUp de Glames est un autre logiciel que j'utilise pas mal. La raison en est simple : je cherchais comment faire pour ne pas utiliser le Workbench ! ^^ Sous MorphOS, quand Ambient (le Worbench de MorphOS, équivalent du Finder de MacOS ou d'Explore de Windows) était à la ramasse, j'utilisais la version 3.6 de Classaction, celle de son auteur originel à savoir de Salim Gasmi. Ici, il me faut bien un palliatif et mon dévolu s'est jeté sur DirMeUp, bien plus moderne que ce bon vieux Classaction qui ne fonctionne d'ailleurs pas sous OS4 (il fait un Guru au lancement). Avec DirMeUp, Glames a confectionné un petit bijou de fonctionnalités. Si la première utilisation peut s'avérer un peu déroutante, DirMeUp ne ressemblant pas à DOpus ou Classaction puisque ne proposant pas de double-listeur, mais une fois que l'on a compris son utilisation, on a vraiment du mal à s'en passer, à tel point que je l'ai mis dans ma WBStartup !

Pour revenir sur les fameuses contributions, je salue également l'énorme effort qui a été fait pour l'intégration d'UAE, le tout grâce à RunInUAE, les roms et autres ADFs disponibles directement. C'est un plus appréciable de pouvoir lancer ses jeux sans avoir à tout configurer à la main. Les logiciels fournis permettent aussi d'éviter le passage sur OS4Depot pour avoir tel ou tel logiciel, même s'il faut avouer que, comme pour MorphOS, il vous faudra immanquablement faire l'effort d'aller chercher ce dont vous avez besoin. Il pourrait être sympathique toutefois d'avoir, comme sous MorphOS ou même Amiga Classic, un pack contenant un ensemble de logiciels pré-configurés et prêts à l'emploi. Reste juste à trouver le Papiosaur (qui propose le pack Chrysalis pour MorphOS) ou le Jan Zahurancik (qui propose le pack AmiKit pour les aficionados de WinUAE) d'AmigaOS 4, et non, ce ne sera pas moi ^^


Quid de mon ressenti en tant que "simple utilisateur" ?

Les choses ont quand même bien avancé depuis tout ce temps et j'avoue que je prends plaisir à lancer mon Pegasos 2 pour utiliser AmigaOS 4.1 FE même si je ne le lance pas autant que je le voudrais (saleté de boulot, de gosses, de femme, de travaux dans la maison... ah, on me fait signe dans l'oreillette que cela s'appelle "la vie"...). L'ensemble est devenu cohérent, homogène, s'est étoffé et est réellement utilisable (je n'ai eu aucun reboot intempestif durant mes différentes utilisations, ce qui est plutôt bon signe). Toutefois, pour une personne qui viendrait à découvrir le système ou pour un MorphOSien qui ferait le même chemin que moi, les habitudes acquises ont la vie dure et il n'est pas simple de s'en défaire. Certaines choses continuent de m'énerver (les prefs, le Workbench, ce côté rétro qui n'est pas forcément voulu) quand d'autres m'enthousiasment (RunInUAE, le nouveau Shell dont je n'ai pas parlé, AmiUpdate).

Il va donc falloir désormais que je m'attelle plus sérieusement à utiliser ce système, si j'en trouve le temps, et que je fasse la mise à jour vers la version "Update 1" également. Ce sera l'occasion pour moi de refaire le point avec vous, tout en testant d'autres logiciels et en cherchant à pallier à mes petits soucis (par exemple avec Preferences disponible sur OS4Depot pour regrouper toutes les Préférences, et il y en a sûrement d'autres). Only Amiga Makes It Possible! ^^


Addendum datant de la parution de ce billet sur le blog :

 Ma nouvelle tour, mais avec un papillon et inscrit Pegasos 2 dessus
(oui, suis fainéant, pas eu le courage de prendre une photo...)

Depuis fin janvier, la situation a un peu évolué et j'ai récupéré, merci slobman d'ailleurs pour ce généreux don, une magnifique tour noir de chez RELEC (tour sérigraphiée qui a l'époque hébergeait les Pegasos 2 sous MorphOS ou les Sam440 sous AmigaOS 4 que vendaient notre cher revendeur helvète). Cette tour contenait un "antique" lecteur de disquette que j'ai remplacé par un lecteur de disque dur SATA 2"1/2 bien plus pratique. Il a fallu par conséquent que j'installe également une carte SATA PCI, que j'avais acheté il y a un bon moment maintenant à Amedia Computer (afin d'être sûr que celle-ci soit compatible à la fois sous MorphOS et sous AmigaOS 4). Après avoir bataillé pour que cette carte PCI cohabite avec la carte PCI USB 2.0, en effet, soit je perdais la carte USB suivant les ports dans lesquels étaient enfichées les cartes soit AmigaOS 4 restait bloqué sur l'image de chargement, j'ai eu le plaisir de voir le disque dur 2"1/2 inséré dans le lecteur se monter sur les deux systèmes. Seul bémol, l'insertion/extraction à chaud ne fonctionnent pas, il faut par conséquent redémarrer à chaque changement de disque. J'ai également récupéré un disque dur SATA 3"1/2 que j'ai monté dans la tour mais celui-ci n'est pas vu... Je vais voir pour y mettre plutôt un petit 2"1/2 à 7200 tours (je dois en avoir un dans ma vieille PS3 Fat). Pour ce qui est du lecteur de disque dur, je ne l'utiliserai que pour faire mes sauvegardes ou échanges de données car j'avoue avoir été déçu de mes premiers tests de vitesse de cette solution en comparaison du disque dur IDE interne, alors que celui-ci me semble pourtant asthmatique mais quasiment aussi rapide que le disque SATA... Affaire à suivre !

--
/me est vraiment content d'avoir de nouveau un Pegasos même s'il ne l'utilise pas autant qu'il voudrait...

Billet posté le 2 octobre 2017 (écrit le 27 janvier 2017)
(paru initialement dans le n°58 d'Amiga=Power)

mardi 31 janvier 2017

[AMIGA] E-UAE is magJIT !


E-UAE is magJIT !
Et Álmos est le prestidigitateur !

Vous ne le savez peut-être pas, mais les “nouveaux” Amiga sont compatibles avec les logiciels qu’on trouvait sur les Amiga des années 80-90, mais de manière partielle puisque tous ceux utilisant les puces spécialisées des Amiga ne peuvent pas fonctionner, la faute à l’absence de ces dernières dans les AmigaOne, Sam, Pegasos ou autres Macintosh PPC (les trois premiers faisant fonctionner AmigaOS 4, les trois derniers faisant fonctionner MorphOS, oui, le Pegasos dans sa version II permet de faire fonctionner AmigaOS 4 et MorphOS, tout comme la Sam460, et bientôt l’AmigaOne X5000 devrait aussi réussir cet exploit). Pour pallier à cela, et permettre de jouer à tous les jeux de la ludothèque Amiga, puisque la très grande majorité des jeux utilisaient ces puces dédiées, il nous faut par conséquent utiliser un émulateur, à savoir E-UAE, un dérivé de WinUAE, performant mais qui avait quand même ses limites. Cependant, grâce à Álmos “Rachy” Rajnai, notre E-UAE PPC, à l’instar de son grand frère Windowsien, s’est lui aussi doté d’un JIT (qui signifie “Just In Time”). Ce JIT recompile en fait à la volée des parties du code émulé pour le transformer en code PPC dans le cas présent, ce qui accélère grandement les choses, et c’est peu de le dire.



Un peu d’Histoire !

L’émulation de l’Amiga par d’autres machines était une vaste plaisanterie, du fait des puces dédiées qui compliquaient largement la tâche, pas seulement des développeurs, mais surtout des machines qui essayaient de l’émuler puisqu’il fallait des machines surpuissantes, qui n’existaient pas alors, pour que cela fonctionne à peu près correctement. Je vous parle ici du début/milieu des années 90. Mais voilà, avec l’avènement des machines dépassant les centaines de MegaHertz, la mémoire qui continuait elle aussi d’enfler dans les configurations PC, ce qui devait arriver arriva et les émulateurs Amiga ont commencé à se creuser un trou (à l’époque, WinUAE était déjà là, mais Fellow était aussi de la partie). L’arrivée du JIT dans WinUAE a ensuite permis à toutes les configurations plus ou moins modestes de pouvoir faire fonctionner correctement la majorité des jeux Amiga… Ça y était, un PC du Carrouf’ du coin pouvait faire tourner les jeux Amiga… Pour concurrencer ces émulateurs, un autre émulateur proposait l’originalité de ne pouvoir lancer que les applications n’utilisant pas les puces dédiées et de pouvoir aussi exécuter du code Amiga compilé en x86 (qui est, rappelons le, le processeur de chez Intel et AMD que l’on retrouve dans les PC, alors que le processeur de l’Amiga était de la famille des 680x0, de chez Motorola) tout en possédant lui aussi un JIT : Amithlon. Celui-ci aurait pu devenir un environnement viable, même s’il était cantonné à AmigaOS 3.1 (du moins au départ), mais des mésententes et diverses engueulades en viendront à bout…

Finalement, l’Amiga connaîtra un renouveau avec la sortie du Pegasos et de son système MorphOS, puis avec la sortie de l’AmigaOne et d’AmigaOS 4. Ces deux systèmes, à l’instar d’Amithlon, ne pouvaient lancer que les applications “propres” (qui n’utilisent pas les puces) mais avaient aussi l’avantage d’évoluer et de proposer des nouveautés. Mais comme les machines n’étaient pas des super-calculateurs, même si elles étaient relativement véloces pour l’époque (600 MHz pour le G3 du Pegasos I par exemple, qui passera à 1 GHz pour le G4 du Pegasos II qui aura en plus l’Altivec), l’émulateur Amiga UAE permettait de faire tourner ces vieux jeux de manière honnête mais il ne fallait pas s’attendre à lancer des jeux pour Amiga 1200 un peu boosté, voire certains jeux Amiga 1200 de base.



Petit à petit, les machines accueillant AmigaOS 4 et MorphOS ont pris de la vitesse, mais l’émulation Amiga était toujours un peu juste, il manquait toujours un petit quelque chose… Et ce petit quelque chose, c’était le JIT. Disponible pour les possesseurs d’ordinateurs à base de x86, ce JIT x86 ne pouvait malheureusement pas être réutilisé puisqu’il était et est toujours spécifique à ce type de processeur, qui ne fonctionne pas du tout de la même façon que les PPC, qui eux font fonctionner les AmigaOne et autres… Et si MorphOS et AmigaOS 4 ont eux aussi un JIT (respectivement Trance et Petunia), ceux-ci ne pouvaient pas non plus être adaptés à UAE (et là, j’avoue que je ne sais pas trop pourquoi, sans doute que le JIT d’UAE ne traite pas uniquement que les données du processeur 68k…). Il fallait par conséquent se relancer dans un développement quasiment de zéro, ce qu’aucun n’a voulu faire même lorsqu’un bounty (une cagnotte faite par les utilisateurs qui revient au développeur qui aura rempli le cahier des charges écrit au préalable) a été créé en 2009. Avec pas loin de 3000 EUR à la clé, personne ne voulait s’y atteler. Il faudra attendre début 2011 pour que Álmos “Rachy” Rajnai se porte “volontaire”.
Initialement prévu pour être terminé fin février 2012, il lui aura finalement fallu près de 4 années pour venir à bout de ce projet titanesque. Álmos avait tout de même un petit avantage par rapport aux autres, il était l’auteur de Petunia, le JIT d’AmigaOS 4 !


Résultats des courses ?

Tout d’abord, sachez que SysInfo, qui permet d’avoir quelques informations sur son Amiga, et qui fait aussi un petit calcul du nombre d’opération à la seconde, donne un processeur 68020 à 10 Mips sans JIT contre un processeur 68020 à 88 Mips avec le JIT ! La différence entre les deux est, par conséquent, déjà plus qu’évidente sur mon PowerBook G4 à 1,67 GHz. Pour ce qui d’un Mac Mini G4 à 1,33 GHz, celui de ACE pour ne pas le citer, il tourne à près de 66 MIPS, ce qui est plus qu’honorable et ce qui rend le tout enfin utilisable.




Autre sentiment, le boot d’un système complet semble nettement plus rapide et surtout l’utilisation du Workbench émulé est d’une fluidité quasi parfaite (j’utilise un Workbench en AGA en 640x480) et surtout bien meilleure qu’avant.

Pour être totalement sûr de mon coup, je lance AlienBreed 3D avec E-UAE sans le JIT… Outch, que c’est lent, je ne sais même pas si j’atteins les 5 FPS… Comparons avec la version JIT… Nom de Zeus ! C’est fluide, probablement pas très loin de 30 FPS ! Et le résultat est encore plus saisissant avec AlienBreed 3D II qui est enfin jouable ! Ce qui est étrange, puisque la DEL (oui Diode Électro Luminescente en bon françois, ou bien LED si vous préférez…) dédiée au JIT reste rouge, ce qui signifie que celui-ci n’est pas activé… Étrange, et surtout tout bonnement incroyable. Le constat se répète avec d’autres FPS comme Breathless. Bien évidemment, le JIT ne permet pas de faire des miracles puisqu’il ne fonctionne qu’avec un processeur 68020 et plus.

De ce fait, les jeux n’utilisant pas ces processeurs ne tirent pas parti du JIT. Malgrè cela, il faut avouer que le JIT apporte un souffle nouveau à l’émulation Amiga sur ordinateurs PowerPC, et notamment sur AmigaOne/Sam/Pegasos/Mac PPC !

Une petite astuce importante à noter : si vous utilisez MorphOS et que vous trouvez que votre E-UAE JIT se traîne, allez télécharger la version compilée par Fabien “Fab1” Coeurjoly qui est disponible sur http://fabportnawak.free.fr ! La différence entre sa version et celle disponible sur le Sourceforge officiel est d’un facteur de 2 ! D’autre part, si vous utilisez un portable sous MorphOS et que vous utilisez la version de Fab1 et que ça continue de se traîner, vérifiez que vous avez bien l’alimentation branchée. En effet, MorphOS gérant assez efficacement l’énergie, il réduit par défaut la puissance utilisable sur les portables qui sont sur batterie. Par conséquent, soit vous allez bidouiller dans les préférences de MorphOS soit vous remettez le fil à la patte de votre portable !


J'ai également testé UAE JIT sur mon Mac Mini, qui est tout de même légèrement overclocké et tourne à 1,75 GHz (il s'agit également de la version qui possède 64 Mo de mémoire vidéo) et les résultats sont identiques à ceux obtenus avec le PowerBook. La sensation de vitesse est là aussi bien présente mais il faut reconnaître que certains jeux n'aiment pas trop le JIT et se trouvent, aussi étrange que cela puisse paraître, plus lent ou avec des saccades sous UAE JIT et tournent parfaitement avec la version sans JIT (je pense notamment à SlamTilt). Pour ce qui est de SysInfo, le nombre de MIPS obtenu est proche de celui obtenu avec le PowerBook, à savoir 84,3 en mode fenêtré sans overlay (pour pouvoir faire les captures d'écran) contre 88 pour le PowerBook. Toutefois, le Mac Mini monte à 88 MIPS en plein écran avec l'overlay activé ! Je ne saurais expliqué cela mais c'est un fait intéressant à noter.


Le mot de la fin !

Comme écrit en titre, UAE est désormais magJIT, voire magique avec le JIT ! C’est désormais un vrai plaisir d’utiliser son Amiga émulé sous MorphOS. Personnellement, j’ai réinstallé un OS 3.1 de base qui se lance sans rien de plus pour pouvoir utiliser iGame et ainsi lancer de manière “transparente” les jeux WHDLoad notamment.
J’ai aussi installé les scripts Ambient disponibles dans l’archive d’E-UAE MorphOS afin de simplifier toujours plus le lancement d’ADF ou autres exécutables 680x0 !


En plus de ces scripts qui me permettent de lancer UAE de manière "invisible", j'ai aussi créé des icones qui me lancent les configurations souhaitées afin d'arriver sur le WB de mon choix (dont un clone de mon A600 et de son HD de 20 Mo ^^) ainsi que des raccourcis vers les répertoires qui font office de disque dur pour UAE afin d'avoir facilement accès à ceux-ci et de pouvoir y copier facilement mes exécutables et autres. Ce qui est pratique, c'est que la copie de fichiers dans un de ces répertoires/disque dur est immédiate et le fichier est disponible instantanément sous UAE. Royal !

Comme dirait l’autre : “C’est rien que du bonheur !”.


Sites internet :
http://euaejit.blogspot.fr/

Guide d’installation d’E-UAE sur MorphOS, très détaillé (en anglais) : E-UAE_installation_on_MorphOS.pdf (ce guide est aussi valable pour la version
JIT)

--

/me a trouvé l'astuce qui lui permet de se connecter à Blogger avec OWB MorphOs ! Youhou !



Billet posté le 31 janvier 2017
(paru initialement dans le n°56 d'Amiga=Power (septembre 2015)

mardi 25 octobre 2016

[AMIGA] Pegasos 2 et Blogger fonctionnels !



Quasiment un an jour pour jour après mon dernier post ici, voilà que je remets le couvert avec un petit billet, qui sera petit mais qui, je l'espère, sera annonciateur d'un renouveau... Même si je me connais et qu'il y a peu de chance que ce blog devienne un truc mis à jour ultra régulièrement !

Pour faire bref, je vais essayer de vous résumer cette histoire qui avait bien commencée il y a de cela un an et demi, en juin 2015. Après un post dans une actualité du site d'AmigaImpact dans lequel je disais regretter mon Pegasos 2, un ami a eu la douce et heureuse idée de me céder gracieusement une carte-mère de Pegasos 2 qui devait être fonctionnelle (et qui avait appartenu auparavant à SoundSquare, pour ne pas le nommer ^^). Quelques mois plus tard venait l'Alchimie et la remise en main propre de la bête. J'avais pu profiter de ces quelques mois pour acquérir tout le matos qui allait habiller cette carte-mère (à savoir de la mémoire, une carte graphique Radeon 9000 Pro avec 128 Mo de mémoire qui n'en aura finalement que 64... un disque dur de récup',  tout le reste sera repris de mon Mac Mini qui était parti chez un collègue MorphOSien qui en prenait soin).

Mais l'aventure ne faisait que débuter !

En effet, il me faudra encore attendre l'Amigâteries du début d'année 2016 pour réussir à faire repartir la bête grâce à des tests poussés en faisant des greffes des pièces du Pegasos 2 de Huno sur le mien afin de déterminer ce qui ne fonctionnait pas chez moi. Après avoir enfin vu le Firmware, je n'avais pas pu aller plus loin car mon disque dur et mon lecteur CD n'était pas vu par ledit firmware... On avait avancé mais la route allait encore être longue !

Le miracle arrivera finalement quelques jours plus tard puisque le souci venait de la nappe IDE que j'utilisais. En la changeant, je voyais mon disque dur. C'était enfin bon !? Eh bien non... Mon clavier USB n'était pas reconnu dans le firmware... j'ai donc du acheter un clavier PS/2 dans un vide-grenier... Avec un clavier reconnu, je pouvais enfin paramérer le firmware et booter, ouf ! J'en profitais pour recopier l'intégralité du MorphOS de mon Powerbook et rulez ! 
Mais comme je n'avais pas dit mon dernier mot, je voulais aussi installer AmigaOS 4.1 dessus. Et comme j'avais acheté le CD d'AmigaOS 4.1 Final Edition, je pensais que cela allait être d'une facilité déconcertante... Mais non... L'USB interne n'était pas reconnu par AmigaOS 4.1, j'avais des plantages aléatoires et l'installation était super longue... Las, je mettais la machine de côté, me disant que j'irais faire un tour chez CrashMidnick à l'occasion pour tester tout ça...

Chez Crashou fin août, on en est arrivé à la conclusion que le souci venait du firmware... On a alors demandé à bPlan s'ils pouvaient nous envoyer une mise à jour, ce qui a été fait très rapidement. Une fois la mise à jour reçue et installée, mon vieux clavier Mac USB était enfin reconnu dans le firmware (adieu vieux clavier moche en PS/2) et surtout l'USB qui était enfin initialisé sous le firmware était aussi reconnu sous OS4 ! Yeah !



La fin de cette petite histoire se passe lors de la MicroAlchimie de ce week-end. Avec l'aide et les conseils des participants, notamment K-L à qui j'ai bien cassé les pieds, j'ai finalisé/fignolé mon installation d'AmigaOS 4.1 et surtout, j'ai eu la surprise de voir que la version du navigateur internet Odyssey Web Browser (OWB) d'AmigaOS 4.1 permettait de se connecter sur Blogger, ce que ne permet plus la version de MorphOS ! Et voilà comment je reposte ici.

On verra si cela aura une quelconque incidence sur la vie de ce blog, mais au moins j'ai de nouveau accès à l'interface administrateur et je peux donc poster ! Youhou ! Pour le reste, je ferais un article pour le numéro 58 d'Amiga=Power, que je mettrais en ligne ici plus tard, une fois le 58 paru ! 


--
/me a enfin la possibilité de poster ses billets, et s'aperçoit qu'il a un brouillon en attente depuis plusieurs mois...

Billet posté le 25 octobre 2016

mercredi 29 octobre 2014

[AMIGA] Lettre à moi même en 1996 !



Suite à un post de ce cher Mikedafunk dans les forums d'AmigaImpact.org, j'ai pris connaissance de cette "Lettre à moi même en 2007" écrite par Maniatux et j'ai eu envie de faire de même, mais en version "Amiga" et non "Linux", et voici ce que ça donne.



Cher BatteMan, ah non Mickaël, puisqu'en 1996 je n'avais pas encore de pseudo... Si tu peux lire ce courrier, c'est que tu as trouvé le fichier texte caché dans le jeu "Retour vers le futur", ben oui quel autre jeu pouvait permettre de faire voyager un fichier texte dans le temps ! Je suis en 2014 et toi tu es en 1996, jeune lycéen qui habite chez Maman et qui est tout heureux d'avoir un Amiga 1200 Escom, un pack "Amiga Magic", avec un disque dur de 120 Mo, avec une carte accélératrice MTEC 68030 à 42 MHz équipée de un mega-octet de mémoire Fast ! S'il n'est pas trop tard, je t'invite à ne pas formater ton disque dur. Oui, je sais, tu veux te faire la main et tout réinstaller ensuite, mais c'est pas une bonne idée, car si tu fais ça tu vas effacer Scala et tu ne pourras pas le réinstaller puisque celui-ci n'est pas fourni sur disquette ! Quoi, il est déjà trop tard !? Malheureux !

Pour ma part, en 2014 j'utilise un PowerBook sous MorphOS. Tu dois te dire que j'ai bizarrement évolué... Passé de l'Amiga à un ordinateur Apple tournant sous un système d'exploitation étrange qui t'est totalement inconnu. Eh bien rassure toi. Il s'agit bien d'un ordinateur Apple mais c'est parce qu'il n'y malheureusement pas d'autre moyen d'utiliser un système d'exploitation amiga sur un portable ! Oui, un Amiga portable, depuis le temps que tu en rêvais ! Car oui, je ne te l'ai pas encore dit, mais MorphOS est un système d'exploitation amiga PowerPC, tu sais ces processeurs que Phase5 veut utiliser dans ces cartes accélératrices. Finalement, Phase5 fera bien des cartes PowerPC pour 1200 et 4000 (tu en auras même une en 1999 pour ton 1200). Mais Phase5 va ensuite faire faillite.... et renaîtra de ses cendres dans la société bPlan qui créera par la suite le Pegasos, un ordinateur que tu auras également en janvier 2003 et qui te fera découvrir ce fameux MorphOS, un système créé par des anciens de Phase5 mais pas que (coucou henes !).

Comme tu le vois, je n'ai finalement pas si mal tourné que ça, même si j'aurais pu choisir la voie officielle, mais elle a eu le "malheur" d'arriver bien après le Pegasos et MorphOS et mon choix était de ce fait déjà arrêté. En effet, même si Escom a fait faillite, que son repreneur Gateway 2000 a jeté l'éponge et que les licences Amiga se sont éparpillées à gauche et à droite, l'Amiga existe toujours sous diverses formes, ce qui est assez incroyable quand on voit dans quel état il était en 1996 et comme il sera au début des années 2000. La voie officielle donc, propose elle aussi un AmigaOS PowerPC, qui fonctionne sur des cartes-mères "propriétaires" et sur le Pegasos II.

 MorphOS quant à lui tourne sur les Pegasos (I et II, tu auras les deux, tu tenteras même l'expérience AmigaOS 4 sur ton Pegasos II, mais tu ne l'utiliseras pas plus que ça, tellement "habitué" que tu es à MorphOS et tu ne pourras te résigner à retourner à utiliser le Workbench, notamment). MorphOS tourne également sur l'Efika, un mini Pegasos qui a le désavantage de n'avoir que 128 Mo de mémoire. Oui, 128 Mo en 2005, c'est déjà peu même si toi tu es content d'avoir 2+1 Mo de mémoire (bientôt 2+8, puis tu passeras au 68040 avec 64 Mo, puis au PPC à 240 MHz avec 96 Mo, puis tu retourneras au 68k avec un 68060 à 50 MHz et 64 Mo pour finalement passer au Pegasos à 600 MHz avec 256 Mo, puis 512, le Pegasos II à 1 GHz avec 1 Go de mémoire, puis le Mac Mini et le PowerMac pour terminer, pour le moment, avec un PowerBook à 1,67 GHz et 1,5 Go de mémoire, le pied pour MorphOS). Mais comme produire des ordinateurs pour de si petites productions (si l'on dépasse les 5.000 unités vendues, que ce soit pour les machines MorphOS ou AmigaOS 4, c'est le bout du monde), MorphOS va se tourner vers les ordinateurs Apple à base de PowerPC. Apple ayant pris un virage assez inattendu, ils sont passés au processeur Intel x86 en 2006, les ordinateurs Apple à base de PowerPC ne se trouvent que d'occasion, mais à des prix défiant toute concurrence, ce qui est finalement bien pratique.

Ce qui va t'étonner également, c'est que tout le monde a aujourd'hui un accès à Internet, ce truc que tu connais vaguement de nom et qui va tout chambouler. Et, encore plus étonnant, cet accès se fait sur les ordinateurs, encore heureusement tu vas me dire, mais aussi sur les téléphones portables. Oui ! Les téléphones portables, qui sont désormais très loin des premières cabines téléphoniques portatives et autres Bebop, sont devenus de véritables ordinateurs de poche qui ont remplacés très vite les Palm et autres Psion. Et ces téléphones portables sont désormais plus puissants que la majorité des ordinateurs que tu vas posséder... Et attention, le truc le plus fou, c'est qu'Apple a fait son propre téléphone avec son propre système d'exploitation et que son concurrent direct est une entreprise spécialisée dans la recherche d'informations sur Internet... Google... qui n'existe pas encore en 1996 ! L'Amiga, quel qu'il soit, n'a pas mis son nez sur ces téléphones portables, mis à part via émulation. En effet, l'émulation de l'Amiga a bien évolué depuis 1996, où il semblait illusoire de penser pouvoir faire tourner correctement un Amiga 500 sur un PC. Désormais, les utilisateurs de PC sous Windows 7 ou 8 (oui, Microsoft compte bizarrement... on est passé de 95 à 2000, puis à XP, Vista et enfin 7 puis 8 et le prochain s'appelerait Windows 10...) peuvent émuler un Amiga 1200 ou 4000 PPC... ça évolue vraiment très vite.

Pour te rassurer toutefois, même si la situation semble compliquée en 2014, il y a quand même de très bonnes choses qui se passent encore pour Amiga. Des cartes continuent de sortir pour les Amiga dits classiques (les Amiga de Commodore/Escom), des ordinateurs dédiés à AmigaOS 4 sont encore produits et de nouveaux devraient sortir prochainement, même si les prix sont assez rédhibitoires pour certains. Il y a toujours des développement de logiciels et les deux systèmes concurrents (MorphOS et AmigaOS, et on pourrait ajouter AROS, un système Amiga "libre") continuent d'évoluer. Et, chose assez étonnante, des "clones" d'Amiga Classiques sortent, aidés par l'apparition des FPGA qui sont des circuits logiques programmables dans lesquels on peut recréer des puces (dont les fameuses puces de l'Amiga) et même des processeurs, le tout de manière logicielle. Comme les puces dédiées à l'Amiga ne sont plus produites et comme les 68k coûtent toujours très chers, ces cartes à base de FPGA sont une petite révolution pour le monde Amiga. Tu peux voir un Minimig ci-contre, qui est un A500 dans un FPGA qui utilise toutefois un vrai 68000. On a même droit à des cartes accélératrices qui utilisent ces FPGA !

Comme tu peux le lire, l'Amiga bouge encore et sa communauté est toujours aussi active. D'ailleurs, je viens de faire un podcast pour la MicroAlchimie 2014, une party conviviale organisée par les Triple A, une association d'Amigaïstes de la Drôme. Ah oui... podcast... c'est une "émission" type radio que l'on peut télécharger grâce à Internet sur notre ordinateur et qu'on écoute quand on veut. Oui, même la façon d'écouter la radio, et même la façon que l'on a de regarder la télévision (avec ce qu'on appelle la vidéo à la demande, qui permet de regarder ce que l'on veut au moment où on le veut), a été modifiée par Internet. Pour l'instant, tu ne connais pas les partys Amiga, mais tu feras ta première avec Laurent et Vincent en 2001, la WoodParty organisée par les... WoodTower, ça ne s'invente pas. C'est d'ailleurs durant cette party que ton pseudo va apparaître.


Allez, profite bien de ton 1200, des soirées/week-end passés avec les Jumeaux sur vos Amiga, de tes week-ends passés à créer un fanzine en AmigaGuide, que tu échangeras contre le fanzine aussi en AmigaGuide créé par ces mêmes Jumeaux. Tu vas découvrir des personnes formidables que tu continues de côtoyer, "perdre" ton temps sur IRC et faire exploser la facture de téléphone quand tu auras ton appartement étudiant avec accès à Internet, faire tes armes sur AmigaOS et ensuite MorphOS, partir aux quatre coins de la France pour aller dans les différentes partys (tu iras même à l'étranger pour aller voir des présentations de l'AmigaOS et de MorphOS). Bref, tu vas bien profiter et tu continueras encore aujourd'hui, même si je suis moins présent, je reste là, je lis et je participe discrètement dans mon coin !

--
/me espère que son moi de 1996 lira ça avec plaisir ^^

Billet posté le 29 octobre 2014 

samedi 5 janvier 2013

[AMIGA] Who is the BatteMan ?!


À l'occasion de la mise en place d'une rubrique "Présentations" dans les forums d'AmigaImpact.org par notre cher webmestre adoré (SteaG, si tu me lis ^^), j'ai écrit une petite prose sur mon parcours d'Amigaïste. Comme ce blog est en friche depuis novembre dernier (d'ailleurs, "La Bible Amiga" a finalement été envoyée à Scr33tch, Khephrens ayant souhaité lui offrir), je profite de l'occasion pour reposter cette longue tirade ici, avec quelques modifications histoire de permettre au novice en Amiga de comprendre un petit peu de quoi je parle ^^

De plus, comme il n'est jamais trop tard pour bien faire : "BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2013 !" ^^



Mon pire ennemi, le Joteker vous le dirait, sans doute même mieux que mon inusable Altefred et mon indéfectible Robinet, je suis un gamer jusqu'au bout des doigts, mais à fortiori un Amigaïste avant tout.

J’ai commencé à jouer réellement à partir de Noël 1991 quand le Père Noël, bien aidé par mon grand-père et ma maman, m’a apporté un Amiga 500 avec son écran 1083S et son joystick "Quickjoy Topstar" (voir ci-contre), le tout accompagné du « Starter Kit » comprenant les disquettes (désormais usées jusqu’à la corde ^^) de F-18 Interceptor, Indiana Jones & la dernière croisade (version arcade) mais aussi Fusion Paint et Kindwords, respectivement des logiciels de dessin et de PAO ! Que d’heures passées sur ces disquettes !
Je me souviens encore avec une certaine nostalgie et aussi une certaine appréhension de mon premier « Guru Meditation » ! J’ai cru que mon cœur allait sortir de la poitrine ! Ce message rouge clignotait telle une alarme (cf la "bannière" de ce billet) et, à 11 ans, j’ai pris peur ! J’ai stoppé net l’ordi et quel soulagement ce fût de constater qu’en le rallumant, il fonctionnait parfaitement. N’ayant pas de connaissance en informatique et pas d’amis équipés d’Amiga, je profitais des sorties en course pour regarder les rayons de jeux dans les magasins. C’est à l’occasion d’une sortie, dans un magasin "But" (on trouvait de l'Amiga partout ou presque à cette époqe...), que je suis tombé amoureux de Croisière pour un cadavre. Cette boîte, son contenu, ce jeu ! Il m’aura fallu quelques années, et l’aide d’une soluce…, pour en venir à bout.

Puis j’ai découvert le magazine Amiga Dream fin 1993 et sa fameuse disquette, notamment la disquette du n°2 avec le casse-briques Poing ! Que d’heures passées à jouer à cet excellent jeu avec mon beau-père, tout comme sur Pinball Dreams. L’année 1993 correspond aussi à l’année de notre déménagement qui me permettra de rencontrer mon voisin et ses milliers de disquettes Amiga… non originales évidemment… Il me les filait par tiroir de commode entier ! Ne connaissant pas les joies de la copie à l’époque, je testais les jeux rapidement et restais scotché sur certains, dont un nommé Flashback ou un autre appelé Dune. Mais n’ayant que peu de temps à leur consacrer, je ferais plus ample connaissance avec eux plus tard, mais ils m'avaient déjà fortement impressionné à l'époque ! Ce même voisin m’offrira un peu plus tard une extension de mémoire de 512 ko pour mon A500. Cette extension m’a fait découvrir les joies d’avoir 1 Mo de mémoire (c'était énorme à l'époque), ce qui apportait des bonus dans certains jeux dont des « sons » supplémentaires dans CpuC ^^ (le bruit de craquement des planches du bâteau, le cri des mouettes quand on est sur le pont, etc.)

En 1995, j’arrive au lycée et je découvre, avec beaucoup de hasard et de surprise, que je ne suis pas le seul Amigaïste au monde ! En effet, alors que je suis inscrit au club aéronautique, le prof demande si on peut faire un petit jeu type QCM sur informatique facilement. Et là, à mon grand étonnement, les Jumeaux présents dans la salle (on est 5 ou 6 à ce club) pensent que ça pourrait être simple de le faire en AmigaGuide ! AMIGAGUIDE ! Mon sang n’a fait qu’un tour puisque l'AmigaGuide était un format de document-texte permettant d'insérer des liens hypertextes et plus, l'ancêtre du HTML en quelque sorte, ou alors son cousin, mais uniquement disponible sur Amiga !

Et voilà comment j’ai connu WickedVinz et slobman (qui n'avaient pas ces pseudos à l'époque d'ailleurs), et là, tout s’est enchaîné ! ^^ Possesseurs d’un magnifique A600 francisé via la bidouille d'un mélange de deux versions d'AmigaOS, équipé d'un disque dur, d'une extension mémoire portant celle-ci à 2 Mo (plus qu'énorme pour le coup) et d'une pile pour toujours avoir la bonne heure, ils vont me faire découvrir les joies de l’Amiga et de son système. On s’échangera à l’époque des fanzines Amiga en AmigaGuide justement (avec des intros et outros en anim’ gif faites sous DPaint !) : les S-Files pour eux et les PernoTeam pour moi ! De grands moments de rigolades et de découvertes à chaque arrivée d’un nouveau numéro !

J’achète finalement un A1200, toujours avec l’aide de mon grand-père, en 1996 (ça aurait du être un pack Escom avec modem, ce sera finalement un pack "Amiga Magic" avec HD). Première découverte du disque dur à la maison et premières expérimentations et formatage du HD… qui entraînera la perte sèche de Scala, le PowerPoint de l'Amiga, qui était installé sur le disque mais dont les disquettes n'étaient pas fournies… Puis vient l'achat d’une carte accélératrice MTec 030, mon 1200 passa alors d'un processeur 68020 à 14 MHz à un 68030 à 42 MHz, équipée de 1 Mo de mémoire fast offerte par le vendeur de la boutique de Belfort (ce qui portait la mémoire de 1200 à 2 Mo de mémoire "chip" + 1 Mo de mémoire "fast"). Rapidement, je suis passé à 4 Mo de fast et enfin 8, puisque la quantité de mémoire était presque plus importante que la vitesse du processeur pour gagner en "réactivité".

Pour faire évoluer son Amiga et pour avoir un peu de place, il fallait alors quasi obligatoirement passer son joli Amiga "clavier" en tour... C'est pourquoi j'ai acheté une tour Ateo Concept directement chez... Ateo Concept. C'était la même tour que celle des Jumeaux qui l’avaient achetée chez Turtle Bay Direct mais, comble du comble, leur tour était plus complète et mieux documentée… Ce passage en tour me permettra d'adjoindre un lecteur CD… qui ne fonctionnera jamais avec les roms 3.1 et la MTec… Il faudra que je downgrade en 3.0 pour que ça fonctionne avec cette carte accélératrice... je n'ai jamais compris pourquoi...

Puis vient le moment où nous sommes allés en pèlerinage à Cologne, le Home Electronic World, en 1999. Il s'agissait de la nouvelle version du grand show Amiga... qui n'était alors plus que l'ombre de lui-même, mais on ne le savait pas, et dont c'était la dernière édition, mais on ne le savait pas non plus. Quoiqu'il en soit, arrivés sur place, on était comme des gosses dans un magasin de bonbons, c'était le rêve ! Je me souviens avoir vu des configurations de malade, des personnalités du monde Amiga et m'être dit que l'Amiga ne pouvait pas être fini. Au départ, on était parti  à Cologne pour acheter une carte accélératrice à base de PowerPC (les ancêtres des G3/G4, qui tournaient entre 160 et 240 MHz, la folie pour un Amiga 1200 et son 68020 à 14 MHz !). Mais une fois sur place, on apprend que Phase5, le constructeur de ces cartes, ne fait pas le déplacement. Je me rabats finalement sur une carte accélératrice Blizzard 040 et 64 Mo de ram… On y découvre DOpus Magellan, qui est un remplaçant du Workbench en 10 fois plus puissant (le Workbench étant, pour schématiser, le Finder ou l'Explorer du système d'exploitation de l'Amiga) et AmigaOS 3.5 (le Windows ou le MacOS, pour schématiser encore, de l'Amiga), la nouvelle version du système Amiga qui venait à peine de sortir. Finalement, on repartira avec une version de chaque, pas de jaloux.




J’achèterais finalement une Blizzard PPC (overclockée de tous les côtés, PPC et 68k… car ces cartes comportaient deux processeurs, un PowerPC et un 68000 pour la compatibilité avec les anciennes applications) à l’hiver 2000, avec sa BVision, une carte graphique basée sur une puce Permedia 2. Content de cet achat au départ, les multiples déboires avec cette carte PPC me dégoûteront finalement du PPC pour les Amiga dits classiques, à tel point qu’après la première I.GD.R.P., une démo party de fous dans laquelle il y avait un concours de lancé de nains de jardins (I.G.D.R.P. voulant dire International Garden Dwarf Rave Party, ça ne s'invente pas ^^), je ferais tout pour me construire un A1200 68k de la mort, et j’y arriverais : Mediator (adaptateur permettant de mettre 4 cartes PCI sur son vieil Amiga) + Carte TV (pour mater la TV donc ou récupérer le signal RCA de l'Amiga) + carte graphique Voodoo 3 2000 + carte réseau + carte son Soundblaster 128 + carte accélératrice Blizzard 68060 à 62 MHz + 96 Mo de mémoire. Avec cette configuration, j'étais le roi du pétrole et je pouvais enfin afficher le l’AGA (la sortie vidéo classique que l'on pouvait afficher sur une TV) en fenêtre sur le bureau en RTG (affichage via la carte graphique), c'était le top même si on utilisait le signal RCA et qu'on avait donc un affichage un peu bâveux, mais cela permettait de ne plus avoir deux moniteurs sur le bureau (un écran VGA et un écran type TV).

Après cette période « classique » faste, je me suis jeté à corps perdu dans l’expérience MorphOS, le système d'exploitation amiga qui n'en porte pas le nom. Créé par des anciens de chez Phase5 et par divers développeurs Amiga, il est pour moi ce que l'AmigaOS aurait du devenir s'il n'y avait pas eu des querelles de droits... Pour pouvoir utiliser sereinement MorphOS, j'achète donc un ordinateur qui lui est dédié à 100%, à savoir le Pegasos, un ordinateur à base de PowerPC G3 à 600 MHz (comme les Mac de l'époque) créé par la société bPlan, comprenant pas mal de monde de chez... Phase5, encore ^^ J'achète donc un des premiers Pegasos I Betatester 2 chez feu APS, qui était un des revendeurs principaux d'Amiga en France et était situé à Marseille. Avec cet ordi et ce système, je redécouvre, je m’amuse comme un fou et les mises à jour se suivent à bon rythme. J’achèterais par la suite le Pegasos II (version améliorée du Pegasos I et permettant de mettre des G4 à 1 GHz !) de sieur Frodon, ne voyant pas les mises à jour Pegasos I vers Pegasos II promises par Thendic arrivées.

Après un bref passage sur PowerMac G4 (MorphOS a depuis été porté pour fonctionner sur pas mal de machines Apple à base de G4) qui ne me convaincra pas, j’utilise aujourd’hui un PowerBook G4 acheté quelques jours après l’annonce du début du portage de MorphOS sur cet ordinateur. Mon PowerBook restera finalement 2 ans sur MacOS… le temps que le portage soit finalisé... mais ayant traduit pas mal de catalogues officiels de MorphOS, j’ai eu la chance d’avoir accès à une version de betatest il y a un peu plus d’un an, et depuis le Powerbook n’a du booté sous la Pomme qu’une ou deux fois ^^

J’ai pas mal participé à feu Boing Attack, le fanzine des Triple A, à Amiga=Power, le fanzine toujours vivant de l’AFLE, à Obligement (quelques articles, mais surtout de la relecture), l'encyclopédie française de l'Amiga, et surtout à AmigaImpact, le  site d'actualité francophone, sur lequel j’ai été propulsé webmaster grâce à cet incorrigible SteaG. Même remarque pour l’Annuaire Amiga & MorphOS Francophone, dont j’ai pris la direction suite au départ de Jedi ! Aujourd’hui, il me reste mon A1000, mon vieil A500 avec 1 Mo, une CD32, mon 1230 de la mort (Subway, une carte USB pour Amiga, Indivision AGA MKII, une carte permettant d'avoir une sortie DVI, et un disque dur de 20 Go) et je suis en train de remonter un A600 pour mon fils (qui a déjà 3 ans), j’attends juste que mon ACA620, une carte accélératrice pour Amiga 600 sortie tout récemment, revienne de chez Individual Computers.

À part ça, je joue pas mal sur PS3 et PSVita, je ne tiens pas à jour mon blog, je me remets doucement aux news et à la modération sur AI (faudrait aussi qu’on refasse un podcast à l’occasion), j’ai quelques traductions à peaufiner pour MorphOS, un keymap suisse pour PowerBook à faire (je ne vous oublie pas ^^) et des articles à écrire pour A=Power !

Quelques petits liens pour finir :
http://pernoteam.free.fr (mon vieux site avec des vieux trucs rigolos ^^)
http://www.amigaimpact.org
http://www.annuaire-amiga.org
http://amigapower.free.fr
http://obligement.free.fr

--
/me aura finalement bien tartiné et aura passé plus de temps à peaufiner cette version qu'à écrire la version originale... ^^

Billet posté le 5 janvier 2013