mercredi 1 février 2012

[TEST] Espace mort 2, jusqu'au bout de l'horreur ?




Une fois que je suis lancé, on ne m'arrête plus ! Bon, ceci est à moitié vrai puisque vous verrez que ce blog va se dégonfler dans un ou deux billets tel un soufflé fraîchement sorti du four ! ^.^

Mais d'ici là, profitons-en pour faire un petit retour sur un des jeux que je viens tout récemment de terminer, avec une petite année de retard mais il vaut mieux tard que jamais... Et c'est encore un jeu récent pour moi qui n'ai toujours pas déblisterisé, entre autre, “The Club”, “Saint Rows 2” ou bien “Darksiders”. Je vais donc vous parler du jeu de Visceral Games sorti l'an dernier, la suite de l'effrayant et étonnant “Dead Space” premier du nom, sorti lui en octobre 2008. Parlons tout d'abord des changements entre la première mouture de “Dead Space” et sa suite. On notera déjà le changement de nom du studio de développement qui s'appelait auparavant EA Redwood Shores et qui est donc devenu, peu de temps après la sortie de “Dead Space” Visceral Games (en mai 2009). Autre changement de taille, notre héros n'est plus muet et a un visage bien plus visible. En effet, Isaac Clarke est devenu bien bavard entre temps et n'hésite plus désormais à enlever son casque pour montrer sa tête (qu'on ne voyait qu'à deux reprises dans le premier, dans l'intro et dans la conclusion si j'ai bonne souvenance). Autre changement, sans doute celui qui est le plus dérangeant pour moi, le jeu bascule dans le TPS bourrin et délaisse quelque peu le côté survival horror du premier qui m'avait tant plu... Et dernier changement mais non des moindres, l'action se déroule désormais sur une base spatiale, la Méduse, située sur une des lunes de Saturne, et n'est plus confinée à l'USG Ishimura, ce vaisseau "brise-surface" qu'Isaac et ses collègues venaient dépanner dans le 1.

Mais pourquoi ce pauvre Isaac se retrouve de nouveau embarqué dans une galère sans nom. Bien que la fin du premier opus laissait présager quelques soucis pour lui, on ne pouvait pas s'attendre à le retrouver dans une situation quasi identique ! Et pourtant, il va devoir de nouveau faire face aux nécromorphes, ces monstres mi-humain mi-alien qui adorent la chair humaine, mais aussi à la folie. La sienne et celle des autres hommes, celle des Unitologues, ces personnes adeptes de la religion créée de toute pièce par un certain Michael Altmann. L'Unitologie base sa foi et son existence autour d'un monolithe (“marker” en anglais) qui est censé montrer la voie à l'humanité et l'unir (d'où le nom “Unitologie”). Mais voilà, ce monolithe avait déjà causé beaucoup de problème sur la planète Aegis VII, celle où l'USG Ishimura faisait ses travaux d'extraction et qui a conduit à la catastrophe relatée respectivement dans “Dead Space Extraction” et dans “Dead Space”, et voilà que ces idiots d'humain remettent ça sur une colonie humaine... et pour se faire, ils font des expériences sur les rescapés d'Aegis VII et de l'USG Ishimura... donc sur Isaac Clarke... Les enfoirés ! C'est pour cela que vous commencez la partie en camisole, seul face à des nécromorphes qui débarquent dont ne sait où et qui ont clairement envie de vous becqueter ! Heureusement, vous serez vite détaché et vous pourrez alors lutter à armes plus ou moins égales avec ces sales bêbêtes.

Restons dans ce qui fait plaisir. Si le premier était graphiquement joli, le second reste dans la lignée et est même étonnamment détaillé au niveau des animations d'Isaac, notamment quand celui-ci change de tenue ! Cette animation m'avait scotché dans le premier et elle me scotche toujours, voire plus. De plus, les décors ne se limitent plus aux couloirs de l'USG Ishimura et à son tramway de communication. Ici, vous aurez accès à diverses parties de la colonie, allant des appartements à l'église... d'Unitologie évidemment, sans oublier le coeur de la Méduse et son infrastructure. Vous aurez aussi droit à des sorties dans l'espace, tel un taïkonaute fou (ben oui, les astronautes et cosmonautes sont dépassés maintenant, faut vous mettre à jour). Ces décors variés apporteront avec eux un peu de couleur (ce qui manquait incontestablement au premier).

Autre point agréable, la jouabilité/maniabilité est restée dans la lignée du premier tout en apportant quelques petites améliorations, comme le “fil d'Ariane” qui vous permet de trouver facilement votre chemin qui s'enrichit d'options permettant d'afficher le point de sauvegarde ou le stock le plus proche. Rien d'innovant mais tout était si bien calibré dans le premier que cette deuxième itération ne nécessitait pas de gros changements. On notera juste que les phases de piratage et d'énigmes se voient plus simples à jouer, ce qui n'est pas plus mal vu qu'elles sont plus nombreuses, à la limite de l'abus... mais elles sont aussi mieux amenées dans le scénario qu'avant.

Et si le sphérier qui permettait d'améliorer les compétences du RIG (pour Resource Integration Gear, interface qui contrôle votre interface de santé et d'oxygène, notamment), de la Stase (ce module qui vous permet de ralentir tout et n'importe quoi en le pointant du doigt) et de vos armes vous plaisait, vous serez ravi de savoir qu'il est de retour (comme le méchant clown de Stephen King... ^.^). Toujours aussi pratique et bien foutu, il vous permettra d'améliorer vos compétences en étant stratégique et en privilégiant certains points, car vous ne pourrez pas tout augmenter en une seule partie. Vous pourrez d'ailleurs débuter une seconde partie en conservant vos améliorations, ce qui n'était pas possible dans le premier si j'ai bonne mémoire. Autre petit point sympathique pour ce sphérier, vous pourrez récupérer tous les points de force (points qui permettent d'avancer dans le sphérier) contre monnaie sonnante et trébuchante, pratique quand vous voulez améliorer une autre arme ou répartir les points d'une autre façon.

Parlons désormais des choses qui fâchent ou qui gênent, ne soyons point catégorique. Ce qui va frapper en premier les fans du premier, c'est le côté résolument action de ce nouvel opus... Pour moi, l'effet a été le même que lors du passage de “Uncharted: Drake's fortune” à “Uncharted 2: Among Thieves”... en pire ! Ce “Dead Space 2” commence très bien, mais part en un festival d'action et de grand spectacle à partir de la seconde moitié du jeu, effet accentué dans le dernier tiers du jeu. La "redynamisation" du jeu est pour moi une bonne chose. Elle se fait via deux-trois cut-scenes bien amenées qui apportent des poussées d'adrénaline et un côté film hollywoodien bienvenu. Par contre le basculement dans l'action frénétique n'est pas très intéressant et n'est pas non plus très justifié, enfin pour moi. On passe le dernier tiers du jeu à trucider du monstre à la chaîne sans réel effet de surprise, sans réel gestion du stock de munitions et sans grand intérêt...

L'histoire commence elle aussi de manière brillante, bien amenée et nous plonge dans la folie et la démence d'Isaac de fort belle manière. La femme d'Isaac, Nicole Brennan, fera d'ailleurs son grand retour tout au long de cet épisode... alors qu'elle est morte sur l'USG Ishimura après l'événement d'Aegis VII (elle se serait même nécromorphisée si on se réfère à la dernière image de “Dead Space”)... Mais voilà, même si l'histoire débute bien, elle s'enlise et n'avance pas/plus au bout d'un certain temps. Heureusement que les enregistrements et autres documents laissés par les ex-survivants jonchent le sol de la Méduse et permettent d'en apprendre plus sur le quotidien et l'Unitologie. Le final s'avère d'ailleurs assez décevant... malheureusement...

Pour terminer cette critique, il faut évidemment parler de l'ajout plus que bienvenu de “Dead Space Extraction” dans la version pseudo-collector sortie sur PS3. Je suis en train de me le faire, et je dois avouer que je l'aime bien pour le moment. Le jeu en lui-même n'est pas très innovant, mais il est un bon complément à l'histoire et permet d'en apprendre plus sur l'épisode Aegis VII et sur Nicole Brennan. Notons aussi que ce “Dead Space 2” propose une partie multi-joueurs mais, vous devez me connaître maintenant et avoir anticipé, je n'y ai pas y joué. Mais c'est toujours un bonus sympathique pour les gamers fans de jeu en ligne. À noter que la version asiatique, celle que j'ai, possède les voix et sous-titres français (pas moyen de mettre le jeu en anglais avec sous-titres fr) alors que ce n'est pas précisé du tout sur la jaquette. “Extraction” quant à lui a droit aux voix anglaises et aux sous-titres français, un bon point supplémentaire !


Si “Dead Space 2” est loin d'être un mauvais jeu, il n'est pas non plus un excellent “Dead Space”. On est bien dans l'univers de “Dead Space”, on retrouve bien notre héros malgré lui et on retrouve bien les mêmes commandes et le même système de jeu, mais ce qui faisait l'essence du premier se trouve désormais diluée dans un jeu action qui n'avait pas besoin d'être si bourrin... D'ailleurs, cette essence se dilue au fur et à mesure du jeu, ce qui est d'autant plus regrettable. Bien sûr, la transition n'est pas aussi violente que celle connue à l'époque de la sortie de “Resident Evil 4”, mais le tournant pris par la série de Visceral Games me laisse dans l'expectative quant au futur et hypothétique épisode 3. À suivre... comme disait Compaq à sa grande époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ^.^


--
/me a bien aimé les deux premiers tiers et "Dead Space Extraction", c'est déjà pas si mal.


Billet posté le 1er février 2012

Aucun commentaire:

Publier un commentaire