samedi 26 février 2011

[DIVERS] Résultats du concours PriceMinister



Le concours PriceMinister sur "Le top 3 d'une décennie de jeux vidéo" a été clôturé le 7 février et les résultats, qui devaient tomber le lendemain, n'ont finalement fait leur apparition que le 11 février suite à une afflux de participants dans les dernières heures, prenant les organisateurs et les membres du jury au dépourvu. Ce qui est une bonne chose puisque ce concours aura finalement réuni 45 blogueurs et blogueuses, un petit nombre mais la tâche n'était pas simple et cela en a sûrement découragé quelques uns ^.^

Voici une partie du document PDF de 4 pages que les participants ont donc reçu le vendredi 11 en fin de journée*:
L'entrée dans cette nouvelle année 2011 était l'occasion de faire un point sur 10 ans de jeux vidéo : cette première décennie des années 2000 a été forte en titres marquants, que ce soit en terme d'exploitation du potentiel technique des machines, d'innovation dans les mécanismes de gameplay, voir, pour certains titres, un changement complet de l'approche du jeu vidéo pour nous proposer une expérience inédite.
45 blogueurs et blogeuses ont participé au concours « Une décennie de jeux-vidéo », leur demandant de sélectionner 3 jeux ayant marqué les années 2000-2010. Au total, se fut 79 jeux vidéo, toutes plates-formes confondues, qui se démarquèrent pour avoir fait vibrer la fibre gamer des participants.
Vous devez vous demander pourquoi je vous en parle seulement auujourd'hui... Tout d'abord, j'ai eu un petit peu de temps aujourd'hui mais j'ai aussi reçu le t-shirt qui était offert à tous les participants du concours (chouette initiative que celle-ci puisque même ceux qui n'ont pas fini dans le 5 premiers ont eu un cadeau). Et voici à quoi il ressemble quand il est porté par votre fidèle et sculptural serviteur ^.^ :

On avait le choix entre 4 ou 5 t-shirts, j'ai pour ma part choisi le t-shirt Sonic qui est rigolo puisque c'est ma tête (ici "Sonic Snake" ^.^) qui fait office de tête à Sonic. Il y avait aussi des t-shirts Mario, Zelda, Triforce mais le Sonic était le plus "drôle", enfin pour moi.

Ce document PDF donnait donc les résultats détaillés que je vais partager avec vous parce qu'ils sont assez révélateurs même s'ils ne sont pas représentatifs puisque 45 personnes ne forment définitivement pas un panel représentatif. Mais quand même, on a eu droit à de très beaux articles écrits par des personnes passionnées et ça se sent et ça se voit aussi dans le classement. Voici donc quelques tableaux de résultats et d'analyses*:

Sur votre gauche, vous avez le résultat de tous les jeux, ci-dessous le classement par "type de plate-formes" et sur votre droite le classement par licence. Ce qui me frappe le plus ici, c'est de voir que les jeux de la Team ICO apparaissent à chaque fois en premier quelque soit le classement choisi alors que l'on sait que ces jeux, qui sont de véritables chefs d'oeuvre n'ont pas connu l'engouement commercial auquel ils auraient pu prétendre, et pourtant ils sont là*! Preuve que les participants étaient en majorité des gamers "avertis". Et ça, ça fait plaisir à voir et à lire, tout en laissant présager et espérer beaucoup de bien pour "The Last Guardian"*!


Un autre point qui m'a "frappé", c'est de voir la prédominance des jeux retenues qui étaient clairement sur les consoles Sony (surtout la PS2 pour la génération 128 bits et la PS3 mais de manière moins hégémonique pour les consoles "current gen". Voici le schéma de répartition des jeux consoles sélectionnés, par console justement*:

Pour compléter ce petit schéma, 71% des votes ont été en direction de titres 128 bits (PS2, Xbox, Dreamcast) et "current gen" (Wii, Xbox360, PS3). Il y a eu des votes pour des jeux PC également, 16%, et 9% ont été des votes pour des jeux sur consoles portables. Alors que le même top fait par des japonais mettraient sûrement les portables sur un pied d'égalité, voire devant, les consoles de salon.

Et pour terminer ce billet, je vais me faire plaisir et mettre les liens vers les articles de tous les participants (avec leur top) de ce concours. J'adresse d'ailleurs mes félicitations aux 5 premiers (je suis dedans ^.^, j'ai fini 4ème et j'ai eu droit à un bon d'achat de 35 EUR chez Price qui m'a permis de me prendre "Sports Champions" histoire de dépoussiérer mon Move ^.^). Pour info, le premier, Kolia pour ne pas le citer, est reparti avec une XBox 360 + Kinect sous le bras, on blague pas chez Price ! ^.^
Les liens sont donnés dans un ordre quelconque (mis à part les 5 premiers), donc n'y cherchez pas un classement ou quoique ce soit.



  • Kolia (GTA 3, World of Warcraf & Call of Duty 4) (1er !)
  • Bensouing (Dead Space, Shenmue & Silent Hill 2) (2ème)
  • BlueGirl (site en maintenance...) (3ème)
  • Moi ^.^ (Silent Hill 2, Flower & Shadow of the colossus) (4ème)
  • Critical Damage GX (Gears of War, ICO & GTA 3) (5ème)
  • Bababaloo (Resident Evil 4, Uncharted 2 & Heavy Rain)
  • Xawow (Pokemon Jaune, Team Fortress 2 & Alan Wake)
  • Denshift (Metal Gear Solid 3, Uncharted 2 & LittleBigPlanet)
  • ColourGame (Metal Gear Solid 4, Shadow of the colossus & LittleBigPlanet)
  • GohanBlog (Pokemon Cristal, GTA San Andreas & God of War III)
  • Neutrino (Syberia, Diablo 2 & Deus Ex)
  • T3kr0m (Shenmue, GTA 3 & World of Warcraft)
  • RoroLeScargot (The Nomad Soul, World of Warcraft & Wii Sport)
  • Cappucino-Time (Les Sims, Starcraft 2 & Fable 3)
  • Last-Gen (Test Drive Unlimited, Call of Duty 4 & Guitar Hero)
  • AVosManettes (Shenmue, Red Dead Redemption & Silent Hill 2)
  • Sylar-Rock (Red Dead Redemption, Okami & Shadow of the colossus)
  • 4uGeek (Dead Space, Heavy Rain & Street Fighter IV)
  • Dilannokaze (Bioshock, Jak 3 & Kingdom Hearts II)
  • PS3Universe (Uncharted, Call of Duty 4 & LittleBigPlanet)
  • AnonymousGamers (La fureur de l'étranger, SOCOM & Forza 3)
  • Cloud80 (Dragon Quest 8, Heavy Rain & Bioshock)
  • Elodie717 (Super Mario Bros, Tomb Raider & Asphalt)
  • Hyuuji (Uncharted 2, DJ Max Portable 2 & Kingdom Hearts)
  • EvilRedfield (GTA 3, Resident Evil Rebirth & Counter-Strike)
  • Play & Fun (Pokemon Jaune, Red Dead Redemption & Metal Gear Solid 3)
  • Mykehell (Halo, Okami & Star Wars Kotor)
  • Mybegame (Deus Ex, Halo & Pr. Layton)
  • GameForceOne (Shenmue, Halo & ICO)
  • LoisirsAddict (Uncharted 2, Call of Duty 4 & Zelda)
  • TooG33k (Call of Duty : Black Ops, Assassin's Creed : Brotherhood & Heavy Rain)
  • Try & Play (Pr. Layton, LittleBigPlanet & Mario Kart Wii)
  • Tene (Skies of Arcadia, NIER & Metal Gear Solid 4)
  • Tidi (God of War, Heavy Rain & Half Life 2)
  • YoukYouk (Wii, XBox Live & Les Sims)
  • Takaweb (Majora's Mask, Wii Sports & Heavy Rain)
  • AntoineRP (Deus Ex, Soul Calibur II & Phoenix Wright)
  • Kanpai (Braid, Shadow of the colossus & REZ)
  • Geek Generation (Super Smash Bros Brawl, Skies of Arcadia & Rock Band 3)
  • Pixagain (Deus Ex, Demon's Souls & Shadow of the colossus)
  • Battoyo (Halo, The Elder Scrolls IV : Oblivion & Call of Duty 4)
  • GeekCommunicant (Golden Sun, The World Ends With You & Final Fantasy Dissidia)
  • PedagoGeek (Conker's Bad Fur Day, World of Warcraft & Batman Arkham Asylum)
  • Lt. Paterson (Call of Duty 4, World of Warcraft & GTA 3)
  • Cocole (Burnout 3, GTA Vice City & Counter-Strike)



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    /me est content d'avoir participé à ce concours (et le t-shirt et les 35 EUR n'ont fait qu'accentuer ce sentiment ^.^)

    Billet posté le 26 Février 2011
  • vendredi 28 janvier 2011

    [MOBILE] Instapaper et InstaFetch sont sur un bateau...



    Alors que j'étais parti pour vous parler de "Game Dev Story" (que je vous conseille d'acheter de toute urgence si vous avez un truc sous iOS ou sous Android et que vous ne l'avez pas encore fait), voilà que j'ai découvert, tout récemment, et grâce à un tweet d'un certain @capap ^.^, le site internet Instapaper qui fonctionne en osmose avec une application et qui vous permet de stocker les liens des articles que vous découvrez au fil de vos visites sur le net mais que vous n'avez pas le temps de lire. Dit comme ça, ça n'a pas l'air sexy, mais à l'utilisation, c'est tout simplement énorme, comme "Game Dev Story", mais je vous reparlerai de ce dernier un peu plus tard ^.^

    Instapaper a été créé par une seule et unique personne, Marco Arment, en Janvier 2008. Instapaper a connu un boum de ses utilisateurs grâce à la sortie de l'application éponyme sur l'AppStore en Juillet 2008. Actuellement, Instapaper compte 1 million d'utilisateurs et possède nombre d'applications non officielles en plus des applications officielles pour iPhone et iPad. Pour ma part, j'ai jeté mon dévolu sur une de ces versions non officielles, puisque l'officielle n'est pas disponible sous Android, du nom de InstaFetch (disponible pour les téléphones sous Android et Windows Phone 7). Après ce petit tour du propriétaire qui ne vous apprend pas grand chose, passons aux choses sérieuses et voyons ce qu'est Instapaper et ce qu'il permet une fois combiné à une application sur smartphone (ou tablette ou ordinateur, même si cette dernière solution est sans doute la moins attractive).

    Tout d'abord, Instapaper permet, comme je l'ai dit en intro, de sauvegarder des articles et autres pages web que vous lirez plus tard. Pour cela, vous installez un petit bookmarklet dans la barre de favoris de votre navigateur internet (bookmarklet qui fonctionne d'ailleurs parfaitement avec OWB MorphOS 1.11 !) et vous cliquez dessus dès que vous êtes sur une page intéressante. Une fois ceci fait, le lien de la page est envoyé à Instapaper qui stocke tous vos liens de manière chronologique. Quand vous avez un peu de temps, vous allez sur votre page Instapaper (voir la première capture d'écran en haut à gauche avec des liens en attente de lecture tout frais ^.^) et vous cliquez soit sur le lien en question qui va vous renvoyer à la page que vous lisiez ou que vous vouliez lire, soit vous cliquez sur le bouton "text" et là une version dépouillée de tous les chichis visuels est alors affichée. Vous pouvez classer ces liens dans des catégories, les archiver, les effacer, les marquer comme "favoris". Voilà ce qu'est Instapaper, pratique mais pas ultime.

    Mais c'est là qu'interviennent les applications pour smartphones/tablettes ! Car avec celles-ci, vous allez également pouvoir, via l'option "Partager le lien / Partager la page" (en tous les cas pour InstaFetch sous Android) suivie de "Ajouter à InstaFetch" ou en envoyant le lien de la page à une adresse mail générée automatiquement et uniquement pour vous par Instapaper, ajouter des pages intéressantes à votre liste Instapaper. Vous pouvez également synchroniser vos différentes listes, celle qui est sur votre smartphone et celle hébergée chez Instapaper, afin d'avoir votre liste à jour où que vous soyez (voir la capture au milieu à droite pour la liste sous InstaFetch). Et enfin, vous allez aussi pouvoir lire toutes vos pages mises en attente sur votre smartphone ! Et c'est ce dernier point qui rend le tout ultime ! (oui, je sais, j'abuse des !, mais je trouve l'idée tout simplement géniale !) Ultime car InstaFetch utilise NReadibility qui permet de ne conserver que le texte d'une page HTML, et il combine cela au téléchargement des articles sur votre téléphone. Vous vous retrouvez donc avec les articles que vous avez envie de lire dans un format totalement lisible (voir capture ci-contre à gauche) et que vous pouvez lire n'importe où même si vous n'avez pas de connexion, que demande le peuple ? Une option "nuit" pour avoir un affichage du texte en blanc sur fond noir ? Elle est disponible dans la version pro (qui est gratuite pendant 7 jours apparemment), tout comme un mode permettant la synchro uniquement en Wifi et quelques autres options sympathiques.

    Instapaper associé à InstaFetch, ou à son application iOS (applications officielles disponibles sur l'AppStore), Bada ou Blackberry (j'suis pas sectaire) est vraiment le combo ultime pour ne pas perdre du temps et pour ne rien louper des informations potentiellement intéressantes que l'on aurait peut-être zappées autrement.
    Du coup, j'Instapaperise les liens qui m'intéressent pendant ma pause au boulot (via le navigateur web de l'ordinateur et le bookmarklet ou via mon Nexus One et InstaFetch), je synchronise InstaFetch avant de partir le soir afin qu'il me télécharge tous les articles en attente et qu'il me les transpose dans un format bien lisible, et je lis tout ça durant le trajet qui me conduit chez moi. Ultime je vous dis !




    PS : Voici une petite astuce pour les articles ne tenant pas sur une seule page, ce qui fait que vous n'aurez que la première page sur Instapaper si vous ne rusez pas : pensez à envoyer le lien de la version imprimable de l'article sur Instapaper, ou utiliser la version "En une page" proposée par certains sites.


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    /me trouve ce système vraiment excellent ! Fallait y penser !

    Billet posté le 28 Janvier 2011

    vendredi 21 janvier 2011

    [DIVERS] Top 3 des jeux vidéo marquants de la décennie



    Tout d'abord, un grand "bonne année 2011" mais aussi un grand "oups". Une bonne année parce que nous sommes encore en janvier et que c'est mon premier billet de l'année... et un grand "oups" parce que c'est peut-être mon premier billet de l'année mais aussi le premier depuis bien longtemps, trop longtemps...
    Bref, je vais vous épargner les détails mais sachez que même si je n'écrivais plus, je continuais de vous lire (même si je ne postais pas non plus de commentaires...). La preuve, c'est en lisant le blog de sieur Bababaloo que j'ai eu vent du concours organisé par PriceMinister. Mais je vous le dis tout de suite, ils sont fous chez PriceMinister. Ils lancent un concours très intéressant sur les jeux vidéo, mais voilà, il est aussi et surtout très restrictif, c'est aussi ce qui fait son charme je l'avoue.

    Voici l'intitulé du concours :
    Le principe est simple: rédigez un billet sur votre blog décrivant une sélection de 3 jeux sortis dans la période 2000-2010, sans distinction de support, et qui ont selon vous durablement marqué l'histoire du jeu vidéo. 
    Autant dire que la tâche s'avère relativement rude (Van Nistelrooy ?... désolé, j'ai pas pu m'en empêcher).
    Pour ma part, je suis parti sur l'idée de vous parler de trois jeux qui ont marqué l'histoire du jeu vidéo en sachant créer de l'émotion, et vous allez voir que la sélection est assez hétéroclite (comme dirait Ramzy, "L'hiver éclate et l'été... roclite").


    L'un des points intéressants avec les jeux capables de susciter de l'émotion chez les joueurs, c'est qu'ils ont l'avantage d'avoir des thèmes très variés puisque différentes émotions peuvent être suscitées et généralement les jeux ne jouent pas sur plusieurs registres, ce qui fait qu'ils sont très "marqués". Mon premier choix, chronologiquement parlant, s'est porté sur... suspense et roulement de tambours...



    (2001)


    Je commence donc par ce jeu de Konami, sans doute le meilleur épisode de la série d'ailleurs, celui qui a réussi à transcender ce qui avait été débuté avec maestria dès le premier et qui est devenu UN monument du jeu vidéo, et je pèse mes mots.

    "Silent Hill 2" est un exemple sur de nombreux points mais ici nous n'allons en retenir qu'un seul et unique, celui des émotions créées chez le joueur. "Silent Hill 2" commence sur une scène d'ouverture magnifique. James Sunderland est le héros malgré lui (mais aussi volontaire, d'une certaine manière mais évitons d'en dévoiler trop, on ne sait jamais, vous ne l'avez peut-être pas encore fait et ça serait dommage de vous "spoiler") de cette aventure qui se révélera rapidement être une mésaventure. James arrive à Silent Hill parce qu'il a reçu une lettre de sa femme, Mary, qui lui demande de le rejoindre ici... mais sa femme est morte depuis 3 ans... voilà pour le début de cette histoire, début qui pose déjà les bases de ce que Silent Hill sera.

    Et cette première vision du monde de Silent Hill et de son histoire est renforcée par les graphismes, impressionnant pour l'époque, rehaussés par l'utilisation d'un filtre appliqué sur la caméra qui donne alors une image crasse et vieillie, provoquant déjà une impression de malaise (et c'est en terminant le jeu et en ayant la possibilité de désactiver ce filtre qu'on se rend alors compte de ce que le jeu aurait perdu sans celui-ci). Le tout est soutenu par l'ambiance générale, ambiance malsaine et sombre, dans laquelle le brouillard est un acteur majeur. En effet, contrairement au premier opus où le brouillard était là notamment à cause des limitations techniques de la Playstation première du nom, il joue dans ce deuxième épisode encore une fois un rôle prépondérant et c'est fois cela est complètement voulu par les développeurs. Il est partout, il s'infiltre partout, il noie les rues, il noie James et toute la ville qui se retrouve comme coincés dans cette nasse poisse ! C'est en grande partie ce brouillard qui va provoquer ce sentiment de malaise, grâce à la profondeur de champs et à la vision réduites qui font que chaque son provoque le trouble, la peur et l'envie de fuir...

    Silent Hill est peut-être une ville sans vie mais c'est aussi une ville où la mort se trouve à chaque coin de rue, de couloir. Elle est présente sous de multiples formes et notamment sous la forme de monstres que l'on peut tuer mais qu'il vaut mieux éviter par peur de manquer de munitions... Pour couronner cette ambiance, le rythme du jeu est lui aussi saccadé avec des temps morts qui laisse dans le doute et qui, alors qu'on pense être finalement à l'abri, laisse place à l'horreur.

    Et enfin, il reste toute l'histoire : l'allégorie entre le joueur et 'Pyramid Head', la mort de Mary, Maria qui est une des rares personnes en vie dans Silent Hill et qui est le sosie de Mary, la descente irrémédiable aux enfers au sens propre comme au sens figuré de James et du joueur, et enfin la révélation finale qui fera comprendre au joueur pourquoi James est là et pourquoi tout cela lui arrive.

    Pour tout ça et donc pour son ambiance, SH2 a été un des jeux de cette décennie, marquant pour moi un tournant ou plutôt une apothéose dans le jeu d'horreur, horreur psychologique que peu de jeux réussiront à recréer ensuite, y compris dans les suites de la franchise, malheureusement...







    (2005 au Japon et aux USA, 2006 en Europe)


    La Team ICO, aussi connu sous le nom de la "team olympique" pour ses développements qui duraient 4 années pleines (enfin jusqu'à maintenant puisque le développement de leur petit dernier, "The Last Guardian", a déjà bien dépassé ce délais), a sorti une autre ôde onirique 4 ans après un premier chef d'oeuvre qui aurait pu faire parti de mon top 3. "Shadow of the Colossus" est donc le deuxième jeu de la Team ICO, et comme pour "ICO", il s'agit ici d'un jeu événement qui a marqué d'une pierre blanche, pour moi en tous les cas, l'Histoire du jeu vidéo.

    L'introduction de "Shadow of the Colossus" est simple, efficace et surtout de toute beauté ! Pour sauver celle qu'il aime, un homme se rend dans un sanctuaire dont l'accès n'est possible qu'après avoir traversé un pont gigantesque (colossal serais-je tenter de dire). Arrivé dans ce sanctuaire, il dépose la dépouille de sa femme sur l'autel et là, une voix rauque, gutturale, se fait entendre et lui dit que le seul moyen de sauver sa bien-aimée est de terrasser les colosses qui vivent dans ces lieux. Et vous voilà alors parti sur des terres gigantesques, vides de toute vie ou presque (des lézards traînent de-ci de-là), à la recherche de ces colosses. Équipé d'un arc et d'une épée (qui a la faculté de refléter les rayons du soleil uniquement dans la direction que vous devez prendre, pratique comme GPS même si c'est un peu encombrant), vous chevauchez Agro, votre fidèle destrier et votre compagnon d'infortune.

    Ce qui marque d'abord, c'est la beauté des environnements, les détails apportés dans tous les recoins du jeu, puis vient le moment où l'on chevauche Agro, et là, on se rend compte que ce cheval est terriblement bien animé. L'empathie vis à vis d'Agro va fonctionner à plein puisque, en plus d'être si réel, il est aussi le seul être à qui vous pouvez vous raccrocher durant toute votre quête, le seul qui peut vous aider et le seul qui vous suit, quoiqu'il arrive. Sans Agro, la traversée de ces plaines serait longue et triste, sans Agro, certains colosses seraient impossibles à abattre, sans Agro, vous seriez seul... Vous sortez du sanctuaire, vous montez sur Agro, vous dégainez votre épée à la recherche du rayon de lumière qui va vous donner la bonne direction et vous chevauchez jusqu'à une barre rocheuse. Obligé d'abandonner Agro au pied de celle-ci, vous vous mettez à escalader cette paroi. Vous arrivez finalement sur le plateau surplombant la plaine où Agro boutre tranquillement, et vous découvrez le premier colosse, immense, majestueux, paisible et apparemment pacifique. Il semble fait de pierres mais de la fourrure apparaît à certains endroits de sa gigantesque carcasse. Seul ses yeux semblent "vivants", si brillants et si beaux.

    Et voilà que se pose un dilemme que certains joueurs se sont posés. Je me souviens d'ailleurs d'un test incroyable paru dans la presse de l'époque (si quelqu'un a une version papier ou scannée dudit test, je suis preneur) où le testeur, JaY il me semble mais je peux me tromper, nous expliquait qu'il avait dû lutter contre lui même et n'avait pas pu, pendant plusieurs longues minutes, jouer et se décider à tuer le colosse car il ne voyait pas pourquoi il devait faire ça. Eh bien, j'ai été dans le même cas... Je me suis retrouvé comme deux ronds de flan devant ce colosse, sublime, gigantesque et pourtant si fragile. Ueda et toute son équipe ont réussi ce pari un peu fou de mettre le joueur en porte-à-faux, laissant ce dernier seul juge de ce qu'il doit faire mais sachant très bien qu'il devra, s'il veut continuer le jeu, se lancer dans cette quête si injuste... Ce sentiment de compassion pour les colosses se fait ressentir tout au long du jeu, à chaque fois que l'on observe ces statues vivantes, si imposantes et si inoffensives, qui ne font rien de mal, se laissant vivre au soleil sur ces parcelles de terre qui sont apparemment leur territoire. Cette compassion se mêle aussi à l'injustice que l'on ressent... Tuer des colosses pour sauver sa bien-aimée...

    Bref, vous l'aurez compris, "Shadow of the Colossus" m'a touché, m'a marqué, et il y aura un avant et un après "Shadow of the Colossus" pour moi. J'attends donc avec impatience "The Last Guardian" et je sais déjà que je pourrais patienter un petit peu en me faisant les remakes de "ICO" et de "Shadow of the Colossus" sur PS3 dans un coffret intitulé "The Team ICO collection", dont la sortie est prévue pour le premier trimestre 2011.







    (2009 sur le PSN)


    Après Fumito Ueda (et également quelques autres noms du jeu vidéo), Jenova Chen a réussi à se faire une place dans mon coeur de gamer grâce à ses jeux dont "Flower" est probablement celui qui aura réussi à me faire ressentir beaucoup de chose, et pourtant le postulat de départ ne le laissait pas présager puisqu'on y incarne un pétale de fleur...

    Le but de Jenova et de TGC (thatgamecompany) est de faire des jeux vidéo qui apportent des émotions et une expérience que tous les autres jeux vidéo disponibles actuellement sur le marché n'apportent pas. Ils encouragent ainsi l'innovation et l'expérimentation et ils espèrent que leurs jeux pourront toucher une audience jusque là rester à l'écart du jeu vidéo.

    TGC avait déjà été à l'oeuvre sur "flOw" (sorti sur le PSN pour la PS3 et la PSP) et ils ont récidivé avec "Flower". Nous ne pouvons pas parler ici de jeu vidéo au sens traditionnel du terme. Pour moi, et pour beaucoup de gens, il s'agit avant tout d'une expérience, une expérience nouvelle qui se vit Sixaxis en main. Tout d'abord, il faut noter que vos seuls contrôles seront les mouvements que vous donnerez à votre manette et qui serviront à donner la direction que prendra votre pétale de fleur et un bouton vous permettra de doser la vitesse du vent. Car voilà, ce "jeu" vous fait incarner un pétale de fleur poussé par les vents, pétale de fleur qui fait éclore toutes les fleurs qu'ils touchent et bien plus encore.

    L'aventure commence de manière un peu inattendue puisque vous êtes dans un appartement. Une plante trône sur une table mais est loin d'être en grande forme... Chaque niveau est représenté par une plante différente et à la fin de chaque niveau, votre plante aura repris des forces. Mais voilà, "Flower" ne consiste pas uniquement à remettre en état des fleurs... Oh non ! Chaque fleur est un prétexte à l'évasion. D'ailleurs, on peut interpréter chaque niveau comme le rêve de la fleur (le fondu fait au moment de la sélection du niveau peut le laisser penser en tout cas), fleur qui a besoin de se ressourcer et de retrouver la nature lointaine qu'elle ne voit plus depuis qu'elle est dans un pot. Mais non, ça ne suffit toujours pas à résumer "Flower".

    Vous êtes ce pétale de fleur, vous redonnez la vie autour de vous et les deux premiers niveaux sont bucoliques à souhait et sont vraiment des niveaux très zen et très détendus et on prend réellement plaisir à virevolter et à faire fleurir tout ce qui traîne. Mais "Flower", c'est aussi cette sensation et ces émotions ressenties. Comme dit, les deux premiers niveaux sont remplis de joie de vivre et de béatitude mais cela change au fil des niveaux et les émotions que l'on ressent changent alors... "Flower" joue avec nos émotions d'une manière incroyable et réussit le tour de force de nous amener là où on ne l'aurait pas penser avec comme seul fil conducteur, comme seul histoire, ce pétale transporté par le vent.

    Loin d'être aussi simplet que l'on pourrait le penser, "Flower" communique également un message qui vous arrive en pleine poire sans que vous n'ayez rien demandé. Je me suis réellement laissé prendre par ce conte (voilà qui définirait assez bien "Flower" en fait, un conte vidéo) et j'en suis ressorti changé comme si, enfin, le jeu vidéo pouvait être autre chose.

    Que dire de "Flower" si ce n'est que c'est une expérience tellement inhabituelle qu'on ne peut que se laisser happer par ce coup d'audace et de génie. Ne vous attendez pas à jouer mais préparez à vous à vivre quelque chose de différent. C'est ça "Flower" et c'est ça que fait que j'attends "Journey", le nouveau TGC, avec fébrilité car je ne vois pas comment TGC pourra renouveler l'exploit réussi avec "Flower", mais je ne demande qu'à être surpris !




    Conclusion : Trois jeux, dont les sorties sont d'ailleurs plutôt bien réparties sur la période (je n'aurais presque pas pu faire mieux), trois systèmes de jeux, trois schémas de sentiments et d'émotions, et pourtant trois pierres angulaires du jeu. Ils m'ont marqué, ils vous ont peut-être marqué, mais ils ont aussi marqué les médias et l'Histoire du jeu vidéo, à mon humble avis de "petit gamer". Je pense que ces jeux m'ont aussi "construit" et c'est pour cela qu'ils sont importants à mes yeux. J'espère que vous avez, vous aussi, des jeux "marquants", "importants". Si c'est le cas, n'hésitez pas à partager vos expériences (ici en commentaire, sur votre blog, avec vos amis), car c'est aussi ça le jeu vidéo, une expérience à vivre, à partager, à transmettre.


    Addendum : Pour rester dans le thème des émotions, j'aurai évidemment pu mentionner "Heavy Rain" (le jeu qui a réussi à me faire réfléchir à mes actes et leurs conséquences), "ICO" (le premier jeu de Ueda qui arrive à créer une empathie avec les personnages sans une seule ligne de dialogues compréhensibles par le joueur), "Resident Evil : Code Veronica" (qui a réussi à recréer sur DreamCast l'horreur "brute" que l'on avait connu lors des premiers RE), "In Memoriam" (dont le côté transmédia a réussi à en faire flipper plus d'un grâce notamment au SMS envoyé par le tueur du jeu directement sur le téléphone personnel et bien réel du joueur) et tant d'autres, tant d'autres... Et en dehors des émotions, je citerais le premier "Gran Theft Auto" en 3D, "Jak & Daxter", "Halo", "Rez", "Uncharted 1 & 2" et je vais m'arrêter là parce quand on est joueur, on ne peut pas se limiter ˆ.ˆ


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    /me en a bavé pour en trouver uniquement et seulement 3... c'est pour ça qu'il y a un petit "addendum" ^.^

    Billet posté le 21 Janvier 2011

    samedi 25 septembre 2010

    [DIVERS] Psion Fait Rêver



    Peut-être ne le savez-vous pas, mais mon Psion 5MX qui était dans un état impeccable n'a fonctionné que quelques semaines l'année dernière et puis la nappe qui relie l'écran au clavier est morte (maladie très, trop..., répandue chez les Psion malheureusement). Je m'étais renseigné pour le faire réparer auprès d'une personne qui s'est spécialisée dans le Psion et qui change donc ce type de nappe. Mais voilà, le forfait à 80 EUR (sans compter les ports aller et retour, finalement pas loin des 100 EUR) fait réfléchir, surtout quand on a payé le Psion guère plus...

    Bien sûr, la soudure de la nappe se fait en 20 points de par et d'autre (la bête "orange" sur la photo de gauche) et le tout demande du temps pour être fait (deux heures, c'est le temps que met le monsieur de PsionForever.eu qui m'a réparé mon Psion, démontage, soudage et remontage). Et puis une nappe toute seule coûte pas loin de 30 EUR, donc au final, ce n'est pas cher payé, mais quand même, ça fait toujours un peu mal de sortir sa thune comme ça même s'il faut reconnaître que la réparation n'est pas à la portée du premier venu et puis, elle est aussi et surtout garantie 6 mois par Mister PsionForever !

    Après quelques moments d'hésitation, je me suis dit qu'il fallait quand même que je le fasse réparer, ne serait-ce que pour le boulot où il pourrait m'être très utile. Du coup, j'ai envoyé le tout à PsionForever et deux semaines après (alors qu'il était en vacances pendant une de ces deux semaines), j'ai reçu mon Psion réparé, revigoré, revivifié, tout neuf quoi ! Quel plaisir ! J'ai remis ma carte Compact Flash dans le lecteur du Psion et il est reparti comme si de rien n'était.

    Maintenant, le plus fort, c'est quand je le sors au boulot. Je suis "adjoint administratif" dans une grosse mairie, du coup j'assiste à pas mal de réunions dont je dois me fader les comptes-rendus... Et c'est là que mon Psion rentre en jeu : petit, je peux le glisser sans soucis dans mon sac voire ma poche, il fonctionne sur piles (2 piles AA pour une longévité de près de vingt heures, rien que ça) donc pas de soucis pour avoir de la batterie de secours (et j'ai également l'adaptateur secteur si une prise de courant se trouve à proximité), et il a un vrai clavier, ce qui fait que je tape plus vite que je n'écris avec un stylo, donc je prends plus de notes et je n'ai pas à retaper lesdites notes ! Du bonheur ! J'ai installé le dictionnaire Harraps que j'ai eu avec le Psion et qui me permet de faire des traductions anglais-français de documents Amiga notamment (on ne se refait pas, et puis le dico d'un côté et le texte de l'autre et on passe de l'un à l'autre grâce au multitâche, du bonheur !) et je joue à la GameBoy via un émulateur. Bref, simple et efficace. Mais le plus marrant, c'est la tronche des collègues quand ils voient cette "bête" sortir de ma poche ! Ils pensent tous que j'ai craqué en achetant un joujou dernier cri et sont surpris quand je leur dis que finalement, il a près de 10 ans. Mon chef a même été étonné de voir que je pouvais transférer si facilement mes textes tapés dessus sur un ordi (grâce à un lecteur de carte Compact Flash USB). Bref, le Psion, c'est bon, dommage qu'ils n'existent plus...

    PS : Merci à PsionForever pour l'image du Psion dont la nappe a été changée et est en cours de test avant remontage.


    Site internet : http://www.psionforever.eu (boutique eBay)

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    /me utilise son Psion au boulot en 2010, et ça, c'est priceless !

    Billet posté le 25 Septembre 2010

    jeudi 2 septembre 2010

    [TEST] Redemption, pendaisons et petits lardons



    Que pourrais-je dire sur RDR (le dernier R étant pour Redemption et non pas pour Revolver, dont je vous ai déjà parlé ici il y a quelques temps) qui n'ait déjà été dit un peu partout sur le net ? En effet, le jeu est disponible depuis maintenant plus de trois mois, les tests et autres critiques ont déboulé sur le net à la vitesse de l'éclair et vous devez sans doute déjà avoir fini le jeu ou alors vous ne vous y êtes pas tenté parce que vous pensez qu'un GTA au far-west, ce n'est définitivement pas pour vous. Histoire de vous faire partager cette histoire et ce jeu et peut-être vous faire changer d'avis, je vais me lancer dans une critique d'une autre forme et vous contez l'histoire et le jeu à travers les yeux et la plume de Marston, le "héros" du RDR.


    Je m'appelle John Marston, ancien membre d'un gang de doux rêveurs qui pensaient que la révolution pouvait passer par la redistribution des butins acquis lors de nos différents casses. Après une mésaventure où mes compagnons me laissèrent à l'agonie, je décidais de tourner la page et de me ranger. J'ai alors acheté un ranch près de la ville de Blackwater, au nord-est, pour élever mon fils, John Junior mais on l'appelle Jack, avec ma femme Abigail (qui a elle aussi eu une vie d'errance et de bohème puisqu'elle suivait notre bande et était une fille un peu facile, pour ne pas dire autre chose, ce qui ne m'a pas empêché de l'aimer et de l'épouser). Mais voilà, on ne peut se ranger aussi facilement surtout quand l'ardoise que l'on a est aussi chargée que la mienne... Edgar Ross, un homme de main du gouvernement faisant parti d'un bureau fédéral sans nom mais qui se trouve au-dessus de l'autorité des shérifs et même de l'armée, m'a proposé de travailler pour lui afin de capturer les anciens membres de la bande de Dutch van der Linde, MA bande. Bien évidemment, j'ai refusé... et bien évidemment, il ne s'est pas contenté d'un simple refus. Il a fait kidnappé ma femme et mon fils et ils ne seront libérés que lorsque j'aurais effectué ses bases besognes... Je me demande qui, entre lui et moi, est le pire... Enfin passons et continuons ce récit.

    Ross m'a fait embarqué dans un train en direction d'Amardillo afin que j'aille m'occuper du cas de Bill Williamson. Ce bon vieux Bill, qui n'a pas inventé l'eau froide et c'est peu de le dire, s'est mis à la tête d'une nouvelle bande et il terrorise les habitants d'Amardillo et des alentours. Il s'est réfugié dans un ancien fort de l'armée, le Fort Mercer, et l'en déloger risque de ne pas être une partie de plaisir. Mon contact à Armadillo me conduit donc à Fort Mercer mais me laisse seul à quelques encablures afin de ne pas se faire trouer la peau, je le comprends le bougre, Bill est loin de faire dans la dentelle et je vais l'apprendre à nouveau à mes dépends. Ma rencontre avec Bill est aussi brève que brutale et s'achève avec un John Marston gisant sur le sol avec du plomb dans le buffet... J'avais pourtant opté pour une approche certes directe mais quelque peu subtile en demandant à Bill de se rendre. Apparemment, je n'ai pas su être très convaincant. Heureusement pour moi, un chariot passant par là m'a récupéré. La conductrice, Bonnie MacFarlane, possède un ranch avec son père, ranch qui ferait rêver n'importe quel cowboy débutant, moi y compris. Bonnie m'a donc ramené à son ranch et m'a soigné. Me voilà frais et clinquant, prêt à repartir à l'assaut de Fort Mercer, même si je pense opter pour une autre stratégie cette fois-ci. Pour remercier Bonnie et son père, je les aide un peu au ranch : escorte de vaches, captures de chevaux sauvages au lasso et domptage de ces derniers via des rodéos dignes des concours "du meilleur cowboy", patrouille dans le ranch des MacFarlane avec arrestation de banditos et chasse aux lapins mangeurs de carottes et aux loups mangeurs de poules et même sauvetage in extremis de chevaux (mais je n'en dirais pas plus).

    Ne pouvant m'attarder plus longtemps au ranch, je décide de me remettre en route afin de capturer Bill, avec l'espoir de revoir Abi et Jack rapidement. Je remonte donc sur mon cheval, mais, avant de sortir de la propriété du ranch, je m'arrête chez l'épicier pour faire le plein de provisions en tout genre et pour acheter une petite tente qui me sera sans doute utile pour mes bivouacs nocturnes. C'est quand même hallucinant de se dire qu'un ranch peut avoir sa propre épicerie ! Alors que je m'apprête à sortir du domaine, un type m'insulte et me provoque en duel... Je n'aime pas trop ça (les insultes mais aussi les duels)... Je descends du cheval et me décide à l'affronter à la loyale. Je me mets en position et je me concentre, car je sais que la moindre erreur me sera sans doute fatale. Comme si j'étais en transe ou je ne sais quoi, je vois l'action se dérouler au ralenti. Je dégaine et je vise la main droite de ce fils de p*te dans le but de le désarmer sans le tuer. Je tire et, avant même que l'autre n'ait eu le temps de réagir, je le touche. Dégoûté et humilié, il repart la queue entre les jambes comme un sale coyote. Je vais enfin pouvoir continuer ma route vers Armadillo. Je me remets en selle et pars en direction de mon destin.

    Le soleil commence à être caché par des nuages de plus en plus gros, je sens que le temps va se gâter. Et ça ne loupe pas. En effet, un orage d'enfer se déchaîne et je n'ai pas mis mon grand imper'... rah. Je profite quand même de ce déferlement d'eau pour chasser une biche qui passait par là : un peu de plomb dans la tête et le tour est joué, il ne reste plus qu'à la dépecer pour récupérer son cuir et sa viande. J'aurais préféré un cerf qui m'aurait permis de récupérer également les bois, mais bon, on chasse ce qu'on trouve. Alors que le temps semble enfin s'apaiser, je vois une jolie demoiselle en tenue légère sur le bord de la route, à côté d'une diligence dont les chevaux semblent mal en point. Je décide de m'arrêter pour l'aider et voilà que quatre enfoirés me sautent sur le râble et me demandent de me délester de mon cheval et de mon argent. Comme je n'aime pas trop me faire détrousser par des petits voyous qui ne savent même pas tenir une pétoire, je descends de mon cheval, je m'adosse à un rocher et je les refroidis tour à tour. La donzelle, bien embêter de se retrouver ainsi sans "défense", hurle qu'ils l'ont obligé de faire ça. Bah, qu'elle s'en aille, elle n'avait peut-être pas le choix et puis elle n'utilisait pas d'arme, soyons bon seigneur.

    Armadilo se profile enfin au loin, il était temps, je commence à avoir le cul tallé à force de chevaucher. Arrivant à peine dans la ville, une prostituée, enfin je pense qu'elle pratique le plus vieux métier du monde vu ses habits, se fait agresser par un type qui semble vouloir profiter des charmes de la dame sans payer tout en étant particulièrement éméché. Un coup de lasso sur le poivrot et on en parle plus. Bon, c'est pas tout ça, mais il va me falloir un peu d'aide si je veux réussir à déloger Bill de son nid d'aigle. Peut-être que le shérif pourra me filer un coup de main. Je pars en direction du bureau du shérif qui fait aussi office de prison. Là, je tombe sur son assistant un peu trop zélé et qui a sans doute encore beaucoup à apprendre. Heureusement, le Marshal Leigh Johnson arrive avant que je ne m'énerve. Bien sûr, il ne veut pas m'aider mais serait heureux que je le débarrasse de Williamson... Mais, coup du sort ou hasard bienheureux, une attaque a lieu à quelques kilomètres de là et le shérif a besoin de mon aide. Voilà qui me permettra sans doute de marchander et d'obtenir quelques bénéfices par la suite. Le shérif et ses adjoints ont entendu parler de moi, il semble que Ross m'ait déjà fait une petite réputation, et ils ne vont pas arrêter de me gaver avec ça durant tout le trajet. Heureusement, arrivé sur place, le gang qui traîne me permettra de passer mes nerfs à coup de... six coups.


    Voici donc un petit aperçu non exhaustif de ce que Red Dead Redemption vous réserve. Alliez cela à un moteur graphique relativement performant (il s'agit de celui de GTA4 un peu optimisé et n'affichant plus des dizaines de bâtiments/véhicules/personnages en même temps) et affichant des décors splendides, une jouabilité qui finalement s'avère adaptée même s'il s'agit encore une fois de celle de GTA4 (le seul truc qui peut choquer est le "radar", quelque peu anachronique), une histoire aux petits oignons et tout un tas de missions annexes qui rendent le jeu d'une richesse extrême, tellement riche qu'on passe le plus clair de son temps à côté de la trame principale.
    Mon seul regret, après avoir passé près de 30 heures dans cet univers incroyable, est de ne pas trouver un intérêt à continuer l'aventure rien que pour avoir le plaisir de retourner dans cette époque et ces décors de rêves. Il faudrait sans doute que je me penche un petit peu sur le multi, sans doute.



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    /me s'est pris pour un cowboy, et rien que pour ça, RDR est énorme.


    Billet posté le 2 Septembre 2010