lundi 14 mai 2012

[TEST] L'adage des assassins

 
Me voilà à la limite du rétro-gaming avec ce billet sur "Assassin's Creed" premier du nom qui est en effet sorti en novembre 2007, soit 5 ans à peine, déjà 5 ans ! Depuis cette sortie, de l'eau a coulé sous les ponts et des assassins ont squatté les studios d'UbiSoft puisque trois, voire quatre si on compte le prochain assassin amérindien, ont été développés dans les bureaux canadiens du groupe français, à savoir "Assassin's Creed II" (que je viens tout juste de commencer d'ailleurs), "Assassin's Creed : Brotherhood", "Assassin's Creed : Revelations" et le futur "Assassin's Creed III" sans compter les spinoffs sortis sur PSP et Nintendo DS.

Ma première partie d'Assassin's Creed remonte à la sortie de la démo "longue" le 9 février 2011 sur le Playstation Plus (ces démos vous permettent de jouer au jeu complet pendant 1h00 et elle vous sauvegarde votre progression et vos trophées, quand il y en a, afin de pouvoir récupérer le tout une fois que vous avez acheté le jeu en version complète). J'avais rapidement, 5 minutes montre en main, tâté du jeu auparavant chez Kilaskil mais j'avais été dépité par le côté "Animus" du jeu... La démo m'a permis de me rendre compte que le background du jeu pouvait finalement apporté beaucoup et m'a décidé à acheter le jeu en version complète mais pas au prix fort. Vendu à l'époque 29 EUR sur le PSN, en version dématérialisée donc, je l'ai trouvé à 11 EUR chez mon revendeur d'occasion local, un bien meilleur tarif, même si la jaquette est une version "réimprimée" et je ne sais pas trop pourquoi...J'y ai joué un petit peu à la suite de cet achat, puis plus rien pendant plus d'un an. Mais comme j'ai décidé de rattraper mon retard vidéo-ludique et comme je le fais "alphabétiquement", voilà comment je me suis retrouvé à reprendre ma vieille sauvegarde la semaine dernière, et bien m'en a pris.


Je me suis lancé dans le jeu d'UbiSoft avec réticence et même un peu de dédain, ayant suivi de loin tout ce qui avait été dit dessus et m'étant fait ma propre opinion, assez négative d'ailleurs. Mais comme il n'y a que les ânes bâtés qui ne changent pas d'avis et comme je n'en suis définitivement pas un (ou alors j'essaie de le cacher ^^), j'ai donc changé d'avis et voici pourquoi.

Tout d'abord, l'univers est original. Mis à part quelques jeux vidéos plus ou moins connus, généralement d'aventure et sortis sur PC comme "Croisades", ou bien encore de stratégie comme "Medieval II : Total War - Kingdon", l'univers des croisades n'a que très rarement été utilisé (même s'il a été repris récemment dans le très méconnu, et apparemment à juste titre, "The Cursed Crusade"). Ce pan de l'Histoire est d'ailleurs également très peu traité de manière général (cursus scolaire, cinéma, littérature, etc.) et de ce fait très peu connu, ce qui est encore un bon point de plus. Cela donne également l'occasion de se déplacer dans des lieux eux aussi rarement visités en jeu vidéo tel Acre, Jérusalem, Damas ou encore le château de la confrérie des assassins à Masyaf, toutes tels qu'ils devaient être à l'époque. Les personnages sont eux aussi des personnages historiques ayant existé mais le tout est mâtiné à la sauce fiction, ce que la productrice du jeu, Jade Raymond, a appelé une « fiction spéculative ». Autre point positif, mais qui sera aussi un élément négatif, les graphismes envoient du lourd pour l'époque, mais un peu de trop pour la PS3 qui est à genou une paire de fois... Et encore, j'ai pu y jouer bien après sa sortie et depuis quelques correctifs ont été mis en ligne... je n'ose imaginer ce que cela pouvait donner sans. Et si les phases à l'intérieur de l'Animus sont relativement bluffantes, celle en dehors le sont beaucoup moins avec des personnages dégrossis à la serpe et mal animés. Quant aux musiques, elles sont l'oeuvre de Jesper Kyd, qui a débuté sa carrière en tant que demomaker sur Commodore 128 puis Amiga (forcément un gars bien, vous l'aurez compris). Elles sont orchestrales et Jesper Kyd à créer ses musiques « en combinant des instruments traditionnels du moyen-âge et des sons modernes de synthétiseur » dixit Jade Raymond, et il faut avouer que le résultat est très bon, en adéquation avec le jeu.


Pour ce qui est du jeu en lui-même, on est dans un monde plus ou moins ouvert (à savoir qu'on débloque certaines zones des villes au fil de nos aventures) et que les "missions" sont elles aussi réparties sur la carte plus ou moins de manière régulière et que l'on peut choisir de les faire dans l'ordre qu'on veut. Mais voilà, celles-ci manquent de variété : espionner, interroger, dérober, assassiner, sauver un "citoyen" (pourquoi avoir utilisé ce terme si mal approprié aux habitants des villes du Moyen-Orient de l'époque ? Enfin passons), et... c'est tout. Ah si, on peut récupérer des drapeaux deci-delà, tuer des templiers... mais pas vraiment de variété, ce qui est dommageable. Heureusement que l'histoire nous tient et nous fait avancer, surtout quand à la fin, les assassinats deviennent digne d'un Lee Harvey Oswald en plein Dallas qui doit faire d'une balle 3 morts ! (oui, j'en ai chié pour les trois derniers, et quelque chose de bien, à la limite de casser la manette, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ^^). Et pourquoi mon homme à tout faire qui sait tuer des dizaines de gens en "s'cret" ne sait même pas nager.. J'ai cru devenir fou à tomber dans l'eau et à attendre le "chargement"... Alors que les phases de grimpette/yamakazi se passent généralement bien, les phases dans le port sont d'une calamité sans nom, incroyable et énervant.


Malgré ces quelques points noirs qu'il ne faut ne pas occulter, "Assassin's Creed" est incontestablement une première pierre plus qu'intéressante à la série qu'allait devenir cette propriété intellectuelle, élément désormais incontournable du catalogue du développeur français. Beau (mais ramant trop souvent), jouable (mis à part sur le port), intéressant à suivre, Altaïr ne pouvait que me donner envie de me plonger dans les méandres de la mémoire de son ancêtre, Ezio Auditore da Firenze ! Mission accomplie donc, et de belle manière. Je me suis déjà lancé dans le 2ème opus, ce qui faut toutes les conclusions du monde ^^

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/me n'a même pas cité l'adage (ou le credo) des Assassins... "Rien n'est vrai tout est permis !"
/me n'a pas non plus expliqué ce qu'était l'Animus... tant pis ^^

Billet posté le 14 mai 2012

samedi 12 mai 2012

[CINÉMA] Le dormeur doit se réveiller !





L'alternance est de mise en cette période électorale plus que chargée. Du coup, je vais m'intéresser à un film qui n'est pas un navet... ouf, ça fait du bien ^^ Je vais donc revenir sur "Inception", le film de Christopher Nolan, réalisé entre deux "Batman". Il a d'ailleurs rempilé avec une partie des acteurs et une majorité de son équipe de "Batman: The Dark Knight", ce qui doit créer une certaine cohésion entre les membres de l'équipe, enfin je suppose et je l'espère pour eux.

Inception est avant tout un scénario bien foutu, à la croisée entre "Matrix" et "eXistenZ". Comme dans ces deux derniers, on se retrouve perdu entre réalité et fiction. Si dans le premier, la fiction est en fait un monde "numérique" dans lequel les gens sont plongés à l'insu de leur plein gré, dans le second c'est un monde virtuel de type jeu vidéo où les personnages vont de leur propre volonté. Ici, des "extracteurs" créent de toute pièce des rêves dans lesquels ils vont plonger leur victime afin d'obtenir des informations (ils "extraient" donc ces informations) que celle-ci n'aurait jamais divulgué ou ne savait même pas être en sa possession. Les extracteurs endorment donc leur cible, la font rêver et s'introduisent dans le rêve eux aussi. Ce qui fait que tout le monde dort mis à part un opérateur qui reste éveillé pour contrôler le tout, au cas où ! Deux avantages à cette technique : les personnages dont on extrait les informations ne le savent pas car elles croient avoir dormi et on ne peut mourir dans ces exfiltrations d'information, puisqu'il s'agit de rêve. Les personnages "mourant" dans les rêves se réveillent... sauf si le sédatif utilisé pour les endormir est trop puissant... dans ce cas là, ils tombent dans les limbes (rêve duquel ils ne sortent pas, et semblent alors plongé dans le coma).

Mais ce business non légal qui permet à l'équipe de Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) de bien gagner sa vie en faisant de l'espionnage via les rêves va basculer quand on va lui proposer de procéder à une "inception" dans l'esprit de Robert Fischer Jr (Cillian Murphy, qui jouait également le rôle de l'Épouvantail dans Batman), c'est à dire déposer une idée dans son esprit via ses rêves afin qu'il en fasse sienne. Une mission périlleuse et dangereuse. Il faut utiliser un sédatif très puissant car ils vont devoir créer des rêves "emboîtés" (rêver que l'on rêve quoi). Mais aussi car Dom Cobb arrive à parasiter les rêves créés par les extracteurs avec ses propres projections dont celle de sa femme, Mall Cobb (Marion Cotillard). Durant 140 minutes, Inception pourrait se perdre dans son scénario, d'ailleurs c'est ce qu'il essaye de faire en créant des rêves à l'intérieur des rêves (3 niveaux de rêves emboîtés les uns dans les autres). Mais non, tout se tient. Reste la fin plus ou moins ouverte qui est laissé à l'appréciation du spectateur et qui a apparemment tant fait causer lors de la sortie du film en salle.

Pour ce qui est des acteurs, Nolan ne s'entourant pas de mauvais, on a droit à un jeu d'acteur de haute volée et à un petit panel de stars qu'on a plaisir à retrouver (on pourra citer, en plus de Di Caprio, Murphy et Cottilard, Michael Caine et Tom Berenger). Techniquement, rien à redire là non plus puisqu'on a droit à des effets spéciaux impressionnants, tel le coup du retournement de la rue de Paris transformant un quartier en "cube" (que vous pouvez voir dans la bannière utilisée pour ce billet) !

Encore un bon film à côté duquel j'étais passé... mais contrairement à ce qu'il en a été dit, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Bon, c'est sûr, bien écrit, c'est certain, mais pas non plus incroyable. Mais il est vrai que cela aurait été dommage de ne pas le voir !

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/me fait des rêves emboîtés depuis ! ^^

Billet posté le 12 mai 2012

jeudi 10 mai 2012

[CINÉMA] Ducky Duke


Comme dit dans un précédent billet, je rattrape mon retard en DVD pris depuis quelques années désormais... Et comme j'ai envie de faire ça bien, je me suis dit que j'allais essayer de pondre une petite critique pour chaque film vu ou revu. Mais après réflexion, je ne vais pas trop en faire non plus et je vais plutôt me contenter de parler des très bons films et des très mauvais.

Retour sur un lundi soir "ordinaire". Le fils est couché, ma femme prépare ses cours, j'en profite pour descendre dans ma BatteCave dont l'entrée secrète n'est connue que de moi... et de tout ceux qui viennent chez moi ^^ Je jette un oeil à ma pile de DVDs non vus et non rangés et je tombe sur le film "Lucky Luke". La jaquette est bien dans l'esprit de la BD et, même si je me souviens que le film a eu quelques critiques acerbes à sa sortie, j'ai bien envie de le voir. J'insère la galette dans la PS3 et vogue la galère...

Le film a été réalisé par James Huth (qui avait déjà commis, c'est peu de le dire ainsi, l'odieux "Brice de Nice"). Il récidive donc avec cette adaptation au cinéma du cowboy qui tire plus vite que son ombre, encore une fois avec Jean Dujardin dans le rôle principal... Ce dernier est accompagné d'une brochette d'acteurs du cinéma "made in France". On pourra citer, notamment, Michaël Youn, Sylvie Testud, Alexandra Lamy, Daniel Prévost, Jean-François Balmer ou bien encore Melvil Poupaud et un certain Bruno Salomone (qui n'est pas présent à l'écran mais qui joue la voix de Jolly Jumper). Alors, je vais y aller franchement : les décors sont sublimes, le traitement de l'image est lui aussi excellent et les effets-spéciaux sont bons (mis à part la fumée dans le wagon du président, scène d'intro ou presque, qui fait vraiment "gros ajout"). Jean Dujardin a la gueule de l'emploi mais guère plus. Michaël Youn surjoue à en mourir un Billy the Kid plus qu'énervant, Alexandra Lamy est insipide même si joliment maquillée, Daniel Prévost, en Pat Poker, ne joue pas puisqu'il est comme à son habitude et ça n'a rien d'intéressant. Pour moi, les seuls qui surnage un peu ici, ce sont Balmer et Poupaud. Ce dernier a sans doute le rôle le plus intéressant de tous (mis à part celui de Lucky Luke, bien évidemment) en adossant les habits de Jesse James. Et un petit plus à Sylvie Testud également, même si son rôle n'a rien de transcendant. Un gros regret aussi, on ne voit pas assez le cheval qui lui est très bon, et il l'est encore plus quand il parle à Luke ^^
De plus, et malheureusement pour l'équipe du film, tout le monde connaît Lucky Luke, le célèbre cowboy créé par Morris et Goscinny. Et je dois avouer, je l'aime bien, moi, ce "poor lonesome cowboy". Alors avant de blâmer le réalisateur, il faut surtout s'en prendre aux scénaristes... mais voilà, le réalisateur a co-écrit le scénario avec Jean Dujardin et Sonja Shillito. Ce scénario tricéphale est réellement mauvais, et c'est là où le bas blesse vraiment, car on comprend pourquoi les acteurs ne peuvent s'en sortir avec les honneurs... à cause du scénario qui est bidonné au possible. Même si on retrouve des éléments connus de l'univers du cowboy, on se croirait presque dans une version française à petit budget du film "Wild Wild West"... Et puis, je ne crois que la jeunesse de Lucky Luke ait été abordée d'une quelconque manière dans la BD. Ça n'apporte d'ailleurs pas grand chose mis à part expliquer que Lucky est son surnom qu'il lui sera donné dans son enfance car il a survivra au massacre de son père et sa mère...

Je retiendrai quand même les clins d'oeil ici et là qui égaillent un peu le film comme le train du Président appelé le "Rail Force One", les inscriptions sur les bâtiments tantôt en anglais tantôt en français comme dans la BD (le célèbre "chien chaud" y est), il y a quelques références à des chansons françaises ("dans ma ville, il y a des cactus", Dutronc' style), et une boîte de conserve de crabe dans le désert (clin d'oeil plus qu'évident à Tintin). Mais cela ne le sauve pas de la noyade, au contraire...

Pour faire court et pour faire simple, si vous aimez la BD d'origine, vous n'aimerez pas ce film... si vous ne l'aimez pas, vous n'aimerez pas non plus ce film. Après, si vous avez 1h30 à perdre durant une longue soirée d'hiver ou un enfant de moins de 10 ans fan ou non du cowboy, je pense que vous pouvez quand même le regarder. Vous apprécierez les magnifiques décors argentins et le traitement de l'image, et lui aimera l'humour "simple". Sinon, passez votre chemin au triple galop !

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 /me n'a pas fui, il n'a pas tout compris...

Billet posté le 10 mai 2012

mercredi 9 mai 2012

[CINÉMA] Le nom de baptème ?


Poussé par ma chère et tendre à aller au cinéma ce week-end car nous avions lâchement abandonné le fiston chez ses grands-parents, je me suis retrouvé assis dans un fauteuil rouge devant un écran géant sur lequel était projeté le film "Le Prénom"... Oui, j'aurai préféré aller voir "La cabane dans les bois" (aka "The cabin in the woods" en VO) dont la critique de Persephoneeia sur DesperateZombie.com m'a largement convaincu... Mais voilà, je ne suis pas sûr que ma petite femme aurait apprécié. Du coup, je suis donc allé voir ce film de Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaport à reculons.

La seule bande-annonce vue par ma femme l'avait convaincue. Quant à moi, elle m'avait plutôt mis dans l'expectative. Voyez plutôt : un film français, une comédie de surcroît, avec Patrick Bruel. "N'en jetez plus, la coupe est pleine et ce sera sans moi" tonnais-je à ma dulcinée, puis me ravisant, j'ai pris sur moi et je suis allé voir cette comédie. Il faut savoir que ce film est tiré de la pièce de théâtre éponyme qui est joué à Paris depuis plus d'un an et demi, avec les mêmes acteurs sur les planches que sur le grand écran ! Du coup, on se retrouve avec ce qui fait le principe des pièces de théâtre : unité de lieu, de temps et d'action. On se retrouve un "huit clos" où seul la parole des protagonistes va faire avancer l'intrigue et il faut avouer que les répliques sont bien trouvées, bien amenées et fusent de toute part, ne laissant que peu de répit. Et je dois avouer que cela m'a plu.

Pierre (joué par Charles Berling), professeur de français à l'université, et sa femme Elisabeth que tout le monde appelle Babou (incarnée par Valérie Benguigui) reçoivent Vincent (Patrick Bruel)le frère de cette dernière, et sa femme Anna (Judith El Zein), ainsi que Claude (Guillaume de Tonquédec), l'ami joueur de trombone professionnel et presque membre de la famille, puisqu'il a été quasiment élevé avec Babou et Vincent. Le dîner va débuter en l'absence d'Anna, enceinte de 5 mois et qui continue de travailler de manière acharnée. Alors que l'échographie vient tout juste d'être faite, Vincent est tout heureux et surtout fier d'annoncer le sexe et le prénom de son futur enfant... au grand dam des maîtres de maison et de Claude qui s'insurgent contre le prénom choisi, on le serait à moins. Mais ce n'est que le début et quand Anna va finalement arriver, celle-ci va rejeter de l'huile sur le feu sans le vouloir et l'ambiance va encore se dégrader... On se trouve bel et bien dans un film "vaudeville", rempli de quiproquos et autres, mais cela fonctionne, et même plutôt bien car le film est en fait porté par son quintet d'acteurs principaux qui connaît bien le sujet (et pour cause, cf ci-dessus). Les personnages sont crédibles même si très connotés : Vincent est le beau gosse de service, sûr de lui et plein de fric, Pierre est le prof' de fac ancré à gauche toute, Babou est prof' de lycée un peu dépassé par le système mais prête à défendre ses élèves, Claude est trombone professionnel dans un orchestre et est toujours en retrait, ne se mouillant jamais et ne disant jamais rien, quant à Anna, elle est aussi belle et intelligente qu'elle ne semble froide. Des cinq personnages, je retiens surtout un Bruel détonnant et plein de niak et un Berling aux petits oignons, les autres n'étant pas en reste cependant.

Et surtout, on ne s'ennuie pas et on ne voit pas passer les 100 minutes que durent le film. J'ai eu quelques doutes sur la viabilité sur le long terme d'un tel scénario, mais finalement les quelques moments où l'on pourrait croire que tout va s'effondrer comme un château de carte s'avèrent finalement de simples souffles et tout repart comme si de rien n'était. Petit bémol toutefois, j'ai noté quelques passages sur la fin un peu limite et un peu trop "homophobes" à mon goût, même s'ils ne s'avèrent pas non plus choquants.

Pour faire simple, j'ai été agréablement surpris par ce film (bien aidé par le fait que je n'en attendais rien, c'est sûr) qui a réussi à me faire rire à de nombreuses reprises et s'avère être une vraie comédie bien huilée avec des acteurs dont le rôle est lui aussi bien huilé. Je retiens surtout les dialogues qui s'enchaînent à merveille et le rôle de Bruel ! Comme quoi, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ^^ Pour faire simple, je le conseille ! Ouille, pas la tête ^^

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/me ne pensait pas que ça lui plairait, et pourtant !

Billet posté le 9 mai 2012

lundi 7 mai 2012

[CINÉMA] Une histoire de violence ?


Ça fait quelques mois, voire quelques années même, que je ne suis plus l'actualité cinématographique, alors que je suis un aficionado du septième art, enfin j'étais... Mais voilà, depuis qu'un ami (Polymere pour ne pas le citer ^^) a eu la bonne idée de m'offrir son "vieux" système Dolby Surround/DTS, je me suis mis en tête d'essayer de rattraper mon retard, aussi bien vidéo-ludique que cinématographique. Surtout que couplé à une PS3 et un Sony Bravia 46", ce kit envoie du lourd dans la BatteCave, j'peux vous le dire ^^

Du coup, je me suis remis hier à ma vieille partie de "Assassin's Creed" premier du nom et j'ai enchaîné hier soir avec "A history of violence", un film de David Cronenberg que je n'avais jamais vu... alors qu'il est sorti en 2005 et que je dois l'avoir en DVD depuis 3 ou 4 ans... D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faudra aussi que je trouve et vois "A dangerous method", du même réalisateur, toujours avec Viggo Mortensen, accompagné cette fois-ci de Vincent Cassel. Mais ceci est une autre histoire.

Pour en revenir à "A history of violence", sachez tout d'abord qu'il est tiré du "roman graphique" éponyme de John Wagner (pour les textes) et Vince Locke (pour les dessins). Wagner a notamment été l'auteur de "Judge Dredd" dans sa version BD, qui sera elle aussi adaptée au cinéma. Pour la petite anecdote, sachez que Cronenberg n'avait pas lu la BD avant d'accepter de faire le film, il n'avait lu que le script (qui s'inspire très largement de la BD mais raconte l'histoire différemment). D'ailleurs, le titre de la BD et du film ne signifie pas "une histoire de violence" même si c'est la traduction littérale qui pourrait en être faite. En fait, le titre est tiré de l'expression "to have a history of violence" qui signifie "avoir un passé violent".

Passons maintenant en revue ce film par le menu. L'histoire est simple mais bien ficelée et surtout elle a su me tenir en haleine durant les 90 petites minutes que dure le film. Le film est clairement découpé en trois parties : la première installe les personnages, leur vie et leur quotidien ; la deuxième s'intéresse au basculement de l'intrigue ; la dernière achève, c'est le cas de le dire, le film et l'histoire. Pour faire bref et sans trop spoiler, Tom Stall (Viggo Mortensen) vie paisiblement dans une petite bourgade américaine avec sa femme Edie (Maria Bello) et ses deux enfants. Lui tient un petit café/restaurant, elle est avocate. Leur vie semble belle et relativement dorée même si le garçon est en conflit larvé avec son père et si le pick-up de la famille est en rade. Et voilà que deux psychopathes, mais des vrais de chez vrais, vont rentrer par effraction dans leur vie et dans le café/restaurant de Tom... Ce dernier va alors riposter de manière inattendue, sauvant son personnel et ses clients et s'attirant une soudaine popularité qui le fera connaître brièvement dans tous les États-Unis, et surtout de mafiosi (dont un mafioso défiguré joué par un Ed "dirty" Harris) qui pensent reconnaître en lui un des leurs... 

Pour ce qui est de la technique, peu de chose à dire vu que je ne suis pas technicien et encore moins expert en quoi que ça (éclairage, maquillage, montage, angle de caméra, et tutti quanti...) mais je n'ai rien vu d'énervant. D'ailleurs, j'ai même trouvé que la colorimétrie apportait beaucoup à l'ambiance du film, mais ça, c'est moi qui le dit ^^ De plus certains plans lors des fusillades sont assez "osés", si je puis me permettre de dire ça.

Quant au trio d'acteurs principaux, il est magnifiquement emporté par un Viggo Mortensen aux petits oignons, jouant son rôle avec justesse et mettant le spectateur dans le flou, autant que peut l'être sa femme. Celle-ci est incarnée par la sublime Maria Bello (elle a joué dans quelques épisodes d'Urgences, puis je l'ai redécouverte flamboyante dans "Payback" et peu de temps après dans "Coyote Girls", puis dans le remake de "Assaut sur le central 13", mais depuis, j'avoue ne pas avoir suivi plus sa carrière que ça). Elle aussi tient son rôle à la perfection, sachant nous attendrir et nous faire nous sentir bien au début du film avant que tout ne bascule. Enfin, Ed Harris n'est pas en reste. Campant un vilain pas beau, dans tous les sens du terme, il incarne à la fois la froideur et la noirceur du mafioso. On peut aussi noter la bonne prestation de Haston Holmes jouant le rôle du fils, un gamin réservé se faisant emmerdé par les caïds du lycée. Bref, une bonne équipe et cela se ressent à l'écran.

J'ai personnellement beaucoup aimé ce film qui a réussit à m'arracher des sourires au début, a su me faire douter au milieu, et m'a plongé dans la violence à la fin. Bref, une belle gradation dans le déroulement du film et surtout un suspense fort bien joué scénaristiquement parlant parce qu'on doute comme Edie, ne sachant qui croire. Bref, un bon film que je conseille !

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/me a toujours été particulièrement friand des films de Cronenberg.

Billet posté le 7 mai 2012