Affichage des articles dont le libellé est Capcom. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Capcom. Afficher tous les articles

vendredi 27 mars 2009

[TEST] Resident Evil, non director's cut



"Vous venez de pénétrer de nouveau... dans un monde d'horreur... Bonne chance." Si vous avez joué à RE premier du nom, vous devez connaître cette phrase par coeur puisqu'elle s'affiche à chaque fois que vous chargez une partie et, personnellement, je l'ai beaucoup/trop vu (et même encore dernièrement avec la nouvelle partie que j'ai commencé récemment sur PSP). Cette phrase, courte mais limpide, résume à elle seul le jeu. Car oui, avec Resident Evil, Capcom nous a amené en 1996 dans un endroit que l'on aurait pas imaginer, nous a fait ressentir des choses que l'on aurait même pas osé imaginer vivre dans un jeu : la peur.

On pourrait discuter longtemps pour savoir si oui ou non RE est le premier "survival horror" (puisque des titres comme les "Alone in the dark" l'ont précédés) mais une chose est sûre : RE a apporté une visibilité à ce genre et, surtout, il est le premier à être qualifié de "survival horror", et ceci par ses créateurs eux-mêmes. Shinji Mikami, le chef de projet sur les premiers RE, se serait inspiré de Sweet Home (un RPG NES de Capcom sorti en 1989 et qui se déroule dans un... manoir) pour créer l'ambiance de ce RE.

Côté réalisation, lui et son équipe ont eu la merveilleuse idée d'utiliser des plans fixes où seul le personnage bouge. Cela permet de créer un sentiment d'angoisse et de stress grâce au fait que la plupart du temps les ennemis sont dans l'angle mort de la caméra, du coup vous ne faites que les entendre sans réellement savoir où ils sont. Grâce à cette technique très astucieuse, on peut avoir, en plus des bonnes séances de flippe, des décors somptueux puisqu'il s'agit finalement d'afficher de simples images précalculées avec des personnages en 3D qui sont eux correctement modélisés (je rappelle que nous sommes en 1996 sur Playstation première du nom) même si Chris et Jill ont un peu de mal à bouger. Mais cette astuce d'affichage n'est pas la seule à nous permettre de rentrer complètement dans le jeu : il y a aussi les chargements ! Ça doit paraître étrange de lire ça, mais les chargements entre chaque salle étaient camouflés derrière une ouverture de porte. Dis comme ça, ça ne paraît sans doute pas formidable mais ces ouvertures, accompagnées de la musique de la salle suivante, permettaient de stresser rien qu'en imaginant ce qui peut se cacher derrière la porte (sauf quand on entend la petite musique caractéristique des points de sauvegarde, endroit où l'on sait qu'on est tranquille).

Bien que les énigmes Residentesques ne le soient pas tant que ça (dantesques...), certaines vous ferons cogiter quelques minutes, même si l'attrait principal du jeu n'est pas là. Pour ce premier opus, l'histoire était bien ficelé et on se laisse prendre par l'intrigue. De plus, les situations qui foutent la frousse sont légions (on retiendra notamment la mythique scène des chiens, celle du Hunter vu à la première personne qui vous fonce droit dessus dans une vidéo en image de synthèse, les salles que l'on a nettoyé mais dont les ennemis reviennent sans crier gare, les tentacules de la plante qui vous chope par un trou dans le plancher, etc.). C'est simple, ce RE a posé les bases de ce qu'il fallait faire et il ne sera jamais, à mon humble avis, égalé par une de ses suites. Beau (à l'époque et toujours maintenant dans sa version Rebirth sur GameCube ou dans sa version PSX sur PSP, merci petit écran), prenant, intéressant à jouer, long (la durée de vie d'une première partie pouvait facilement avoisiner les 15 heures, surtout si vous vous perdiez comme moi pour retrouver ce maudit serpent), la seule ombre au tableau vient en fait de la jouabilité. Le fait de ne pas pouvoir faire de demi-tour rapidement (implémenter dans le 3 il me semble) ou encore l'imprécision dans les directions, bien qu'assez embêtant, ne sont pas les plus rédhibitoires et peuvent même être considéré comme utile au gameplay. En fait, le gros soucis vient de la visée arme au poing plus qu'approximative qui peut faire enrager dans des moments où on aimerait bien passer plus de temps à éviter les ennemis qu'à les viser...

Mis à part ce gros soucis de jouabilité (mais qui n'a finalement rebutée pas grand monde, le jeu restant encore parfaitement jouable à l'heure actuelle pour les premiers RE que je qualifierais de RE "survival horror", mais qui sied moins, à mon humble avis, aux derniers RE "action shooter"), tout le jeu a été pensé pour nous faire faire dans notre pantalon : ennemis qui arrivent par surprise, points de sauvegardes disséminés au petit bonheur la chance (quand on meurt, on recommence à sa dernière sauvegarde puisqu'il n'y a pas de "checkpoint"), musiques superbes, bonne histoire. Bref, si vous ne l'avez pas encore compris, je vais le dire de but en blanc : "Ce jeu est un chef d'oeuvre !"


Bien sûr, je vous invite à lire ou à relire en complément de ce petit et humble test le billet écrit par Stinky qui est très complet et intéressant. D'ailleurs, Stinky continue son tour d'horizon de la saga et vient de mettre en ligne son article sur "Resident Evil 3 : Nemesis", à ne manquer sous aucun prétexte*!



Que serait le jeu vidéo aujourd'hui sans Resident Evil ? À mon avis, il ne serait sûrement que l'ombre d'un zombie putréfié ! Même s'il n'a pas inventé un genre (Alone in the Dark était déjà passé par là bien avant lui même si Mikami dit n'y avoir jamais joué), il a su démocratiser et apporter la peur et la survie sur nos consoles. Un bel héritage que RE4 et RE5 (et déjà un peu RE2 et RE3 dans une moindre mesure) ont renié pour se pencher du côté du jeu d'action. C'est sans doute pour ça que ce Resident Evil reste mon préféré, sans doute aussi pour ça qu'il conserve toute sa force treize ans après sa sortie. Si vous avez l'occasion de faire "Resident Evil : Rebirth" ou de jouer à ce Resident Evil sur PSP (la petitesse de l'écran rend hommage à la bouillie de pixels, vraiment), alors n'hésitez pas surtout si vous n'y avez jamais joué. Resident Evil premier du nom est un classique, un incontournable, un indispensable pour celui qui se dit un minimum gamer, et là, tout est dit !


Pour conclure ce test en beauté, voici quelques captures d'écran de la vidéo d'intro, ultra kitsch mais complètement assumée (disponible en version censurée dans la section vidéo de GK, ou en version Director's cut sur Dailymotion) :

--
/me adore ce premier volet, sûrement l'un des meilleurs de la saga !


Billet posté le 27 Mars 2009

vendredi 13 mars 2009

[DIVERS] Quand Capcom abuse, mais juste un peu...




Alors que Resident Evil 5 sort aujourd'hui même dans toutes les bonnes crêmeries et même ailleurs, on a appris hier que du DLC (le désormais célèbre DownLoadable Content qui s'est démocratisé avec l'arrivée de la XBox 360 et de la PS3) allait débarquer sur le XBLive et sur le PSN à la fin du mois de... Mars, soit quinze jours après la sortie dans le commerce du jeu. Bien sûr, on aurait pu penser qu'il s'agirait d'un correctif ou bien encore d'un DLC ajoutant un petit truc de dernière minute que les développeurs auraient oubliés (oui, ça arrive des fois mais bon, y'avait pas de DLC avant et les jeux sortaient quasiment tous finis et complets... mais bon). Que nenni !

Capcom a trouvé malin de vendre, pour 400 Points Microsofts ou pour 3,99 dollars sur le PSN US, le mode "Versus online" de RE5. Oui, ce que tous les jeux de ce genre proposent de base ou ne proposeront jamais, RE5 le propose en téléchargement payant... Eh oui, la machine à fric est définitevement plus forte que le plaisir des consommateurs dans la logique commerciale capcomienne... Le pire dans tout ça c'est de constater qu'en plus les européens vont encore avoir le droit à une conversion dollar->euro de haute volée : 3,99 dollars se transforment en 4,99 EUR... (alors qu'au cours actuel, ces 4 dollars ne valent que 3,12 EUR...). Vive les vaches à lait européennes, vive Capcom et vive Sony !

Pour continuer dans la moquerie envers les joueurs (pour ne pas dire foutage de gueule), Capcom limite son mode multi en ligne à 4 joueurs et à deux modes de jeux... C'est quand même pas folichon tout ça... Le mode "Slayer's rule" sera une partie aux points limitée dans le temps dans laquelle les joueurs devront tuer le plus de Majinis. Le mode "Survivor's rule" verra quant à lui les joueurs se faire face dans des duels à mort qui s'annoncent déjà digne des plus grands westerns spaghettis des années 60. En effet, le gameplay inamovible des joueurs lors des tirs risquent de rendre ce mode plus que fendard (cf l'image sur la droite et ci-dessous). Quand je vous le dis que ça s'annonce grand, de véritables duels à OK Corral, mais le tout en HD, parce qu'il faut pas déconner quand même...

Dommage que Capcom n'ait pas pris exemple sur Criterion qui a proposé les meilleurs DLC que j'ai pu voir et ceci gratuitement, ce qui fait que j'ai acheté "Burnout Paradise" uniquement pour le contenu offert via ces DLC ! La politique de DLC pour "Midnight Club : Los Angeles" est aussi intéressante puisqu'il offrira un agrandissement de la carte plus que conséquent avec un premier DLC gratuit (on parle d'un tiers de surface disponible en plus quand même), puis un second DLC apportant voitures et courses sera quant à lui payant. Comme quoi, quand on veut faire les choses bien, on peut... Mais n'est pas Capcom qui veut !

PS : Notez que Capcom n'en est pas à son coup d'essai puisque les costumes de Street Fighter 4, que l'on gagnait à la sueur de son front auparavant, sont également payants... Pire, EA vend même des cheatcodes pour Skate 2 ou pour Need for Speed (pour ce dernier, c'est une voiture surpuissante utilisable dès le début du jeu)...

--
/me ne supporte pas les DLC abusifs... mais vraiment pas...


Billet posté le 13 Mars 2009