lundi 30 avril 2012

[LIVRE] Allez Gunpei, prends un Yoco, ça ira mieux !


Acheté depuis des mois, je ne m'étais pas encore lancé dans la lecture de l'ouvrage "Gunpei Yokoi : Vie & Philosophie du Dieu des jouets Nintendo" paru aux Éditions Pix'n Love. Pris de remords devant l'amoncellement de livres et jeux à finir (voire à commencer...), je me suis donc décidé à lire ce livre dédié à Gunpei Yokoi, l'homme derrière tant d'inventions ayant bouleversées la société Nintendo en particulier et le jeu vidéo en général.

L'ouvrage était initialement et uniquement sorti au Japon durant l'année 1997, peu de temps avant la mort de Gunpei Yokoi. Intitulé "Yokoi Gunpei Gemukan", il avait été écrit par Takefumi Makino qui avait obtenu du grand homme de nombreuses heures d'interviews et les avait compilées dans ce livre. Après une sortie en catimini, le livre devient vite introuvable et Florent Gorges réussira toutefois à se procurer un exemplaire en 2003 pour une somme relativement élevée. Il essayera de rentrer en contact avec l'auteur original pour lui proposer une version actualisée et traduite de son ouvrage, sans succès. Et puis le miracle s'est produit, Takefumi Makino a pris contact avec Florent Gorges, ils se sont rencontrés, ont échangé et voilà comment cette biographie est désormais disponible au prix modique de 18 EUR (à comparer avec les 200 EUR que Florent Gorges a déboursé pour acquérir la première version de l'ouvrage !).

Comme toujours chez Pix'n Love, l'ouvrage est classieux avec sa couverture brillante. Fort de 196 pages, il est richement agrémenté en photos et autres plans, ce qui contraste avec le livre MGS paru chez Console Syndrome Éditions mais il aurait été difficile de parler de jouets et d'innovations, comme celles qui ont été proposées par Gunpei Yokoi, sans avoir un visuel de celles-ci. Le découpage chronologique du livre est somme toute logique et permet de voir l'évolution dans la manière de concevoir du "génie", mais aussi l'importance acquise au fil des années par l'homme au sein de son entreprise. On commence donc par connaître la jeunesse et la genèse de l'homme, qui explique en grande partie comment il est devenu l'une des personnalités pivots de Nintendo en quelques années seulement.

Engagé comme ingénieur pour entretenir les machines de chez Nintendo (les machines qui confectionnaient les cartes à jouer et les Hanafuda), il va se faire pincer par le président de l'entreprise, Hiroshi Yamauchi, en train de concevoir un objet farfelu, une espèce de pince permettant de saisir des objets à quelques dizaines de centimètres de distance. Mais le président, loin d'enguirlander son employé, va lui proposer de transformer cet objet en jouet dans le but de le vendre. Ainsi venait de naître l'Ultra Hand, la première invention de Gunpei Yokoi pour Nintendo. S'en suivront ensuite l'Ultra Machine (un jouet lanceur de balles de ping-pong ressemblant aux lanceurs de balles de base-ball), le Love Tester (qui mesure le courant électrique "circulant" entre deux personnes afin d'établir leur degré d'affinité), la Lefty RX (une voiture radioguidée qui ne tourne qu'à gauche mais tellement peu chère qu'elle séduira les amateurs de modélisme à une époque où ces voitures coûtaient un bras) et tant d'autres jouets ou assimilés. Puis viendra le temps des pistolets opto-électroniques, que Gunpei Yokoi va décliner sous de multiples formes, du simple jouet d'enfant (un pistolet et un cowboy à viser, ou bien un jeu de tir au canard appelé... Duck Hunt !) au simulateur de ball-trap grandeur nature qui ne pouvait être "joué" qu'en intérieur, en passant par des bornes d'arcade reprenant de véritables vidéos. Ces pistolets seront d'ailleurs les prémices du Zapper que l'on retrouvera quelques années plus tard sur la NES avec le jeu... Duck Hunt, justement.

Puis viendra l'avènement des Game & Watch que Cocole et Dark Messiah connaissent bien, les bougres ^^ La chance a d'ailleurs beaucoup joué dans l'arrivée sur le marché de ces jouets électroniques, puisqu'il aura fallu que Gunpei Yokoi joue, le temps d'une journée et à contre-coeur, le chauffeur du Président et que ce dernier rencontre le président de Sharp pour que Hiroshi Yamauchi donne le feu vert à Gunpei Yokoi pour créer ces jeux, qu'il devra alors décliner en trois exemplaires différents, et ce à chaque nouvelle sortie ! Ce qui aboutira à la création de 59 Game & Watch différents, écoulés à plus de 40 millions d'exemplaires dans le monde. Les Game & Watch préfiguraient également le futur de Nintendo puisque c'est encore Gunpei Yokoi qui va inventer la croix multi-directionnelle, le fameux D-Pad, qui sera intégré au départ sur le Game & Watch Donkey Kong puis peu de temps après sur la manette de la Famicom/NES ! Puis, encore plus tard, il rejoindra le cahier des charges de la GameBoy, qui a failli coûter cher à Gunpei Yokoi, dans tous les sens du terme, car peu de temps avant sa sortie celle-ci n'apportait pas un angle de vision satisfaisant... Après l'échec de la Virtual Boy, il se penchera alors sur la nouvelle version de la GameBoy, aka la GameBoy Pocket.

Puis Gunpei Yokoi démissionne de chez Nintendo pour fonder Koto Laboratory, son entreprise qui travaillera sur des jeux Nintendo, mais aussi en collaboration avec Bandai pour le développement de leur console portable, la WonderSwan, que Gunpei Yokoi ne verra jamais de son vivant puisqu'il mourra peu de temps avant, des suites d'un accident de la route (il sera fauché en pleine nuit par une voiture après avoir accidenté sa propre voiture...). Mais l'héritage de Gunpei Yokoi, et sa philosophie orientée sur l'utilisation des technologies désuètes (ce qui explique le choix de l'écran LCD des G&W, du noir et blanc pour la GameBoy, etc.) reste encore au coeur de la philosophie de Nintendo (il n'y a qu'à voir la sortie de la DS ou encore de la Wii, et sans doute de la Wii U !).

Ce livre est un plaisir, que dis-je, un régal à lire ! On s'y plonge et on en ressort de temps à autre parce qu'on a faim ou parce qu'une envie pressante se fait ressentir, mais c'est tout ^^
Takefumi Makino avait eu la chance d'interviewer Gunpei Yokoi, ce qui donne au livre un côté "biographie officiel" remplie d'anecdotes intéressantes et savoureuses. Si vous hésitez à l'acheter, n'hésitez plus ! Et si le possédez déjà, lisez le ! Petit bémol pour nuancer le tout, il y a des redondances entre le texte et la retransmission des interviews qui racontent souvent la même chose, mais bon, mieux vaut deux fois que pas du tout ! ^^


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/me l'a lu quasiment d'une traite !

Billet posté le 29 avril 2012

jeudi 26 avril 2012

[TEST] Dune, Arrakis, planète des sables, épice !


Depuis le temps que je vous le fais miroiter, il était temps que je m'attelle à cette critique de Dune, le jeu "culte" de Cryo, et de Philippe Ulrich, un jeu qui m'a marqué au fer rouge et dans lequel je me replonge de temps à autre, tel un élixir de jeunesse. Mais avant de parler du jeu en lui-même, il est intéressant de revenir sur sa genèse et sur son arrivée dans les bacs qui ne s'est pas faite sans heurts et sans mal.

Au milieu de l'année 1990, Philippe Ulrich et son équipe chez Cryo commencent à travailler sur un jeu basé sur l'univers de Dune après qu'un accord oral ait été passé entre Philippe Ulrich et Frank Herman (responsable de la branche anglaise de Virgin Studio, tous les deux mis en relation par l'intermédiaire du directeur de Virgin Loisirs, branche française de Virgin Studios, détail important pour la suite). Ceci est une aubaine pour les gars de Cryo qui sont, en grande majorité, fans de l'oeuvre de Frank Herbert. Mais les rapports avec l'équipe de développement et le producteur, un américain  travaillant à la maison-mère de Virgin Studio basée aux États-Unis, du nom de David Bishop, sont conflictuels. À tel point que ce dernier se montre très négatif envers le jeu, son esthétique et même son principe de gameplay, mélange de jeu d'aventure et de jeu d'action. 
Virgin Studio, la maison-mère donc, ne veut plus soutenir le projet et demande, à la fin de l'année 1990, au studio de développement américain Westwood Studios de créer un jeu basé sur cette licence. Cependant, Cryo continue quand même son travail, de manière quasi confidentielle et sans l'accord de Virgin Studio. Ils sont alors financés par Virgin Loisirs, et non plus par Virgin Studio. Alors que Sega rachète en avril 1991 les activités de Virgin Loisirs, Sega se rend compte que le projet est financé de manière "secrète" et ne peut continuer ce financement, même s'ils le voulaient, puisque Sega ne possède pas la licence Dune... Un vent de panique souffle alors chez Cryo qui contacte de nouveau Virgin Studio, dont David Bishop, et ils leur présentent leurs avancées. Ceux-ci sont désormais admiratifs du travail accompli. Ils donnent cinq semaines à Phlippe Ulrich et son équipe pour présenter un prototype du jeu susceptible de satisfaire le public américain. Et voilà comment le jeu est passé à côté de la catastrophe et a finalement été édité et produit par Virgin Studio, qui lancera durant l'année 1992 deux jeux Dune, à savoir le Dune de Cryo , puis le Dune II (qui prend le numéro 2 parce qu'il sort tout simplement après) de Westwood Studios, qui sera quant à lui le premier jeu de stratégie temps réel tel qu'on les connaît aujourd'hui. Philippe Ulrich prévoyait même de faire une suite au jeu, plaçant le joueur du point de vue des Harkonnens, mais celui-ci ne verra jamais le jour, tout comme les versions NES, Master-System ou même SuperNES de Dune I. Une version PC CD et Mega-CD sortira un an plus tard. Elles incluent des passages vidéos tirés du films, des phases précalculées en 3D pour les voyages en ornithoptère ou à dos de ver, une synthèse vocale avec synchronisation labiale, et même des sous-titres en chakobsa (la langue des Fremen !), bref, sans doute la meilleure version.

Le jeu sort donc en 1992 sur PC et Amiga, et l'année suivante sur Mega-CD, et moi, jeune padawan de l'informatique et de l'Amiga, je ne découvre ce jeu qu'en 1994, au hasard des disquettes "pirates" que mon voisin me file par "tiroitée" de commode. Je ne m'y attarde pas plus que ça, ne sachant même pas comment copier une disquette, mais je trouve l'univers onirique et le principe plus que sympathique. Puis le jeu revient dans mes pensées deux ans plus tard quand Rémi, un ami qui venait de s'acheter un 486 DX 4/100 (oui, on fait tous des erreurs ^^), m'a demandé mon avis sur ce jeu. Et c'est là que j'ai foncé chez mon voisin récupérer les disquettes. Comment décrire Dune ? Le jeu se présente comme un jeu d'aventure, mais pas comme un point&click, vous devez faire avancer l'intrigue en allant discuter avec les personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres et tous très bien dessinés, notamment par Jean-Jacques Chaubin. Mais il ne faut pas seulement discuter, il faut aussi réussir à cultiver l'épice qui permet à ceux qui en consomment de vivre plus longtemps et qui permet aussi aux navigateurs de la Guilde Spatiale de voyager dans l'espace en "repliant" l'espace. Mais voilà, vous venez de débarquer sur la planète Dune, la planète des sables et la seule et unique planète de tout l'univers connu sur laquelle on trouve l'épice. Votre famille, la Maison Atréides, a été mandatée par l'Empereur Padisha Shaddam IV pour gouverner la planète en son nom, en lieu et place de la Maison Harkonnen, vos ennemis héréditaires... Pas simple, surtout que ces derniers restent encore sur place et que vous allez occuper un de leur ancien palais. La seule solution pour pouvoir produire l'épice demandée par l'Empereur, et qui vous permettra de subvenir à vos besoins, et de faire alliance avec le peuple autochtone, les Fremen. Mais alors que vous commencez à prendre petit à petit confiance, votre père se fait tuer... Vous allez devoir alors vous occupez également de la gestion militaire, recruter des Fremen, les former et les envoyer au front tout en devenant le "messie" et en commençant une "terraformation" permettant de rendre la planète des sables "verte" (oui, on fait aussi de l'écologie dans ce jeu !). Bref, le jeu mélange tout un tas d'aspect que l'on n'a par la suite retrouvé que furtivement dans Lost Eden, du même développeur (jeu sorti uniquement sur PC, même s'il était à la base prévu pour une sortie sur Amiga CD32... argh !).

Mais Dune ne se résume pas qu'à son gameplay. Les musiques de Stéphane Picq (qui sortiront d'ailleurs sur un CD de 13 pistes, sous le label Exxos et ayant pour titre "Dune : Spice Opera") sont elles aussi sublimes. Il faut d'ailleurs écouter la version Amiga dans laquelle Paula, la puce sonore de l'Amiga, se donne à fond pour jouer ces modules sur quatre voies ! C'est aussi des graphismes 2D qui ont peu vieilli et qui continuent de m'enchanter les pupilles quand j'y rejoue. Jean-Jacques Chaubin, Didier Bouchon et Sohor Ty ont su donner un cachet unique, encore aujourd'hui, à ce jeu. Personnellement, j'adore me balader à dos de ver de sable ou en ornithoptère (ces avions qui battent des ailes comme des insectes), de sietchs (les "cavernes" dans lesquelles habitent les Fremen) en villages, de villages en palais. J'adore écouter les mélodies qui changent suivant l'endroit où on se trouve, j'adore contempler les attaques de palais harkonnens qui me font penser à ces vidéos des attaques américaines sur les villes irakiennes qu'on voyait aux journaux télévisés de l'époque (d'ailleurs, Cryo s'en ait largement inspiré).


Vous l'aurez compris, j'aime Dune, ce jeu qui me fait voyager, me transporte et m'embarque dans son univers si fouillé, si riche et si intéressant. Si vous avez l'occasion de récupérer la version PC CD, je vous conseille fortement de la prendre et de l'essayer (avec DOSBox, elle tournera sous toutes les machines récentes) et de vous en prendre plein les yeux et plein les oreilles. Je pense que ce jeu est relativement intemporel et accuse facilement le poids des années (mais bon, je ne suis clairement pas objectif quand il s'agit de ce jeu). Une ressortie sur DS aurait d'ailleurs fait ma joie...
Et si vous avez l'occasion de voir passer la version PC CD avec le CD des musiques du jeu en bundle, pensez à moi ! ^^


Juste pour le plaisir des yeux, j'ai retrouvé ce test "éclair" du jeu dans l'émission Micro Kids (eh oui les "jeunes", on a eu la chance de connaître une émission dédiée aux jeux vidéo sur une chaîne nationale, nous les "anciens" !) :




Projet de remake "amateur" : http://sourceforge.net/projects/dunerevival/

Site internet dédié à Dune et son univers : http://forum.rakis.be

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/me se dit qu'il replongerait bien dans ce jeu prochainement !

Billet posté le 26 avril 2012

vendredi 20 avril 2012

[LIVRE] Ma rencontre avec DUNE



Dune, le livre, le chef d'oeuvre.

Je vais d'abord vous raconter ma découverte de Dune qui est très liée à l'Amiga, comme souvent avec moi ^^ Ce fût d'abord la découverte d'un jeu, puis d'un roman, d'un film et enfin d'une série, mais c'est également la découverte d'une manière de penser les hommes et le monde.

Pour moi, Frank Herbert n'est pas qu'un maître de la science-fiction (d'ailleurs, pour moi, Lucas ne lui arrive même pas à la hauteur du petit doigt de pied ^^), mais il est également un maître en écriture et en "culture générale" en générale... Ma rencontre avec cette oeuvre a été originale et intéressante... Tout a commencé le jour où mon nouveau voisin, je venais tout juste de déménager, m'a prêté quelques jeux Amiga (un tiroir de commode rempli de disquettes... un tiroir sur cinq). Ne sachant que faire et ne sachant même pas copier des disquettes, je n'ai alors fait qu'essayer tous ses jeux... et c'est là que je suis tombé sur trois disquettes sur lesquelles étaient griffonnées "Dune" à la main. C'était un jeu d'aventure que j'ai alors essayé du bout des doigts, si je peux dire, sans m'y attarder plus que ça, devant essayer toutes les autres disquettes... et me laissant alors peu de temps pour chaque jeu. Après cet essai qui m'avait pourtant plu, je n'y ai pas rejoué pendant plus de deux ans. Fin 1995, un ami, Rémi pour ne pas le citer, s'est acheté un PC tout beau tout neuf, un 486 DX 4/100 ce qui était une machine de guerre pour l'époque. Il m'a demandé ce qu'il y avait comme jeux intéressants sur ordi, lui qui n'avait connu que les consoles, à l'inverse de moi. Je lui ai alors sorti les grands classiques comme "FlashBack", "Another World" ou encore "Croisière pour un Cadavre". Quelques temps plus tard, il m'a demandé ce que je pensais de "Dune". Je lui ai répondu que le peu que j'avais vu m'avait semblé excellent. Il se l'est procuré. Après avoir passé quelques après-midi avec lui à jouer à "Dune", ce jeu me semblait indispensable ! J'ai tanné mon voisin pour savoir s'il avait encore les disquettes de "Dune", et là, ô joie et ô bonheur, le jeu était encore en sa possession. Je lui ai arraché les disquettes des mains et j'ai foncé jouer sur mon A500... Après l'avoir fini, le bonheur s'est installé doucement en moi, me laissant une vague mais persistante impression de joie.

Il va me falloir attendre deux autres années pour découvrir par hasard, au détour d'un passage dans le rayon SF de la médiathèque de mon lycée, un livre du nom de "Dune" et écrit par un certain Frank Herbert. Je l'ai emprunté sans savoir s'il y avait un lien avec le jeu, même si la quatrième de couverture le laissait fortement présager. Quel ne fût pas ma surprise de retrouver l'univers du jeu dans un livre... C'était complexe, beau et j'ai voyagé dans un monde enivrant et terrible à la fois. Après avoir dévoré le premier tome, je me suis rendu compte que la suite n'était pas à la médiathèque, malédiction... Je me suis fait plaisir, et j'ai acheté le tome 2. Puis voyant qu'il existait une suite à la suite, je l'ai aussi acheté... Finalement, j'ai acheté toute la collection du "Cycle de Dune" que j'ai lu en six mois environ (soit 7 tomes de 500-600 pages chacun...). Et depuis, tous les cinq ans environ, je me relis l'intégrale de "Dune". Et grâce à cette oeuvre, j'ai aussi découvert l'auteur pour lequel je me suis passionné. J'ai donc aussi acheté et lu la majorité de ses autres livres et recueils de nouvelles. Et si je ne devais en conseiller qu'un parmi tous ses autres titres, ce serait le "Cycle des Saboteurs", comprenant "L'étoile et le fouet" et "Dosadi". Mais le "Cycle du Programme Conscience" est très bon aussi, et c'est sans compter sur des one-shoots comme "Le dragon sous la mer" ou encore "La mort blanche".

C'est tout à fait par hasard encore une fois que j'ai découvert le film éponyme de David Lynch. Alors que je regardais la télévision un soir d'hiver, durant cette belle année 1997, je suis tombé nez à nez avec une publicité sur un film en kiosque avec fascicule: "Dune". Je me suis précipité chez mon marchand de journaux le plus proche (moins de 100 mètres à l'époque) et j'ai acheté la cassette vidéo (oui, cassette, l'ancêtre du DVD !) désirée. Après un premier visionnage, j'ai trouvé que la vision de Lynch était intéressante mais un peu désuète par rapport à l'ampleur du livre. Toutefois en lisant le fascicule, j'ai découvert que le film initial de Lynch devait durer près de quatre heures à la base. Après une quête de quatre années pour obtenir, en vain, des informations sur cette version longue, coupée par le producteur Dino De Laurentiis (je n'ai pas beaucoup cherché non plus ^^), j'ai découvert dans un magazine de cinéma ("Mad Movies" pour ne pas le citer) un reportage sur la série télévisée qui était en cours de finalisation. J'étais d'ailleurs aux anges en apprenant que M6 avait acheté les droits et devait sortir un DVD avec 1h30 de scènes coupées, soit quasiment un épisode supplémentaires par rapport aux trois épisodes originaux qui duraient en tout 4h30. Mais, ce qui m'excita encore plus se trouvait à côté de ce reportage, dans un petit encart réservé aux DVDs imports zone 2 et intitulé "Dune: TV Edition", qui est en fait la version de David Lynch avec une heure de scène coupée. Ne trouvant cette version que sur le site, peu connu à l'époque, CDiscount, j'ai tenté ma chance et j'ai passé commande, avec paiement par chèque (eh oui, pas de CB à l'époque) ! Et j'ai reçu mon DVD, uniquement disponible en VO, sans sous-titres et avec une image pas terrible... ce qui ne m'a pas empêché d'apprécier ce "remontage", bien au contraire. Cette version est tout de suite plus fidèle au roman en rajoutant des intrigues et une vraie présentation de Dune sans la voix d'Irulan. Mais David Lynch a refusé d'être créditer de ce montage qu'il n'a donc pas accepté, c'est pour cela que l'on retrouve son pseudonyme dans les crédits, à savoir Alan Smithee. Pour la série TV, j'allais de déconvenues en déconvenues. M6 n'avait finalement pas acheté les droits de diffusion , c'était Canal +. Or je ne possédait pas Canal+... Après avoir motivé un pote pour qu'il demande à son père de les enregistrer, nous avons visionné la série ensemble, en étouffant des rires à chaque "toile tendue" qui passait dans les scènes du désert. Malgré cela, la série est excellente et j'ai donc attendu la sortie du DVD avec impatience. Passant au Forum de Besançon par hasard, encore et toujours, j'ai vu un coffret intitulé "Frank Herbert's Dune". J'ai craqué sur le champ sans chercher à comprendre. Arrivé chez moi, quelle ne fût pas ma désillusion en voyant qu'il n'y avait point de scène coupée mais la démo du jeu PC, argh... Après avoir revu deux fois cette série, je me suis décidé à regarder les quelques bonus planqués deci delà, et j'ai appris qu'une suite était prévu: "Le Messie de Dune", "Les enfants de Dune" et "L'Empereur-Dieu de Dune" allaient être réunis afin de faire une autre série en trois épisodes... Et cette mini-série est toute aussi excellente que la première !

J'ai aussi acheté la version ultime américaine, parce que je ne pensais pas  qu'elle allait sortir en France... Cette version apporte une image sublimée de la version "officielle" mais sans sous-titres, ni français ni même anglais. Mais celle-ci étant tellement belle, je ne regrette pas mon achat, même si j'ai également profité de la ressortie en DVD de cette version dite "Ultimate" en France, que j'ai trouvé en occasion dans mon magasin préféré alors que j'étais en route pour l'acheter neuve ! Elle apporte elle aussi une version restaurée, aussi sublime que la version américaine, du film ainsi que la version TV, qui elle possède toujours une image plus que moyenne mais avec les sous-titres français ! Si vous devez acheter une version, c'est donc cette dernière que je vous conseille. Je ne me suis pas encore penché sur le cas de la version blu-ray mais il semble que l'image soit ici aussi très belle mais pas de version "longue" en vue...

Maintenant, si vous êtes fan de Dune comme moi, que vous avez tout vu, tout lu, tout joué (Dune II, Dune 2000,  Dune's Emperor, etc.), vous pouvez toujours vous jetez sur les ouvrages écrits par le fils de Frank, à savoir Brian Herbert, écrits en collaboration avec Kevin J. Anderson. Bon, se jeter est peut-être un peu "exagéré" comme expression, mais je dois avouer que j'avais bien aimé la première trilogie qui est en fait une préquelle à Dune : le "Cycle des maisons" ("La maison des Atréïdes", "La maison Harkonnen" et "La maison Corrino"). Mais je n'ai pas accroché du tout à la préquelle de la préquelle... Du coup, je n'ai pas du tout regardé pour les suites à Dune des mêmes auteurs, à vous de voir donc.



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/me vous fera un petit test de "Dune" sur Amiga prochainement, promis ^^ 

Billet posté le 20 avril 2012 

mardi 17 avril 2012

[DIVERS] De retour, mais ailleurs !


Et voici mon premier billet sur mon blog désormais hébergé chez Blogger ! Je n'ai pas encore fait la bascule sur mon adresse personnelle, à savoir BatteMan.com, mais cela ne saurait tarder, donc ne modifiez pas encore vos favoris (oui, j'ai le droit de rêver et croire que mon blog fait parti de vos favoris). Vous noterez que le design n'a pas ou peu évolué, c'était un souhait de ma part puisque j'étais très content de mon blog sur Gamekult, mitonné aux petits oignons par l'incroyable et talentueux Jimeo (lien vers son blog : JimArena). Mais je me suis quand même amusé à rajouter un "gadget" dédié à Instagr.am, offert par SnapWidget, et j'ai viré la barre Blogger qui orne généralement le haut de tous les blogs hébergés chez eux.

Sinon, rien de neuf chez moi depuis la parution de mon billet début mars sur la PS Vita... Je n'ai pas énormément joué à cette dernière d'ailleurs, mais je tenais à dire que le dernier firmware corrigeait un bug, celui qui ne empêchait les miniS PS+ (qui ont donc une date de "péremption") de se lancer. Du coup, j'ai pu me remettre sur "I must run !" et apprécier l'écran de la Vita qui n'apporte aucune rémanence, contrairement à celui de ma PSP "Tank". Par contre, toujours rien du côté de l'émulation PS1, de l'arrivée de nouveaux codecs vidéo, de l'amélioration du système en lui-même ou encore au niveau des applications intégrés dans le système (comme l'ajout d'avance rapide dans la lecture des vidéos, entre autre...).

Il n'empêche que j'ai quand même trouvé mon jeu Vita "baffe dans la gueule" avec "Uncharted : Golden Abyss" même s'il a la fâcheuse tendance à m'énerver avec ses moments "je marche sur une branche... et hop, en plein milieu, je m'arrête et je feins de tomber... joue du sixaxis pour me sauver"... Que c'est lourd... Je vais maintenant m'intéresser à mes autres jeux, dont "Rayman Origins", "Wipeout 2048", "Super Stardust Delta", "Motorstorm RC" ou encore le très classieux "Escape Plan". Mais comme je me suis mis récemment à la guitare, que j'ai pas mal de traductions à faire pour la future sortie de MorphOS 3.0 et que je glande aussi un peu devant quelques séries (Game of Thrones notamment, et je viens de finir Misfits saison 3), je ne joue pas ou peu, voire trop peu... Va falloir résoudre ça ! ^^

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/me est content, il aime bien le look de son blog sauce Blogger. Encore merci à Jimeo pour tout et même rien ^^
Billet posté le 17 avril 2012

jeudi 1 mars 2012

[SONY] È che la Vita è bella?





Voilà maintenant plus d'une semaine que j'ai la Playstation Vita, aka PSV ou Vita, il est donc temps pour moi de faire un petit retour sur mon ressenti, mes espoirs et mes désillusions sur le nouveau bébé portable de Sony. Et comme le suggère mon titre avec un point d'interrogation, et si vous ne parlez pas italien en voici la traduction : “Est-ce que la Vita est belle ?”, vous devez déjà vous doutez que je ne vais pas en dire que du bien... On est bien loin ici du biais de confirmation... mais rassurez-vous quand même, tout n'est pas tout noir non plus.

Pour simplifier la rédaction de ce billet, je vais d'abord traiter des choses que j'ai appréciées pour ensuite revenir sur les points négatifs de la console. Commençons donc par les “pour” en faveur de la console, et ils sont nombreux ^.^


Tout d'abord, l'écran OLED de 5” est merveilleux, lumineux et très coloré ! La baffe visuelle est à mon avis du même ordre que celle que l'on pouvait avoir en déballant sa PSP première du nom. Fin et précis, sans temps de latence, c'est un bonheur à contempler et à tenir dans la main, d'ailleurs mon premier retour sur l'écran de mon Nexus One (3,7” pour afficher 800x480 contre 5” pour afficher du 960x544) m'a fait me dire que l'écran de celui-ci était bel et bien minuscule (du coup, je vais peut-être songer à passer au Galaxy Notes pour mon prochain smartphone ^.^). Autre point que tout le monde a vu, c'est la présence d'un second stick analogique qui va permettre d'avoir une meilleure gestion des caméras dans les jeux 3D (dont “Uncharted: Golden Abyss” est le premier représentant et utilisateur). Bien que les sticks restent convexes (alors que celui de la 3DS et ceux de la XBox 360 sont concaves), ils offrent une bonne prise en main et s'avèrent être de vrais sticks analogiques, loin du pauvre et médiocre stick de la PSP, et encore heureusement d'ailleurs. Pour rester dans les capacités matérielles de la machine, sachez que l'on se trouve en face d'un petit monstre de puissance (se situant aisément au dessus de la PS2 et un poil en dessous de la PS3) dont le petit écran, comparé au 46” sur lequel est branché la PS3, magnifie encore plus les graphismes, donnant l'impression d'avoir une PS3 de poche ! L'écran tactile répond bien, tout comme la surface tactile arrière (testée via la démo de “Little Deviants”), reste à voir ce que les développeurs vont en faire (je vais d'ailleurs acheter sous peu “Escape Plan” pour tester tout ça plus précisément).



Passons maintenant à la partie logicielle et voyons un peu ce qui nous attend de ce côté là. Tout d'abord, le système apporte des petites nouveautés que les fans de custom firmware PSP vont apprécier comme la possibilité de faire des captures d'écran à tout moment en appuyant simultanément sur les touches PS et Start (il reste cependant des limitations à cela, puisqu'on ne peut pas faire de captures d'écran dans le logiciel vidéo par exemple, sûrement une question de droit), ou écouter votre musique n'importe où et n'importe quand, même pendant vos jeux. La Vita propose également une rétro-compatibilité PSP, uniquement pour les jeux PSP disponibles sur le Playstation Store vu que la Vita ne possède pas de lecteur UMD. Cette compatibilité est plutôt bien fichue et permet d'assigner les boutons [], X, O, /\ au deuxième stick, très pratique notamment avec “Super Stardust Portable” qui retrouve ainsi la jouabilité de son grand frère sur PS3 (ou pour "Metal Gear Solid: Peace Walker" ou les différentes itérations de "Monster Hunter"). Du coup, l'émulateur PSP permet également de lancer les miniS achetés sur le PSS (pour ma part, je suis très heureux de retrouver “Pinball Dreams” et “Pinball Fantasies” sur ma Vita). Au niveau applicatif, il est aussi possible de télécharger des applications gratuites sur le PSS de la Vita dont LiveTweet, un client Twitter très bien fichu dont le seul inconvénient est de ne pas être multi-comptes, un client Facebook (que j'ai téléchargé mais pas testé pour le moment faute d'intérêt pour Facebook et parce que le client bugguait encore hier ^.^, la faute à Facebook selon Sony ^.^), un client FourSquare et même FlickR (pas testé non plus, n'utilisant pas les deux services susnommés). Enfin, le système de la Vita propose du multi-tâches plutôt bien fichu visuellement, permettant de passer d'une application à une autre assez facilement en appuyant sur la touche PS. Celle-ci vous renvoie en fait à l'accueil de la Vita et ensuite vous glissez horizontalement pour trouver les applications/jeux déjà lancés (ou en appuyant à nouveau sur la touche PS, vous avez les 6 applications lancées qui sont affichés à la “Exposé”, pratique pour choisir rapidement). Verticalement, vous avez les applications/jeux disponibles sur votre Vita, une sorte de XMB un peu modifié en sorte.

Abordons maintenant le coeur de la console, à savoir ses jeux. Tout d'abord, il faut souligner que la Vita possède une gamme de jeux assez conséquente pour son lancement avec des titres faisant l'unanimité ici et là, et même chez les testeurs de Gamekult, comble du raffinement ^.^ Parmi tous ces titres, je retiens “Uncharted: Golden Abyss” pour son côté vitrine technologique, “WipeOut 2048” qui en met lui aussi plein la vue et est très pêchu, “Rayman Origins” qui est encore plus beau sur Vita que sur PS3, petit écran aidant. On a aussi des jeux excellents en dématérialisé comme “Super Stardust /\” (Delta) qui est tout simplement magnifique et extrêmement jouable aux deux sticks, "Motorstorm RC" qui apporte un bouffée d'air frais dans la licence d'Evolution Studios ou encore "Escape Plan", nouvelle licence qui elle aussi sait tirer parti de la Vita. Et il ne faut pas oublier des incontournables comme “Lumines” ou encore “Everybody's Golf”. Et puis, si jamais vous vouliez jouer gratuitement, sachez que des petits jeux sont également disponibles sur le PSS afin de tester la réalité augmentée via les cartes AR fournies avec la console. Vous pourrez ainsi faire une partie de football à la “Subuteo” en réalité augmentée avec “Table Football”, sympathique mais pas transcendant, faire un feu d'artifice comme aux premières heures glorieuses de la PS2 et de “Fantavision” avec “Fireworks” ou bien encore faire des plongeons dans le très amusant “Cliff Diving”. Les deux derniers sont vraiment sympa et pour des jeux gratuits, on ne va pas cracher dans la soupe ^.^ Et si jamais vous aimiez vraiment la réalité augmentée, vous pourrez aussi tester la démo de “Reality Fighter” en créant un combattant ayant votre tête (capturée via la caméra frontale de la console) et en vous battant dans des arènes reprenant votre environnement. Démo technique plus qu'autre chose, mais encore une fois, la démo se suffit à elle-même, pas besoin de craquer pour la version complète du jeu ^.^ D'ailleurs, ça me permet d'en venir à un autre point intéressant : la stratégie de prix des jeux dématérialisés de Sony. Si les jeux “boîtes” vendus sur le Playstation Store sont à des prix un peu trop excessif (réduction de 5 EUR seulement), le prix des jeux uniquement disponibles sur le PSS est relativement “bas”. Par exemple, “Motorstorm RC” est à 5,99 EUR, “Super Stardust /\” est à 7,99 EUR et “Escape Plan” est à 12,99 EUR. Bref, des prix qui me semblent pour une fois justifiés et pas abusifs, surtout quand des jeux comme “Motorstorm RC” peuvent à la fois fonctionner sur Vita et sur PS3 sans repasser par la case “payement”. Parmi ces jeux qui sont jouables sur les deux consoles, notons également “Hustle Kings” qui est un jeu de billard très bien foutu et “Top Darts”, un jeu de fléchettes relativement anecdotique et dispensable.


Alors que j'étais parti pour casser du sucre sur le dos “tactile” de la machine, je viens de pondre un plaidoyer en faveur de la console de Sony. Mais ne vous inquiétez pas, tout vient à point à qui sait attendre et je vais maintenant me faire l'avocat du diable et je vais arrêter d'encenser la Vita.



Pour rester dans la même logique que précédemment, je vais d'abord m'attaquer au matériel. S'il est agréable d'avoir un bel écran 5”, il va sans dire que la taille de la bête est aussi impressionnante et que l'encombrement de celle-ci est donc maximale... Bien sûr, comparé à une PSP première du nom, la différence n'est pas majeure, mais par rapport à une DS ou même une 3DS, la portabilité en prend un coup. La batterie en prend aussi un petit coup derrière les oreilles et l'autonomie dépasse de peu les quatre heures en mode “jeu”. Celle-ci peut toutefois monter à cinq ou six heures en mode “vidéo” et à neuf heures en mode “musique”, mais cela reste quand même relativement faible pour une console nomade dont on ne peut changer la batterie... contrairement à la PSP... Et pour revenir à l'écran, j'ai constaté que le mien avait des tâches lors de l'affichage de scènes sombres... toutes les tâches se situent à la périphérie de l'écran et donnent l'impression que ces endroits sont plus sombres. Dans UGA, je croyais qu'il s'agissait d'un effet “parchemin”... mais non, c'est bel et bien l'écran qui affiche comme ça. Cet “effet” apparaît également lorsque la luminosité de la console est au minimum. Luminosité qui ne peut pas se régler via des touches ou combinaison de touches, il faut absolument passer par le menu “touche PS enfoncée longtemps” pour pouvoir la régler... Dernier grief à l'encontre du matériel : pourquoi est-ce que les gens de chez Sony ont choisi un format de connecteur USB non standard ?!? De plus, celui-ci n'a pas de détrompeur (mis à part le petit logo Playstation) ce qui fait que l'on peut le brancher à l'envers, sans risque pour la machine heureusement, et attendre longtemps que la console se recharge...



Côté logiciel, il est également incompréhensible de devoir passer par le logiciel propriétaire (le “Content Manager Assistant”) de Sony pour transférer ses photos/vidéos et musique de la Vita à un ordinateur, et vice-versa... Et bien sûr, celui-ci ne fonctionne que sous Windows et MacOS X (et même pas MacOS X PPC... je suis maudit). Bon, on peut apparemment passer par la PS3 pour faire tout ça, mais ça veut dire dans mon cas des manipulations avec une clef USB pour transférer le tout de la Vita à la PS3 puis à l'ordinateur ou inversement. Autant je conçois ça pour la copie de jeux, autant je trouve ça absurde pour les vidéos/photos/musiques sans DRM. Si le système d'exploitation de la Vita est sympathique à utiliser, on ne peut l'utiliser qu'avec l'écran tactile et uniquement celui-ci (avec tout de même un soupçon de touche “PS” pour revenir à l'accueil de la Vita) et ça, ça m'exaspère au plus haut point surtout quand on se targue d'avoir une console avec des boutons et des sticks... le minimum serait donc de laisser le choix à l'utilisateur d'utiliser ce que bon lui semble et de ne pas le limiter à une seule facette de la console... Ce qui n'est pas gênant dans l'utilisation du menu de base le devient un peu plus lors de la visualisation de vidéo puisqu'il faut forcément appuyer sur l'écran pour avoir le menu et que celui-ci est limité par rapport à celui de la PS3 et de la PSP. Où se trouve la possibilité de jouer les vidéos en accéléré ou au ralenti ? Et pourquoi ne pas pouvoir faire avance et recule rapide avec les gâchettes R et L. J'espère de tout coeur que des options viendront s'ajouter dans les futures firmwares de la console pour permettre d'activer, si on le désire, la gestion des touches dans tout le système. Autre non sens, il faut "démarrer" les paramètres... C'est à dire que les paramètres sont considérés comme une application à part entière. De plus, il est impossible de lire une vidéo au format DivX sans la réencoder en MP4... comme sur la PSP... Décidément... Déroutant au départ et au premier démarrage de la console, qu'on lance les paramètres pour régler sa console et qu'on ne sait pas encore qu'il faut appuyer sur la touche “PS” pour revenir à l'accueil... on cherche pendant un petit moment comment quitter ces fichus paramètres ! (n'est-ce pas slobman ? ^.^). Dans ces fameux paramètres, on peut désactiver la musique joué quand on se trouve dans le système, et encore heureusement. Par contre, impossible de faire la même chose pour la musique d'ascenseur jouée en boucle quand on est sur le PSS... Seule solution, couper le son ! Enfin, la disposition des icônes, si elle est originale n'est pas très pratique et ne permet pas de ranger comme on veut ses jeux/applis (10 icônes par "page"... c'est peu). Et comme il n'est pas possible de créer de “répertoires” ou assimilé comme sur PS3 (on se retrouve avec le même problème que sur PSP... grr), ça risque d'être vite le bordel sur votre Vita. Pour ma part, ça a déjà commencé... Et ne parlons pas du Remote Play qui est toujours aussi limité que celui de la PSP (alors qu'avec une PS3 crackée, on peut jouer à tous ses jeux PS3 sur la Vita, allez comprendre).

Passons aux jeux maintenant. Comme sur sa grand soeur, l'installation des jeux téléchargés est obligatoire et bloque l'utilisation de la console pendant ce temps... ce qui m'énerve un peu voire beaucoup. De plus, les temps de chargement sont généralement abusifs, le pire étant “Motorstorm RC” qui se permet de nous faire poireauter une bonne minute au lancement et autant de temps pour chaque chargement de circuit... Et ces chargements s'appliquent pour les jeux “cartouches” ou installés sur la carte mémoire. Je n'ai pas vu de jeu, pour le moment, à lancement instantané... L'émulateur PSP dont je faisais les éloges plus haut a également des soucis actuellement puisqu'il est impossible de lancer des jeux issus du programme PS+... chaque jeu lancé se soldant par la même et laconique erreur C1-2858-3. En espérant que ce souci soit corrigé prochainement car j'ai quelques miniS PS+ que j'aurai bien essayé sur la Vita ! Et en parlant d'émulateur, l'absence de l'émulateur PSOne est aussi très remarquée et relativement incompréhensible, mais gageons qu'il arrivera prochainement. Autre gros point noir, les prix de certains jeux Vita en boîte. Ceux-ci peuvent monter jusqu'à 50 EUR, comme pour “Uncharted: GA” ou “FIFA Football”, avec une minuscule ristourne de 5 EUR si vous les achetez en version dématérialisé... Et puis, où est “Gravity Rush” ? Celui-ci, sans doute un des jeux innovants et frais de la console, ne débarquera en Europe qu'en juin... Argh ! Mais heureusement, il sera disponible en "boîte" ! Ouf ! ^.^

Finalement, les pour et les contres s'équilibrent mais ils s'avèrent que certains contres sont pour moi relativement rédhibitoires pour une console payée au prix fort, même si je sais bien que les “early adopters” payent toujours les pots cassés d'une version plus souvent à la limite de la beta que de la version finale. C'est ce qu'il ressort du système d'exploitation de la Vita, un système sympathique mais pas finalisé. Par contre, la console en elle-même en a dans le ventre et a de quoi satisfaire tout un chacun, surtout si vous êtes un temps soi peu gamer. Niveau jeu, la Vita a déjà quelques belles flèches à son arc mais je dois reconnaître que je suis relativement déçu pour le moment car je n'ai pas encore trouvé un jeu qui me fasse dire "Wahou, ça déboîte sa maman !"... Le Remote Play limité, le peu de jeux utilisant le “transfarring”, les miniS PS+ ne fonctionnant pas, le défaut sur l'écran (sur mon écran uniquement ? Possible...), l'absence d'émulateur PSOne me font faire la grimace. Par contre la puissance de la bête, les jeux déjà disponibles sur Vita, les petits prix des jeux exclusivement disponibles le PSS, les deux sticks, l'écran 5” OLED me font dire oui à cette Vita. Après, reste à voir si vous avez intérêt à craquer pour la console maintenant. Personnellement, je pense que j'attendrais un peu maintenant et je regrette presque d'avoir déjà craqué même si l'offre d'Amazon (oui, j'ai changé mon fusil d'épaule ^.^) me fait un peu moins regretter mon craquage.


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/me a craqué et vous ? Si non, allez-vous craquer ?


Billet posté le 1er mars 2012